Sur l’autre rive


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Sur l_autre rive

Sur l’autre rive

*

Vers l’aube, le silence reste fondant, si vaporeux,

Une touche légère, comme le frisson de sa pensée,

Sous les canons millénaires, aux roses encensées,

Au cou des cieux désertés par des éclairs lumineux.

*

Au-dessus du temps, en ponts vers chaque matin,

Elle secoue l’absence et les fugaces ondes muettes,

Sans qu’un seul doute ne chagrine son envie secrète,

Qui coule insouciante, telle une bouffée de jasmin.

*

Ivresse! Sensations brûlées, feuilletées de serment,

Des brasiers tombant sur le cœur voilé de douceur,  

Et des aveux dans ses cheveux, saignant de douleur,

Destin gravé au creux de paumes, fin des tourments.

*

Sur l’autre rive les cimes se peignent déjà de rêves,

Étreintes des bras vers les vertiges de sa mémoire,

Quand le corps s’alourdit d’une présence illusoire,

Harmonisant l’infatigable désir de l’esprit qui s’élève.

*

© Liz  

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À l’antre du soir


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À l’antre du soir

*

Un sourire, icône pâle, ralenti mon éloignement,

Et le cœur s’essouffle aux spasmes des errances,

Là où les mots frémissent troublés, douce alliance,

Si près des silences veloutés, divin ensoleillement.

*

Son écrin parme enserre la poussière du temps,

Réveillant le parfum amoureux de cimes éclipsées,

Lors le calme rayonnant courbe les flammes frisées,

Et les vagues approchent le pouls aveuglé des vents.

*

L’œil des cieux brille, anime l’éclat de l’été froid,

Et ton entier se perd au port où tangue l’absence,

Tremblant, comme le cri des rochers sans clémence,

Jusqu’aux ombres des jours aveuglés par le désarroi.

*

Or, au chevet des aurores, sur les confins des rêves,

S’émoussent les ondes, berçant encore la fidèle lune,

Cambrée à l’antre du soir, aux symphonies des dunes,

Aux ballants des vallées et au miracle qui se soulève.  

*

© Liz    

 

J’ai dans le cœur


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J’ai dans le cœur

*

J’ai dans le cœur la splendeur de milles étoiles,

Le soleil et l’orage, le frisson légère et vaporeux,

Le bleu jusqu’à son ombre, les nuages silencieux,

          Et le désir des mots qui frôle l’éternité de la toile.           

*

Sous des parfums fondants, au réveil des aubes,

L’insomnie des rêves combat les haies de l’exil,     

Vers les fentes voraces de rosée, ô, mystère volatil,

Où l’amour veloute les brises d’absence qui daube.

*

J’ai dans le cœur des tristesses ridées d’errance,

Des plaies secrètes, des souvenirs frôlant le passé,

Des larmes qui peignent les pierres de chaque été,

L’ancienne valse, plutôt son chagrin, sa fulgurance.

*

Et si j‘ai un peu froid à chercher la nouvelle route,

Devenue si solitaire, écroulée aux draps de l’instant,

Qui tisse à ma paupière les peines de cils haletants,

Mon âme, lourde et muette, pointille ta fragile voûte.

*

© Liz    

Vers l’infini  


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Vers l_infini

Vers l’infini  

*

A quelques pas de l’horizon, le chaos et le trouble,

S’accrochent aux brises tombées de l’aube fontaine,

Frôlant discrètement le baiser des ombres lointaines,

Là-bas, où les cieux se déchirent et le froid redouble.

*

Son cœur éperdu, trempé d’encens et en serment,

S’écorce à l’infini, envahi par ces lueurs étrangères,

Caresse rebelle qui dévoile une mélancolie passagère,

Lorsque les rêves se fragilisent, effeuillés d’isolement.

*

A l’encre de ses mots picore l’amour de cet ailleurs,

Les pluies bleues des levants qui satinent les lunes,

L’onde rouge des couchants, les courbes des lagunes,

Quelques pages éthérés qui enclosent un sort meilleur.

*

Au creux de ses pensées les pleurs des souvenirs,

Quand l’heure du départ caresse le voile des vagues,

Sous la tempête des lourds émois qui porte la bague,  

Et le temps qui plie le vœu des étreintes sans avenir.

*

© Liz    

Triste aquarelle


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Triste aquarelle

Triste aquarelle

*

Elle vit encore nouée dans l’aile d’une étincelle,

Au cœur de l’univers, dans cet ailleurs dormant,

À l’aube des nuits sabrées de rêves mouvants,

Frôlant discret cette vie fanée, ô, triste aquarelle!

*

Sur les sacrés parvis, au calme berceau de l’âme,

Le vent fumant s’éloigne de ces matins d’albâtre,

Vers l’air muet de l’horizon, à la quiétude de l’âtre,

Glissant parfois le temps au duveteux des trames.

*

À l’ombre des silences, dans l’œil plié des pierres,

Miroite parfois un souvenir, combat frêle du désert,

Il se nourrit d’émois, rosace qui prie au cœur ouvert,

Une cathédrale sculptée aux doigts frileux de la terre.

*

Autour du ciel, sur le piano que l’étoile parsème,

S’entend les mots grisés d’émotions, un rire promis,

Par le regard posé sur la douleur, aux pleurs soumis,

Au dernier voyage galbé d’éternité et de dilemmes.

*

© Liz  

 

À travers le temps


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À travers le temps

À travers le temps

*

Le frisson du vent déride le pleur du temps,

Qui enlace le cœur brisé, l’œil vide, sans grâce,

Tissant une aube légère sur les béates traces,

De ces nuages brûlés, envieux du printemps.

*

   

Là-bas, l’éternel habille le baiser gelé du jour,

Dans ce silence voilé de fragrances inconnues,

Trempant l’âme au sein des passions charnues,

Sous la cambrure des lunes veloutées d’amour.

*

Les pinceaux sacrés du sort effacent l’oubli,

Troublant la mémoire imprégnée d’absence,

Car l’hiver approche, errant grisé d’essence,

Pour que l’obscur se farde de songes anoblis.

  

*

Je prends ton soleil et je le mets à mon ciel,

Imbibant mon regard d’innocentes étincelles,

De tes rêves vagabonds, écumés d’aquarelle,

Et ce désir sauvage qui se délace cédant du miel.

*

© Liz 

Je me rappelle…


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Je me rappelle…

Je me rappelle…

*

Le temps se recourbe au creux de la pénombre,

Et me laisse frisson d’été au chevet des soupirs,

Envahie de rêves qui tanguent animés de désirs,

Sous les doigts en îlot, emmêlés à l’aube sombre.

*

Une lueur, passage éclairé sous le vent et la pluie,

Chuchote en bout du chemin à l’arrivée du soleil,

Avant que le silence ose caresser le matin vermeil,

De quelques gouttes de rosée, d’étreintes alanguies.

*

Je me rappelle de ton sourire qui aveuglé ma voix,

Et les yeux remplis de larmes ancrés aux désarrois,

Tandis que la vie se lasse, sans renouer aucun droit,

Au plus profond de l’âme l’émotion se perle de soie. 

*

Il y a des mots qui murmurent encore sur les lèvres,

Des heures, des silences ensorcelés par ton visage,

Tant de secrets adossés aux plis du dernier mirage,

        Et ces souvenirs qui tapissent les bords de ma plèvre.       

*

© Liz    

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