Solitude d’automne


Solitude d’automne

Solitude d’automne

*

Quelques rêves s’affolent drapant la lumière du jour,

Lors, entre le ciel et la terre, l’aube reste interposée,

Tamisant, près de l’horizon, ses fines gouttes de rosée,

Sur un brin de douceur qui résonne en clapotis d’amour.

*

Dans l’air matinal une rose sourit, regard vers le ciel,

Berçant ses pétales brillants de tristesse, de solitude,

Auprès d’une myriade de rayons rouillés de béatitude,

Pour vernir sa belle corolle tourbillonnant dans l’essentiel.

*

Sous les voiles caressants des mots hardis, un cri,

Qui, sans un seul trouble emporte l’éternelle étreinte,

Vers cette beauté fragile, autour de ton empreinte,

Dans les yeux avides d’infini où éclosent les cieux gris.

*

Devant mon cœur brumeux un demain dolent, retenu,

De ses longs soupirs brisant les vœux émus d’ivresse,

Tissés de larmes paisibles d’où s’échappe la tendresse,

Quand l’oubli se précipite dans le puits de son abîme nu.

*

© Liz

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Grains de douceur


Grains de douceur

Grains de douceur

 

Aux frontières du sommeil où brûlent mes paupières,

La tendresse frémit, caresse mon cœur si lourd de toi,

Lors derrière les vagues fragiles qui détrempe l’émoi,

Ruissèle lentement la soie d’un baiser, douceur trémière.

 

Mes pas s’emboîtent aux tiens, assoiffés de délivrance,

Quand les plis du hasard froissent le silence du temps,

Sous le velours de tes sourires aux goûts de printemps,

À peine refugiés dans l’ivresse d’un rêve sans errance.

 

Au fond des cieux, là où s’engouffre l’âme enivrée,

Aux creux de ces lueurs qui chancellent leurs chants, 

L’exubérance s’achemine sur les astres au couchant,

Tombant dans nos regards en poussière enfiévrée.

 

A l’éclat rosé, percé par des pétales unis en alliance,

Le matin submerge dans le calme doux des parfums,

Qui éblouit ta pensée, l’arrosant quand elle a faim,

À la fontaine larmoyante qui détourne nos distances.

 

Dans la douceur naissant en grains des aurores,

Je sais au bout des cils ensommeillés le pâle passé,

Abandonné à l’abime par le cri des vents entassés,

Qui s’éloignent quand tes mains ma chair explore. 

©  Liz 15 juin 2013

Le poids de ton absence


Le poids de ton absence

Le poids de ton absence

J’ai tant erré sur les rebords des précipices,

Traversant les lisières incertaines, sans ta main,

Lorsque les pluies abyssales inondent la plaine,

Et le cri du temps agenouille le vieux dé propice.

 

De l’effroi écoulé sur le sillage de mon émoi,

J’ai senti le poids, si lourd, bordé de poussière,

Bousculant l’essence épanchée, ébauche grossière,

Aux détours des rêves sourds, creusés en moi.

 

J’ai tant damné le silence qui tache mes jours,

Quand je n’attendais de tes yeux que l’étincelle,

Vers l’au-delà du froid infini, réduit en nacelles,

Contre les murs de ma prison, hardis contours.   

 

Aux creux de bras oubliés, foudroies par le néant,

L’ombre jaillit, cajolée par une coulée de larmes,

Fuyant la solitude nue, enlacée d’un feu sans forme, 

Vacarme des songes perdus dans un gouffre béant.

 

J’ai enterré tant d’émotions dans mon ventre vide, 

Qui tonnent leurs maux, tellement de promesses,

Sous l’ondée entassée au fond de ma détresse,

Entremêlant les bribes des  mots par des échos limpides.

© Liz 11 mars 2013

 

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