Au-delà des rives


Au-delà des rives

Au-delà des rives

 

La nuit songeuse berce son velours sur les toits,

Comme une caresse somnambule errant légère,

Parmi les âmes des abysses tournoyant passagers,

Sur les bords des cratères, soumis au feu des émois.

 

D’un coup, l’ombre éveillée se pose en collier,

À l’orée des horizons, telle une tendresse enfilée,

Suivant la lune qui se mire dans les perles étoilées,

Nappant la voûte, pareil les éclats du chandelier.

 

Au-dessus des murmures issus d’un ciel désireux,

Le charme suit les regards gourmands de ferveurs,

Et l’obscurité se dentelle d’une orfèvrerie en fleur,

Pour que la douleur s’enfile dans des ourlets preux.

 

La beauté s’enflamme, scintille, au seuil du bonheur,

Aux bras tendus du néant l’aurore attends immobile,

Fixant l’heure, empourprée d’une nuance indélébile,

Au cœur de délices apprivoisés par un amour divinateur.

 

Dans un nid douillet, des petits nuages moelleux,

Dressent leurs gouttes pleurées sous la brise troublée

Par les rayons dorés, échappés d’une aube émerveillée,

En ce matin vermeil, enamouré d’un vent aventureux. 

©  Liz  24 mars 2013

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