Au clair des silences


Au clair des silences

Au clair des silences

 

La nuit déverse son ciel flou et berce les étoiles,

Dans mon cœur qui pèse si lourd et sommeille,

Aux creux des bras enlacés, des émois vermeils,

Chuchotant ses caresses rebelles sur les toiles.

 

Aux coups du sort qui défilent effleurant la peau,

Les souvenirs s’enfuient, entre les doigts, déchirés,

Frôlement passager aux grains des sourires cirés,

Tremblement du temps qui flamboie en éclat d’eau.

 

Quelque part en moi glisse l’étincelle éphémère,

Aux âmes des matins veloutés, poudrés de carmin,

Au clair de ces silences percés des parfums de jasmin,

À nouveau étouffant le vide, défilochant les chimères.

 

Sans regrets, les yeux aux teintes d’une émotion,

Je peins les sentiments qui envahissent mon être,

À l’horizon, dans un lent ballet, ils viennent de paraître, 

Grisés de mélancolie, évanouis dans l’éternelle dévotion.  

 

©  Liz

Grains de douceur


Grains de douceur

Grains de douceur

 

Aux frontières du sommeil où brûlent mes paupières,

La tendresse frémit, caresse mon cœur si lourd de toi,

Lors derrière les vagues fragiles qui détrempe l’émoi,

Ruissèle lentement la soie d’un baiser, douceur trémière.

 

Mes pas s’emboîtent aux tiens, assoiffés de délivrance,

Quand les plis du hasard froissent le silence du temps,

Sous le velours de tes sourires aux goûts de printemps,

À peine refugiés dans l’ivresse d’un rêve sans errance.

 

Au fond des cieux, là où s’engouffre l’âme enivrée,

Aux creux de ces lueurs qui chancellent leurs chants, 

L’exubérance s’achemine sur les astres au couchant,

Tombant dans nos regards en poussière enfiévrée.

 

A l’éclat rosé, percé par des pétales unis en alliance,

Le matin submerge dans le calme doux des parfums,

Qui éblouit ta pensée, l’arrosant quand elle a faim,

À la fontaine larmoyante qui détourne nos distances.

 

Dans la douceur naissant en grains des aurores,

Je sais au bout des cils ensommeillés le pâle passé,

Abandonné à l’abime par le cri des vents entassés,

Qui s’éloignent quand tes mains ma chair explore. 

©  Liz 15 juin 2013

Cœur de velours


Cœur de velours

 

Cœur de velours

 

Comme une présence qui s’éloigne en quelques pas,

Au-delà du temps, vers un répit a la douceur de ta main,

Disparu dans le vertige de ma tempe, fabuleuse fontaine,

D’un bonheur emperlé sur les fibres satinées des bras.    

 

Comme les absences qui étiolent l’aurore d’autre fois,

Courbant, au levant, l’ingénue beauté au cœur des fleurs,

Quand la rosée frémit, sous leurs parfums, avec candeur,

Devant l’obscurité qui pleure, aux plis de la corolle, l’effroi.

 

Comme les flots écumés d’amour sur les rives du temps,

Ma plume frissonne encor, étreintes fondues, dénudées,

Sur la peau des mots câlins, déferlés en vagues brodées,

Lors les rayons ardents étincellent l’horizon longtemps.

 

Comme la brise légère qui encercle le vide affamé,

Dévorant les cimes éveillées par des caresses passionnées,

En rythme alangui, battant des émotions insoupçonnées,

Dans cet écrin ensorcelé de rêves miellés, amalgamés.

 

©  Liz  28 mars 2013

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