Là où ton nom c’est imprégné


 

Là où ton nom c’est imprégné

Là où ton nom c’est imprégné

 

Prés de toi, l’âme se tisse des songes et velours,

Frissonnante, elle avance vers la chair des nuits,

Sa torpeur épingle l’ombre à la lune et s’appuie,

Sur les rebords des cieux mirés aux plis des jours.  

 

Aux creux de ces murmures qui me parlent de toi,

Chemine l’aurore d’or, scintillant dans la noirceur,  

Dans les plus purs rivages qui saignent de douceur,

Guidant mon émoi au fond des contrées où tu es roi.

 

Les matins ourlés de pluie se tressent sur le front,

Et mon regard orphelin écorche les lisières d’opale,

Qui s’affalent joyeuses au long des courbes pâles,

Bijoux, sur les joues et les temps, en robe de liseron.

 

Vêtu d’un sourire, le silence effleure l’infini éloigné,

Qui soupir en miroitements penchés sur tes lèvres,

Exquis ruissellement d’ivresse, clapotis qui enfièvre,

Les tréfonds de mon âme, où ton nom c’est imprégné.

©  Liz 28 avril 2013

Ébauche faïencée


Ébauche faïencée

Ébauche faïencée

 

Au pied des nuages ourlés d’une gracieuse rosée,

L’aube gémit son éclat sur les pétales mouillés,

Qui trémulent, tressaillent, se plient dans l’air rouillé,

Ondoyant les reflets faïencés de leurs pensées osées.

 

Les rayons dorés cachent la pâleur fragile du ciel,

Quand l’aile frissonnante d’un ange protège la lune

Courbée à l’orée des horizons fendus dans les dunes,

Où, sous le vent, les fissures s’embouchent du miel.

 

Mes yeux se sont fardés d’une gouttelette de bleu,

Et le cœur peint l’ombre de son rythme aux tempes,

Lors sur le corps, les mots deviennent farouche estampe,

Et les doigts meurent sur la peau d’où éclore le feu.

 

Le souffle du matin berce un baiser sur mon épaule,

À vouloir dérober encore l’ivresse des âmes affiliées,

Perlant la vie qui renaît aux pores des voûtes aliénées,

Au gré de l’aurore, où le soleil luit en pleurs de saule. 

© Liz 14 mars 2013

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