A l’abri des regrets


A l’abri des regrets

A l’abri des regrets

 

Tandis que le sourire s’ondule comme une fleurette,

Lorsque la brume se cache pour priser la joie des jours,

Un petit brin d’amour éclot et traverse le bleu d’azur,

Vers le frémis du soir avançant en douceur de violette.

 

En agonie, un bout de mon cœur s’écaille à ta lisière,

Le temps se vide, secoué par les songes insipides,

Sous les cordes argentées, greffées au ciel limpide,

Pour un instant, j’ai déchiré les mailles des barrières.

 

Au seuil des brouillards surgit ton image irréelle,

Des cris cotonnés d’absence, le froid d’un naufrage,

Des bruits enserrés, infiltrés a détruire les barrages,

Pour que je capte les émois en teinte d’aquarelle.

 

Sur les remparts sereins grimpe la nouvelle sève,

L’âme écartée des orages couronne la porte du réveil,

Dont le parfum ambré fait naître l’étoile, sans pareil,

Penchant au loin, calme, sans mouvement de grève.

 

La nuit s’agrippe à l’horizon, telle une silhouette,

A l’abri des regrets, hissée au-delà des bonheurs,

Vers l’orée de tes yeux où s’ancre fébrile mon cœur,

Autour de ton cou où ma lèvre vertige en pirouette.

 

 

©  Liz

Tendresse éparpillée


Tendresse éparpillée

Tendresse éparpillée

 

Au bout du regard les chagrins deviennent tendus,

Et la douleur courbée se fend en clapotis de lumières,

Lorsque sous l’abri des cieux qui tombent en crinière,

Les saules enlacent le chant échappé de pas perdus.

 

Aux coins des ombres dardées par des éclaires mêlés,

Le vent dénude le nid pendu à la clairière éventrée,

Couchée sur la peau de bleuets semée en plein contrée,

Scintillant en rayons d’or, où voguent mes rêves ficelés.

 

Aux dessous des ruisseaux les astres nus se sont tus,

Quand les tressautements naissent ondoyant d’écume,

Sous les frissons opaques pliés aux creux des paumes,

D’où vient le parfum de tes draps en dérives, dévêtus.   

 

Au fond des sceaux le silence cambre les murmures,

Ourlés par l’écharpe opaline des mousses muettes,

Sur la pointe de tes lèvres s’enroulant en pirouette,

Couvées par le velours de mon cœur qui s’emmure.

 

Face au naufrage du sanglot qui gémit sur les dunes,

Chutant loin, vers le vaste infini tordu par les aurores,

La tendresse frôle ta nuque devant mon âme qui picore,

Le temps qui passe, qui s’enfuit se confier à la lune.

 

©  Liz  08 juin 2013

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