Le printemps arrive


c815d5616e2c1163a7f5623e4ee1d8f0

 

Le printemps arrive

Le printemps arrive

*

Le printemps arrive, doux vol des libellules,

Vers ces horizons bercés de nuages fragiles,

Où le cri d’un nouveau jour reste immobile,

Et la brise parle aux friselis des ombellules.

*

Sous les cils des cieux le vertige des aurores,

Se lamente, ondoie ses désirs comme un adieu,

Doucement, le frisson des roses se saoule, pieu,

Au creux du rêve où veille celui qu’elles adorent.

*

Le printemps arrive, douce envolée des lianes,

Vers les drapés de satin que les champs nuancent,

Amarrant, sans effort, aux anneaux qui fiancent,

La nudité des vertiges impatients et l’étoile diaphane.

*

Le cœur se pli, se soumet au clam du manque,  

Au lien du silence qui l’embrasse par ses aveux,

Dévalant le torrent qui creuse les ondes des feux,

Là où le soleil s’endort aux nappes des calanques.

*

© Liz  

Publicités

Au seuil des brisures


 

9fd4ef3d6cca663844a377b065a8df82

Au seuil des brisures

Au seuil des brisures

*

Le silence s’installe au-delà des canons, des vagues,

Et chaque mouvement des pétales blancs de l’hiver,

Compose les spasmes, les frissons de quelques vers,

Dans la courbure des rêves, là où la lumière bringue. 

*

J’ai rassemblé mes solitudes au seuil des brisures,

Un sourire sans miroir, le poids du vacarme profond,

La senteur de l’autel dans la pupille stellaire, au fond,

Jusqu’aux puits de mon cœur camés par les fissures.

*

L’hiver s’agenouille et l’écho bruyant de la mémoire, 

Se lamente, fragilisé des cailloux de l’intouchable soleil,

Étouffé de chagrins, arraché à ton pouls sans réveil,

Aux yeux où j’avais peint l’eau pure, ma perle d’ivoire.

*

J’ai entassé l’absence au-dessus du gel, des chaînes,

Et j’ai marché pieds nus démembrant chaque matin,

Lors les vents des mers camouflent l’énigme du destin,

Les milles étoiles et ton entier dans l’abîme des fontaines.

*

© Liz    

Au-devant de cette route


065d059c7ee0654a34cbb49f79339c5e

 

Au-devant de cette route

Au-devant de cette route

*

Sur les feuilles de l’âme frissonne une goutte cendrée,

Tamise ces bouts de vie, les rêves, les parures des cils,

Comme une ligne de voûte qui tremble sur le toit des fils,

Sous la pente des cris fébriles où elle s’abreuve de rosée.

*

Et lors, aux frémis du ciel, les rayons plient les paupières,

Au-dessus des gouffres où se découd la voix du destin,

L’aguille du temps avance déchirant les haillons argentins,

Puisque demain, même si hier était doux, n’est que poussière.

*

Au-devant de cette route trouée, logée dans mes artères,

Je boite, mais j’avance, parmi les chuchotis des souvenirs,

Aux pôles des troubles qui greffent des brasiers sans avenir,

Pour recueillir, au hasard, en secouant les heures, la lumière.

*

Aux rejets des ombres qui se replient au creux des lunes,

Les yeux s’écument, miroir glacé de ces songes insipides,

Des frisages essoufflés de vent qui attend des bras livides,

Juste pour cotonner en treille de gerbes quelques lagunes.

*

© Liz  

Cet hiver


4d23891da9b7278de6555d5778d69fb1

Cet hiver

 

Cet hiver

*

Dans cet hiver qui se repose a l’aber des glaces,

Émanant des émois aux replis de ses remparts,

J’ai courbé l’éternel sommeil du brûlant départ,

Englouti aux abîmes blancs où crépite la grâce.

*

Mais je sens toujours les mots tièdes de larmes,

Qui vieillissent les ans, sculptant les rides des yeux,

Tant que la cruche des souvenirs émeut les cieux,

Par l’écho secret qui peint l’âme saoule des flammes.   

*

Cet hiver qui m’embrasse de tristesse et douleurs,

Rougit mon cœur d’un seul bruit, d’un rire céleste,

Gonflant la ligne du destin qui fend muet en gestes,

Alors que sous les doigts jaillit le rêve et la candeur.

*

Et je vois encore le naufrage et la beauté des roses,

Au lien du cœur qui étreint un fragment de soleil,

Un bout d’étoile en otage et un anneau vermeil,

Qui s’arrondi, pour rester à l’abri de toutes choses.

*

© Liz 

Aux drapés de l’hiver


Pink Rose Tears Soft Bud Flower Sakura Desktop Background

Aux drapés de l_hiver

Aux drapés de l’hiver

 

*

Le cœur alourdi de silence, l’œil dépeuplé d’étoiles,

J’appelle la cime penchée aux caïeux timides du sort,

À ce présent lacé au miroir des pas lourds, mais forts,

Qui tournent dans le regard des ombres épousant la toile.

*

Je suis le rêve, le trouble, l’histoire rempli d’essence,

L’âme triste qui s’éloigne de ces chemins trop pleins

De ces souffrances, où les roses fanent dans leur flein,

Et qui, sans peur, condamne le temps de ton absence.  

*

Les ondes des ailleurs ne sont que nappe des flammes,

Au berceau des landes, aux émois sensibles de l’instant,

Aux drapés de l’hiver où languit l’éphémère printemps,

Par le calme jalousé de l’abandon, entrelacé de trames.

*

Je suis l’onyx, le soupire, l’illusion des vœux en transe,

Liane impatiente à vouloir bercer le sourire des nuages,

Quand l’éclat s’embrouille, inquiet, sur le front des anges,

Devant le portail du ciel où s’immortalise la dernière valse.

*

© Liz    

Depuis l’aube


ob_7e880d_p1060532-jpg

Depuis l_aube

Depuis l’aube

*

Depuis l’aube, chaque matin givre le cœur de l’avenir,

Et les larmes vieillissent, se cambrent dans les pupilles,

Parsemant de silences le berceau ému des charmilles,

Tandis que la nudité du temps camoufle les souvenirs.

*

Aux nœuds de la mémoire s’engouffre l’oracle du ciel,

Des sourires sans miroir, intuitives énigmes mouvantes,

Quand le froid de l’hiver s’ébat sur la lèvre tremblante,

Brûlant les cierges des étoiles dans un baiser émotionnel.

*

La sève de l’univers amplifie la grâce des contours,

À l’interface de nos mondes, sous la lumière rosace,

Qui émousse l’épiderme épais des douleurs rapaces,

Et s’insère à l’aber du cœur jusqu’au pouls de l’amour.

*

Mais ailleurs, les aurores s’unissent par leurs anneaux,

Au-delà des frontières ambrées, aux autels des roses,

Où les murailles sont nues de vœux, légendes et proses,    

Sous la grappe qui anime le vertige et pansent les yeux.

*

© Liz   

En ce matin…


180

En ce matin…

En ce matin…

*

Ce matin, sans promesse, pâle de désespérance,

Frisonne fragilisé, dans l’échancrure de l’éternel,

Darde les voiles fins des lueurs, serment solennel,    

Et s’emmêle au souffle brumeux, bafoué d’errance.

*

Ce matin, sans lendemains, ô, terrible déchéance,

D’un nostalgique effleurement qui meurt lentement,

Au-delà du temps où le rêve ne compte pas vraiment,

Car chaque morsure le fait hurler, égayé de délivrance.

*

Ce matin, sans mémoire, saignante d’exubérance,

Murmure troublé, dans l’écorchure aride du cœur,

Usé par la clarté gracile d’un bouleversant bonheur,

S’échappe, telle perles de rosée, marqué de fulgurance.

*

En ce matin, sans secrets, si près de ternes béances,

L’âme engourdit les silences, les feux des tourbillons,

S’accoude à l’appel des coups précipités des carillons,

Pour réinventer les courbes d’une dernière romance.

*

© Liz    

Previous Older Entries

%d blogueurs aiment cette page :