Je me souviens


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Je me souviens

 

Je me souviens

*

Je me souviens de nos promesses éphémères,

Qu’on répété sans cesse, heureux, comme un serment,

Avant que le temps efface tous nos moments,

Et que le néant nous mêle dans ses poussières.

*

Autour de nos cieux réunis, bleuté d’ivresse,

Flottait les cordes croisées des anges émus,

Montant jusqu’aux limpides murmures perdus,

Dans la pureté de l’air tissé d’allégresses.

*

Je me souviens tes yeux, cette grâce divine,

Les rêves échappés, les doux frémissements,

Quand la nuit nonchalante descend doucement, 

Vers nos âmes logées sous la lune câline.

*

L’éclat du silence s’incarne aux solitudes,

Le bonheur soupire sous l’ombrage serein,

Souvent, mon cœur t’appelle en ces lieux célestins,

Partager, parmi les songes, la plénitude.

*

© Liz    

Autour de nous


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Autour de nous

Autour de nous

*

L’aube blanche flotte au-dessus de la rosée,

Sur le dos des arbustes, des ruisseaux abrupts,

Entre les collines nues et les rayons prompts,

Sous les frissons joyeux des ombres reposées.

*

L’odeur tendre d’automne chante fleuronnée,

Dans le jardin d’azur éveillé par le froid,

Bourdonnant de plaisir lorsque la douceur croit,

Que les feuilles restent de saveur couronnée.

*

La brise s’entrelace aux treilles escarpées,

Tapisse délicat les feuillages dolents,

Succombe dans le soir aux désirs violents,

Pour séduire l’air vierge des lunes drapées.

*

Dans cet instant pur, si clair, de gaieté baignée,

L’âme vertige au creux des soupirs opalins,  

Touchant d’or et carmin les cœurs sereins,

Dans cette espace collée aux joies éloignées. 

*

Autour de nous, se plient, ivres d’éternité,

Les rêves, afin qu’ils flottent dans tes cheveux,

Aux creux des coquillages, dans l’amour des yeux,

Et dans le tumulte des cendres fruitées.

*

© Liz    

Cœur d’octobre


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Coeur d'octobre

Cœur d’octobre

*

Sereine et plein d’envie, en gracieux flambeaux,

L’éclat du jour frémit, bercé de solitude,

Au sein des toits ombragés par l’inquiétude,

Parmi les pâles fleurs et les bruyants oiseaux.

*

Sur les collines se plie libre le soleil,

Fuyant le feuillage tissé de rêveries,

Lors, a leur corsage raide de broderie,

Glisse son désir dans un chuchotis vermeil.

*

Au levant, par la brise, l’ivoire fleurit,

Sous la coupole des cimes aériennes,

Étincelant émoi jusqu’à l’odeur d’ébène,

Qui suit l’aurore nouvelle, inonde et guérit.

*

L’automne rayonne, l’or voile l’œil muet,

Contemple le feu des feuilles nues et froissées,

Erre sur les sublimes accords des pensées,

Dans cette beauté qui plane en reflets coquets.

*

Sur les sillons du cœur joyeux un flot jauni,

Frissonne à peine, sans écho, prés des alertes,

Dans le silence une larme s’égoutte inerte,

Sous les rebords croisés de nos cieux réunis.

*

Dans son vertige octobre sur mon front sourit,

M’enlace avec ses bras doux et charme mon âme,

Avec ses murmures d’amour que je réclame,

Devant ce rayon gris qui nage un peu surprit.

*

© Liz    

Souffle d’automne


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Soufle d'automne

 

Souffle d’automne

*

Sur les roches nues, parmi les feuilles fragiles,

Danse quelques rayons qui nappent d’or béni,

Les rêves qui flottent vers les abris ternis,

En source pure des vibrations graciles.

*

Le souffle d’automne affole l’aube perlée,

Lorsque dans l’attente, jusqu’au flux noir des flots,        

Le matin s’installe, troublé par les sanglots,

Du néant qui perce l’immensité gelée.

*

Aux pieds de ce vaste chemin, auprès de l’eau,

Se penche l’orée escarpée des cieux lointains,

Comme un songe ingénu dans un sourire zen,

Tandis que les coups du sort charment l’onde floue.

*

Sur un tapis de mousse, éméchée de grisaille,

Une vague bleue plie la cendre du passé,   

Parmi les émotions des cœurs embrassés,

Qui rutilent, dévoilant leur frôlement d’ailles.

*

© Liz  

Sous la clarté d’azur


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Sous la clarté d’azur

Sous la clarté d’azur

*

La nuit tombe, berce l’amour et les étoiles,

Lorsque la cendre du jour oublie l’amer sourd,

Auprès du calme qui éclaire le cœur lourd,

Sous cette clarté d’azur ou danse la toile.

*

Un rêve miellé s’infuse dans l’âme frêle,

Crépit sur l’écorce lisse des bruits subtils,

Sur la blondeur des lunes, dans l’air volatil,

Mûri le parfum sensuel des fleurs fidèles.

*

Pâmé de son désir, flottant dans sa corolle,

Un serment éclat, trouble l’aveu onduleux,

De ce baiser rubané à ton cou joyeux,

Timide et ému, en roulis de barcarolle.

*

Les mots s’enroulent d’extase dans leur étreinte,

Amoureux de tes bras las de cet oubli froid,

De ces maux secrets qui brisent le feu du nid,

Du temps doucereux, de cette farouche empreinte.

*

© Liz    

Harmonie


 

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Harmonie

 

Harmonie

 

L’aube flotte, peint sur le ciel pur cette page,

Écarte les nuages, se penche dans l’air, 

Laissant naître le jour au vermeil des éclairs,

La grâce divine trémule d’avantage.

 

*

 

Le léger mouvement des brindilles célestes,

Béni le contour du miroir mystérieux,

Comme si son éclat n’est fait que pour les yeux,

Doux abandon surpris en goutte d’améthyste.

 

*

 

Tantôt, l’âme murmure au hasard de la vie,

Et la bonté se mêle au silence éternel,

Le sort exilé appelle le solennel, 

Frémis flottants, langage sublime assouvie.

 

*

 

Ta voix émue berce le songe à ma paupière,

Sous l’ombre ridée de cils ton soupir m’entour,

Un premier rayon frôle ce souffle d’amour,

L’harmonie se trace, limpide de lumière.

 

*

 

© Liz    

Cœur feuilleté


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Cœur feuilleté

Cœur feuilleté

*

Sur le bord des cieux glissent les voiles d’azur,

Et la nuit, fraîche, s’enlace d’ombres discrètes,

Un rai de lune pâlit la cime coquette,

Qui semble s’égoutter en ses soupirs d’amour.

*

Des reflets vagues, comme des baisers plaintifs,

Errent en écho à la lueur des étoiles,

Les fleurs ondulent rêvant au fond de la toile,

Dans la langueur de leurs calices réceptifs.

*

L’onde s’effeuille sur ton sourire inouï,

Qui s’enlise amoureux, bercé sur ma poitrine,

Lors ta main dans la mienne, pupille divine,

S’embrasse en coupe des supplices éblouis.

*

Et sans effort, l’heure compte les pas du temps,

Le cœur fleurit, si pur qu’une caste étincelle,

Niché aux torrents en guirlande atemporelle,

Qui songe à ses vieilles souches et au printemps.

*

© Liz    

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