Empreintes


Empreintes

Empreintes

*

Soudant, ton sourire ancre le soleil à mes lèvres,

Et tes rêves frôlent discrètement mes sentiments,

Accrochant une mélodie à mon léger châtiment,

Une douce émotion sur le cœur, dentelle d’orfèvre.

*

Ainsi, la brise cajole ma peau et ton ciel mon âme,

Lorsque mon être frémit d’émoi en coup d’archet,

Sur la saveur d’un ancien charme, venu par ricochet,

Quand en bouts des chemins nos vies s’entament.

*

Depuis ce temps, la vie s’émiette en perles violacées,  

Et le silence du dernier trémolo, délicatement plié,

S’enfuit vers la déchirure qui délace le bonheur oublié, 

Retrouvant enfin le calme ambré des heures tracées.

*

Mes larmes, contre les brisants lointaines, perdues,

S’échouent, feutrées par le vent, dans le vieil écueil,

Et dans l’air humide se pâment sur l’écho de l’accueil,

Troublées par le velours des nos pensées éperdues.

*

© Liz

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Vers le sourire des aubes


Vers le sourire des aubes

Vers le sourire des aubes

 

Dans l’œil du crépuscule le sortilège miroite,

Telle ma pensée qui ruisselle, perlant l’ombre,

Mêlée à l’étreinte des nuits tentée de sombre,   

Lors le silence s’exile dans les mirages moites.

 

Mon regard cerclé se pose sur l’horizon blanc,

Où la nuée émue cherche l’étoile naufragée,

Au cœur des eaux calmes et passions imagées,

Traversant les dunes sablées, percées de flancs.

 

À la lisière alourdie par les éclairs des orages,

Naissent des lueurs qui font pâlir la belle lune,

En ce jour, dont le velours sauvage de la brune,  

Affole le bonheur qui parle de toi aux nuages.

 

Il reste ce temps en feu battant dans l’horloge,

Qui tord mes bras vers le sourire des aubes nues,

Au fond de tes yeux, comme une perle ingénue,

Une goutte de miel, d’or, qui branle sur ma gorge.

 

©  Liz 14 juillet 2013

Grains de douceur


Grains de douceur

Grains de douceur

 

Aux frontières du sommeil où brûlent mes paupières,

La tendresse frémit, caresse mon cœur si lourd de toi,

Lors derrière les vagues fragiles qui détrempe l’émoi,

Ruissèle lentement la soie d’un baiser, douceur trémière.

 

Mes pas s’emboîtent aux tiens, assoiffés de délivrance,

Quand les plis du hasard froissent le silence du temps,

Sous le velours de tes sourires aux goûts de printemps,

À peine refugiés dans l’ivresse d’un rêve sans errance.

 

Au fond des cieux, là où s’engouffre l’âme enivrée,

Aux creux de ces lueurs qui chancellent leurs chants, 

L’exubérance s’achemine sur les astres au couchant,

Tombant dans nos regards en poussière enfiévrée.

 

A l’éclat rosé, percé par des pétales unis en alliance,

Le matin submerge dans le calme doux des parfums,

Qui éblouit ta pensée, l’arrosant quand elle a faim,

À la fontaine larmoyante qui détourne nos distances.

 

Dans la douceur naissant en grains des aurores,

Je sais au bout des cils ensommeillés le pâle passé,

Abandonné à l’abime par le cri des vents entassés,

Qui s’éloignent quand tes mains ma chair explore. 

©  Liz 15 juin 2013

Tendresse éparpillée


Tendresse éparpillée

Tendresse éparpillée

 

Au bout du regard les chagrins deviennent tendus,

Et la douleur courbée se fend en clapotis de lumières,

Lorsque sous l’abri des cieux qui tombent en crinière,

Les saules enlacent le chant échappé de pas perdus.

 

Aux coins des ombres dardées par des éclaires mêlés,

Le vent dénude le nid pendu à la clairière éventrée,

Couchée sur la peau de bleuets semée en plein contrée,

Scintillant en rayons d’or, où voguent mes rêves ficelés.

 

Aux dessous des ruisseaux les astres nus se sont tus,

Quand les tressautements naissent ondoyant d’écume,

Sous les frissons opaques pliés aux creux des paumes,

D’où vient le parfum de tes draps en dérives, dévêtus.   

 

Au fond des sceaux le silence cambre les murmures,

Ourlés par l’écharpe opaline des mousses muettes,

Sur la pointe de tes lèvres s’enroulant en pirouette,

Couvées par le velours de mon cœur qui s’emmure.

 

Face au naufrage du sanglot qui gémit sur les dunes,

Chutant loin, vers le vaste infini tordu par les aurores,

La tendresse frôle ta nuque devant mon âme qui picore,

Le temps qui passe, qui s’enfuit se confier à la lune.

 

©  Liz  08 juin 2013

Éveillée par un frôlement


Éveillée par un frôlement

Éveillée par un frôlement

 

Sans bruits, ses yeux déchirent les chimères des cieux,

Avant que ne se réveille le rêve peint en bleue faïence,

Devant le manque des instants taisant les pénitences,

Au creux d’une tendresse creusée dans l’émoi des dieux.

 

Comme le velours du sommet d’où s’échappent les cris,

Lorsque le cœur pleure, sans mots, au fond de l’âme,

Sous une gerbe de reflets qui fleurit et dévoile sa trame,   

Ondoyant fragilisé en flaques grisâtres, cherchant l’abri.

 

Derrière son silence, les secrets sont portés par le vent,

Et dans l’ombre des jours ils chantent leurs détresses,

Recherchant dans les roulis des orages une forteresse,

Où la douleur va s’agenouiller, hurlant impuissante, en vain.   

 

Telle l’aube, a peine éveillée d’un frôlement heureux,

Murmurant aussitôt, tremblant sur ses mains encensées,

Elle couronne les tempes par les flancs de ses pensées,

Qui s’épousent sous la douceur de leurs éclats vaporeux.

©  Liz 18 mai 2013

Là où ton nom c’est imprégné


 

Là où ton nom c’est imprégné

Là où ton nom c’est imprégné

 

Prés de toi, l’âme se tisse des songes et velours,

Frissonnante, elle avance vers la chair des nuits,

Sa torpeur épingle l’ombre à la lune et s’appuie,

Sur les rebords des cieux mirés aux plis des jours.  

 

Aux creux de ces murmures qui me parlent de toi,

Chemine l’aurore d’or, scintillant dans la noirceur,  

Dans les plus purs rivages qui saignent de douceur,

Guidant mon émoi au fond des contrées où tu es roi.

 

Les matins ourlés de pluie se tressent sur le front,

Et mon regard orphelin écorche les lisières d’opale,

Qui s’affalent joyeuses au long des courbes pâles,

Bijoux, sur les joues et les temps, en robe de liseron.

 

Vêtu d’un sourire, le silence effleure l’infini éloigné,

Qui soupir en miroitements penchés sur tes lèvres,

Exquis ruissellement d’ivresse, clapotis qui enfièvre,

Les tréfonds de mon âme, où ton nom c’est imprégné.

©  Liz 28 avril 2013

L’âme égarée


L’âme égarée

L’âme égarée

 

Avant que les souvenirs s’effacent lentement,

Au gré d’un ailleurs esquissé d’ombres glacées, 

Elle perce le ciel d’un regard en écumes violacées,

En rires, l’âme vaporeuse s’élève doucement.

 

Loin des abîmes, bercée par la voûte de l’Univers,

Damnée à se noyer dans le velours de ses lèvres,

Elle se blotti émue aux creux de sa peau en fièvre,

Pour l’ultime valse, unis par la brume de leur hiver.

 

Enchaînée aux tréfonds des rêves inaccessibles,

Là où les mystères déchirent et ravagent la solitude,   

Une myriade d’étoiles murmure l’éclat de béatitude

D’un seul horizon, à la frontière des nuages paisibles.

 

Sous l’ondée des mots noués par des échos lointains,

En léger battement de cils d’une chandelle éternelle,

Le crépuscule saisie le secret d’une aube passionnelle,

Qui tarde à revenir pour embrasser un songe incertain.

© Liz  26 avril 2013

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