Éveillée par un frôlement


Éveillée par un frôlement

Éveillée par un frôlement

 

Sans bruits, ses yeux déchirent les chimères des cieux,

Avant que ne se réveille le rêve peint en bleue faïence,

Devant le manque des instants taisant les pénitences,

Au creux d’une tendresse creusée dans l’émoi des dieux.

 

Comme le velours du sommet d’où s’échappent les cris,

Lorsque le cœur pleure, sans mots, au fond de l’âme,

Sous une gerbe de reflets qui fleurit et dévoile sa trame,   

Ondoyant fragilisé en flaques grisâtres, cherchant l’abri.

 

Derrière son silence, les secrets sont portés par le vent,

Et dans l’ombre des jours ils chantent leurs détresses,

Recherchant dans les roulis des orages une forteresse,

Où la douleur va s’agenouiller, hurlant impuissante, en vain.   

 

Telle l’aube, a peine éveillée d’un frôlement heureux,

Murmurant aussitôt, tremblant sur ses mains encensées,

Elle couronne les tempes par les flancs de ses pensées,

Qui s’épousent sous la douceur de leurs éclats vaporeux.

©  Liz 18 mai 2013

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