Sous les vieux arceaux


Sous les vieux arceaux

Sous les vieux arceaux

 

Le soleil d’été brûle le frémis des matins clairs,

Au creux des silences, sur les feuilles argentées,

Parmi les heures qui glissent en mailles tricotées,

Vers l’horizon épais, hanté par la lueur des éclairs.

 

L’orage gronde parmi les murmures des arbres,

Et tombe en tourbillon sur leurs écorces tachées,  

Au-dessus des rêves éteints, des ombres archées,

Où quelques nuées s’électrisent en reflets d’ambre.

 

Sur le mur blanc les bruits émiettent un brin d’air,

La lumière en feu reluit en-haut de la colline clouée, 

Tandis que la fraîcheur berce l’onde a la fleur vouée,

Attendant qu’on la voile d’un azur en teintes de chair.

 

Le ciel se perle de clarté, traverse les arceaux sobres,

Penchés sur la sérénité, qui carillonne, abandonnée, 

Lors le jour crépite au fond d’une mélopée vermillonnée,

Au loin, enfin, l’aube pâle s’allonge dans l’œil sombre.

 

© Liz

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Au chevet des cieux


Au chevet des cieux

Au chevet des cieux

 

Je sais des pensées vagabondes, de douceurs tissées,  

Aux lisières galbées, aux cieux cendrés de manques,

Gardant en leur sève l’ambre que les yeux flanquent,

Ailées aux creux des tempêtes secs, d’un rien froissées.

 

Seul le bruit fleurit dans la gorge des nuits fanées,

Ondulant vorace, fissurant l’ombre, perçant les rocs,

Gonflé par la morsure enfiévrée du sort, violent choc,

Qui renverse la lumière, pluie d’étoiles abandonnées.

 

Lors sur la voûte satinée descend la lune vénérée, 

Les astres fondent d’amour, papillonnant de charme,

Sur le tapis bleuâtre, mouillé d’un grand vacarme,

Devant l’autel où brûle l’encens des âmes libérées.

 

Sur la peau des silences naît la nouvelle aube dorée,

Lancinante, dans son lit duveteux, garni de perles fauves,

Au-dessus des troubles flagellants, du vertige qui se sauve, 

Offrant ses chants aux hanches des orées chavirées.

 

©  Liz

Le temps d’une rencontre


Wojciech Kazimierz SIUDMAK - amour eternel

 Le temps d’une rencontre

Éprise d’un dément désir qui s’exhibe en mélopée,

Les yeux hagards sur les pas inconsolés d’un inconnu,

Je tisse aux murs de jours et nuits l’amour revenu,

Par le chant éternel d’un temps en sensuelle flopée.

 

J’ai  attendu effritée au sommet d’illusions accrues,

Son regard si doux qui fende ma peau, ardent  tison,

S’enroulant aux bouts de cils en incessantes frissons,

Ȏ, éblouissant instant émanant tendresse écrue.

 

Quand la nuit sidérale nuance les friselis d’albâtre,

Esquissant l’ombre du crépuscule en fauve sombre,

Il est apparu voguant, exhalant l’essence de l’ambre,

Sous l’écume des Univers ancrés en ingénue bleuâtre.

 

Dans son nid douillet jaillit une fontaine de lumière, 

Lors le feuillage de l’âme tombe évanoui vers les virages.

D’un frôlement subtil il dénude le soupir des mirages,

Et le velours de sa lèvre gémit le songe qu’il vénère.

© Liz 18.08 2012

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