Grains de douceur


Grains de douceur

Grains de douceur

 

Aux frontières du sommeil où brûlent mes paupières,

La tendresse frémit, caresse mon cœur si lourd de toi,

Lors derrière les vagues fragiles qui détrempe l’émoi,

Ruissèle lentement la soie d’un baiser, douceur trémière.

 

Mes pas s’emboîtent aux tiens, assoiffés de délivrance,

Quand les plis du hasard froissent le silence du temps,

Sous le velours de tes sourires aux goûts de printemps,

À peine refugiés dans l’ivresse d’un rêve sans errance.

 

Au fond des cieux, là où s’engouffre l’âme enivrée,

Aux creux de ces lueurs qui chancellent leurs chants, 

L’exubérance s’achemine sur les astres au couchant,

Tombant dans nos regards en poussière enfiévrée.

 

A l’éclat rosé, percé par des pétales unis en alliance,

Le matin submerge dans le calme doux des parfums,

Qui éblouit ta pensée, l’arrosant quand elle a faim,

À la fontaine larmoyante qui détourne nos distances.

 

Dans la douceur naissant en grains des aurores,

Je sais au bout des cils ensommeillés le pâle passé,

Abandonné à l’abime par le cri des vents entassés,

Qui s’éloignent quand tes mains ma chair explore. 

©  Liz 15 juin 2013

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