Murmures entrelacés


Murmures entrelacés

 

Murmures entrelacés

 

Au bout de sa plume ondoie le violon de son âme,

Chahutant sur les contours défaits, courbés de gris,

Envahissant son être, ses rêves manquant d’abri,

Jusqu’au délire des mots qui te réserve l’entame.

 

Aux vertiges épuisés perlant le ressac des lèvres,

S’élancent tes yeux, fugitifs averses d’un soir bleu,

Tombant sur mon front ombragé de limbes de feu,

Et aux creux de mes mains où frissonne la fièvre.

 

Quand l’aube se pare de gouttelettes vermeilles,

L’amour muet s’offre aux bruits doux des chants,

A ta nuque bercée par le reflet des silences blancs,

Lors ma fossette sourit aux sorts rangés en corbeille.

 

Sur les toits peuplés d’ombres et mouillés de rosée,

Mon cœur, saupoudré des cendres, contre le tien,

Trémule, se cambre tel le ruban sur l’immobile lien,

Alors que les cloches vibrent en notes interposées.

 

©  Liz

Éveillée par un frôlement


Éveillée par un frôlement

Éveillée par un frôlement

 

Sans bruits, ses yeux déchirent les chimères des cieux,

Avant que ne se réveille le rêve peint en bleue faïence,

Devant le manque des instants taisant les pénitences,

Au creux d’une tendresse creusée dans l’émoi des dieux.

 

Comme le velours du sommet d’où s’échappent les cris,

Lorsque le cœur pleure, sans mots, au fond de l’âme,

Sous une gerbe de reflets qui fleurit et dévoile sa trame,   

Ondoyant fragilisé en flaques grisâtres, cherchant l’abri.

 

Derrière son silence, les secrets sont portés par le vent,

Et dans l’ombre des jours ils chantent leurs détresses,

Recherchant dans les roulis des orages une forteresse,

Où la douleur va s’agenouiller, hurlant impuissante, en vain.   

 

Telle l’aube, a peine éveillée d’un frôlement heureux,

Murmurant aussitôt, tremblant sur ses mains encensées,

Elle couronne les tempes par les flancs de ses pensées,

Qui s’épousent sous la douceur de leurs éclats vaporeux.

©  Liz 18 mai 2013

Née de ton sourire


Née de ton sourire

Née de ton sourire

 

Courbée dans l’anse de ton sourire, mon âme,

Tel un souvenir joyeux troublant les yeux hagards,

Qui se sont tus au bout de mes doigts flambards,

Roulant nus dans l’ombre, exhalant leurs flammes.

 

Parmi les anciens horizons, tu es mon âme jumelle,

Bercée par le doux parfum de nos instants éblouis, 

A l’arrivé des mots ambrés, souvent épanouis,

En pétales de rires, de pleurs, en nid d’étincelles.

 

Blottie dans ton regard, telle une larme perlée,

Scintillant dans tes pupilles, perçant les nœuds,

Quand mes chagrins sont ramassés en cordon-bleu,

Au plus vite pourprées des roses, d’étoiles ourlées.

 

Au cœur de ces soirées où craquellent les heures,

Les murmures s’oublient, coincés derrière les cieux,

Sous leurs frissons, la nuée opaque appelle les dieux,

Pour que nos âmes changent, sans péril, la demeure.    

 

A l’abri des tristesses, j’effeuille l’émoi sur tes lèvres,

Moments exquises, au gout de fraise, miroitent codés,

Éveillés par la brise des ébats sur nos fronts accoudés,

À la frontière de songes somnambules qui s’enfièvrent.

©  Liz 07 avril 2013

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