PAUSE


 

adieu

 

 

Au nom de notre amitié

 

Au nom de notre amitié

 

*

J’entends le friselis de l’âme par-delà de l’existence,

Aliéné aux vertiges de ton esprit qui glapisse en moi,

Et chaque fibre de ton cœur s’osmose a mes émois,

Composant une symphonie pour adoucir la sentence.

* 

Et les jolis sourires sans âges depuis toutes ces années,

Se chargent de lumière, de souvenirs et mille mystères,

Une envolée légère à émouvoir ce nouvel horizon austère.

Onze ans de bonheur, de joies et d’amitié enrubannée.

*

Tu es ma plus belle histoire, la grâce de mon errance,

L’ailleurs où les roses frissonnent, les mots se saoulent,

Là où la bohème de  mon cœur dans tes yeux s’enroule,

Et les silences parlent au sort de chance où de souffrance.

*

La poussière du temps a décidé sécher ton brasier de vie,

Et la lune s’enterre dans son exil, couverte d’embruns,

L’immense de ton absence sera chagrin, un vrai simoun,

Pour ta douce moitie, tes enfants, amis, les pages inassouvies.

*

J’aurais aimé te dire encore ce mois de juin: Bon fête,

T’écrire des mots en chœur, amener mon chemin au liman,

Mais sans tes rires, sans ta présence, je vieillirai de cent ans,

Ô toi ma douleur, les pleurs sont a mes cils et me revête.

*

© Liz    

Au carrefour du cœur


-

 

Au carrefour du cœur

Au carrefour du cœur

*

A chaque vertige des cimes silencieuses,

Qui au réveil de l’aube en feu déchire le ciel,

Je rêve, aux creux des draps sablés de miel,

A quelques mots de toi, d’une vie délicieuse.

*

La vague frémit et vêt les grains des couches,

Courbant l’orée diamantine à mon appel soûlé,

Englouti aux éclats voraces des soupirs brûlés,

Aux brises des caresses qui me veloute la bouche.

*

L’émoi s’émousse, témoin cambrant la peau,

Et lors ton cœur m’habite je largue mes pleurs,

Au vent infatigable qui affine le temps sableur,

Au chuchotis flou qui ourle la nappe des eaux.

  

*

Mais quand le manque fleurit aux yeux, dans l’âme,

L’immuable silence éclair le vide de mon espace,

Sabre le cœur amarré de cris et souvenirs voraces,

Pour diffuser le vœu impatient que la chair réclame!

*

© Liz    

Silencieuse douleur


 

coeur

Silencieuse douleur

Silencieuse douleur

*

Le temps efface l’empreinte des pas insouciants,  

Lors tu es loin, et moi si près du ciel, de ses failles,

La tempe couverte de givre argenté et de grisaille,

Emiettée d’émois et ficelée d’un froid anesthésiant.

*

Aux liens serrés, encore nichés aux pôles divins,

S’épaule l’étoile, parsemant sa poussière sonore,

Qui éveille le suave parfum aux pores des aurores,

Cambrant les rêves éperdus aux arpèges orphelins.

*

Mon cœur trémule et la tristesse caresse mes bras,

Enroulant les pensées, abandonnant les paupières,

À l’ombre des abysses où je me sens si étrangère,

Titubant dans ton sourire, divagant sur le sable lilas.

*

Tandis que ton image m’amène aux nœuds du sort,

Mon âme se recourbe, engouffrant ta sève lascive,

Au cou du ciel où s’estompent les douleurs captives,

Où l’infini joue à l’anneau du soleil et aux rayons d’or.

*

© Liz    

 05.06.2017  (Un soir pas comme les autres)

L’éphémère instant


0511-web_1

L_éphémère instant

L’éphémère instant

 

*

Le calme du silence envoûte le satin des prunelles,

Amarrant dans mes yeux tes sourires flamboyants,

Sous l’étoile du rêve qui éclaire cet ailleurs flottant,

A chaque creux des torrents dépliant les étincelles.  

*

Le vent épouse le feuillage et arrondit les vagues,

Lors dans l’âme s’affine ton baiser comme témoin,

Petit couffin penché aux émois, aux ballants du loin,

Où les frissons se dérobent laissant la sève dingue.

*

Et là, mon cœur s’émousse enclavant tes offrandes,

Dans l’écrin des lèvres, frissonnant jusqu’à leur pouls,

Au-delà de ton aura qui s’extase au gré des froufrous,

Pour que l’existence se pourpre embrassant tes landes.

*

Nues, quelques notes tièdes éclatent en symphonie,

Et le soleil ivre peint les cimes d’éphémères instants,

Au berceau de mon sang tissant l’amour au levant,

Sur la peau gonflée de plaisir chuchotant leur agonie.

*

© Liz   

Au-delà du hasard


Noir-Baccara-Rose-Graines-200-PCS-Noir-Rose-graines-graines-De-Fleurs-Jardin-Accueil-Bonsa&iuml

Au-delà du hasard

Au-delà du hasard

*

À l’ombre du silence, un ailleurs nu, sans fard,

Renaît dans l’onde du regard, aviné d’aurores,

Bercé d’une perle de rosée, fantaisie multicolore,

Au parvis de mon âme jouant la flûte du hasard.

*

Le rêve éclot, timide, dans le miroir du temps,

Plus haut que la montagne, au creux des étoiles,

Plus loin que l’aube fendue à l’océan sans toile,

Autour de ton monde tel un nouveau printemps.

*

Le  mouvement des cieux s’accroche à mes cils,

Là où ton souffle m’approche déchirant l’absence,

Et je veille le destin jusqu’au froid de la providence,

Jusqu’à l’émoi de ton corps sans peur d’être à l’exil.

*

Dans tes yeux j’ai vu qu’un sourire suffit au sort,

Car je vis par leurs mots, ton cœur en ma poitrine,

Comme un semeur de l’avenir aux portes ivoirines,

Où tout n’est que lumière sertie d’anges sans effort.

*

© Liz    

Effleurée par ton sourire


282

Effleurée par ton sourire

Effleurée par ton sourire

*

Le vent soulage les soupirs des rêves rebelles,

Et l’existence s’estampe aux lignes de la main,

Griffonnant sur le cœur ses lueurs incertaines,

Tandis que ton souvenir me parme instinctuel.

*

Je revois ton sourire aux draps de mes nuages,

Et l’aurore qui s’éclipse en spasmes d’ivresse,

Trempant les yeux aux lunes et aux tendresses,

Au feu des étreintes flambées à mon corsage.

*

Et quand, sans t’avoir, l’éclat brûlé du désir,

Serpente confus à fleurir les auras éthérées,

Du temple dévasté de sens, de cendre vénérée,

Je réinvente, emplie de toi, le pouls de l’avenir.

*

Puis, je frôle ton âme de mon anneau céleste,

Lors le silence parle aux gouffres de l’éternité,

Aux roses agenouillées de neiges, aux infinités,

Pour qu’enfin ton sourire et ma douleur coexiste.

*

© Liz    

Captive à cet ailleurs


7a22a9f1d5ef8af7945a814b1e58820b

Captive à cet ailleurs

Captive à cet ailleurs

*

L’exquise courbe de lune caresse le voile d’azur,

Et chaque ombre s’éteint au seuil des lumières,

Où l’éclat brouillé frémit dans l’œil des frontières, 

Par-delà de l’infini où luit la rose perlée d’air pur.

*

En teintes fragiles l’amour se plie silencieux,

Et la pensée court vers l’îlot de tes étreintes,

Eclairant l’écho de paumes imbibées d’empreintes,

Du chuchotis des aubes emmêlées à nos vœux.   

*

Là, mon cœur assoiffé de tendresse et vertiges,

S’impatiente, ivre, courbant sa peau pourprée,

Captive à cet ailleurs, aux fulgurances dorées,   

Comme un rêve qu’on respire lors l’émoi voltige.

*

Et si le manque m’étouffe, l’instant me sabre,

Vers la seule marche du temps, à travers ton onde,

Puisque je n’ai que la douceur de ton âme profonde,

Et tes sourires passants qui veillent mon sort sobre.

*

© Liz    

Previous Older Entries

%d blogueurs aiment cette page :