PAUSE


 

adieu

 

 

Au nom de notre amitié

 

Au nom de notre amitié

 

*

J’entends le friselis de l’âme par-delà de l’existence,

Aliéné aux vertiges de ton esprit qui glapisse en moi,

Et chaque fibre de ton cœur s’osmose a mes émois,

Composant une symphonie pour adoucir la sentence.

* 

Et les jolis sourires sans âges depuis toutes ces années,

Se chargent de lumière, de souvenirs et mille mystères,

Une envolée légère à émouvoir ce nouvel horizon austère.

Onze ans de bonheur, de joies et d’amitié enrubannée.

*

Tu es ma plus belle histoire, la grâce de mon errance,

L’ailleurs où les roses frissonnent, les mots se saoulent,

Là où la bohème de  mon cœur dans tes yeux s’enroule,

Et les silences parlent au sort de chance où de souffrance.

*

La poussière du temps a décidé sécher ton brasier de vie,

Et la lune s’enterre dans son exil, couverte d’embruns,

L’immense de ton absence sera chagrin, un vrai simoun,

Pour ta douce moitie, tes enfants, amis, les pages inassouvies.

*

J’aurais aimé te dire encore ce mois de juin: Bon fête,

T’écrire des mots en chœur, amener mon chemin au liman,

Mais sans tes rires, sans ta présence, je vieillirai de cent ans,

Ô toi ma douleur, les pleurs sont a mes cils et me revête.

*

© Liz    

Au carrefour du cœur


-

 

Au carrefour du cœur

Au carrefour du cœur

*

A chaque vertige des cimes silencieuses,

Qui au réveil de l’aube en feu déchire le ciel,

Je rêve, aux creux des draps sablés de miel,

A quelques mots de toi, d’une vie délicieuse.

*

La vague frémit et vêt les grains des couches,

Courbant l’orée diamantine à mon appel soûlé,

Englouti aux éclats voraces des soupirs brûlés,

Aux brises des caresses qui me veloute la bouche.

*

L’émoi s’émousse, témoin cambrant la peau,

Et lors ton cœur m’habite je largue mes pleurs,

Au vent infatigable qui affine le temps sableur,

Au chuchotis flou qui ourle la nappe des eaux.

  

*

Mais quand le manque fleurit aux yeux, dans l’âme,

L’immuable silence éclair le vide de mon espace,

Sabre le cœur amarré de cris et souvenirs voraces,

Pour diffuser le vœu impatient que la chair réclame!

*

© Liz    

Silencieuse douleur


 

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Silencieuse douleur

Silencieuse douleur

*

Le temps efface l’empreinte des pas insouciants,  

Lors tu es loin, et moi si près du ciel, de ses failles,

La tempe couverte de givre argenté et de grisaille,

Emiettée d’émois et ficelée d’un froid anesthésiant.

*

Aux liens serrés, encore nichés aux pôles divins,

S’épaule l’étoile, parsemant sa poussière sonore,

Qui éveille le suave parfum aux pores des aurores,

Cambrant les rêves éperdus aux arpèges orphelins.

*

Mon cœur trémule et la tristesse caresse mes bras,

Enroulant les pensées, abandonnant les paupières,

À l’ombre des abysses où je me sens si étrangère,

Titubant dans ton sourire, divagant sur le sable lilas.

*

Tandis que ton image m’amène aux nœuds du sort,

Mon âme se recourbe, engouffrant ta sève lascive,

Au cou du ciel où s’estompent les douleurs captives,

Où l’infini joue à l’anneau du soleil et aux rayons d’or.

*

© Liz    

 05.06.2017  (Un soir pas comme les autres)

L’éphémère instant


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L’éphémère instant

 

*

Le calme du silence envoûte le satin des prunelles,

Amarrant dans mes yeux tes sourires flamboyants,

Sous l’étoile du rêve qui éclaire cet ailleurs flottant,

A chaque creux des torrents dépliant les étincelles.  

*

Le vent épouse le feuillage et arrondit les vagues,

Lors dans l’âme s’affine ton baiser comme témoin,

Petit couffin penché aux émois, aux ballants du loin,

Où les frissons se dérobent laissant la sève dingue.

*

Et là, mon cœur s’émousse enclavant tes offrandes,

Dans l’écrin des lèvres, frissonnant jusqu’à leur pouls,

Au-delà de ton aura qui s’extase au gré des froufrous,

Pour que l’existence se pourpre embrassant tes landes.

*

Nues, quelques notes tièdes éclatent en symphonie,

Et le soleil ivre peint les cimes d’éphémères instants,

Au berceau de mon sang tissant l’amour au levant,

Sur la peau gonflée de plaisir chuchotant leur agonie.

*

© Liz   

Au-delà du hasard


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Au-delà du hasard

Au-delà du hasard

*

À l’ombre du silence, un ailleurs nu, sans fard,

Renaît dans l’onde du regard, aviné d’aurores,

Bercé d’une perle de rosée, fantaisie multicolore,

Au parvis de mon âme jouant la flûte du hasard.

*

Le rêve éclot, timide, dans le miroir du temps,

Plus haut que la montagne, au creux des étoiles,

Plus loin que l’aube fendue à l’océan sans toile,

Autour de ton monde tel un nouveau printemps.

*

Le  mouvement des cieux s’accroche à mes cils,

Là où ton souffle m’approche déchirant l’absence,

Et je veille le destin jusqu’au froid de la providence,

Jusqu’à l’émoi de ton corps sans peur d’être à l’exil.

*

Dans tes yeux j’ai vu qu’un sourire suffit au sort,

Car je vis par leurs mots, ton cœur en ma poitrine,

Comme un semeur de l’avenir aux portes ivoirines,

Où tout n’est que lumière sertie d’anges sans effort.

*

© Liz    

Effleurée par ton sourire


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Effleurée par ton sourire

Effleurée par ton sourire

*

Le vent soulage les soupirs des rêves rebelles,

Et l’existence s’estampe aux lignes de la main,

Griffonnant sur le cœur ses lueurs incertaines,

Tandis que ton souvenir me parme instinctuel.

*

Je revois ton sourire aux draps de mes nuages,

Et l’aurore qui s’éclipse en spasmes d’ivresse,

Trempant les yeux aux lunes et aux tendresses,

Au feu des étreintes flambées à mon corsage.

*

Et quand, sans t’avoir, l’éclat brûlé du désir,

Serpente confus à fleurir les auras éthérées,

Du temple dévasté de sens, de cendre vénérée,

Je réinvente, emplie de toi, le pouls de l’avenir.

*

Puis, je frôle ton âme de mon anneau céleste,

Lors le silence parle aux gouffres de l’éternité,

Aux roses agenouillées de neiges, aux infinités,

Pour qu’enfin ton sourire et ma douleur coexiste.

*

© Liz    

Captive à cet ailleurs


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Captive à cet ailleurs

Captive à cet ailleurs

*

L’exquise courbe de lune caresse le voile d’azur,

Et chaque ombre s’éteint au seuil des lumières,

Où l’éclat brouillé frémit dans l’œil des frontières, 

Par-delà de l’infini où luit la rose perlée d’air pur.

*

En teintes fragiles l’amour se plie silencieux,

Et la pensée court vers l’îlot de tes étreintes,

Eclairant l’écho de paumes imbibées d’empreintes,

Du chuchotis des aubes emmêlées à nos vœux.   

*

Là, mon cœur assoiffé de tendresse et vertiges,

S’impatiente, ivre, courbant sa peau pourprée,

Captive à cet ailleurs, aux fulgurances dorées,   

Comme un rêve qu’on respire lors l’émoi voltige.

*

Et si le manque m’étouffe, l’instant me sabre,

Vers la seule marche du temps, à travers ton onde,

Puisque je n’ai que la douceur de ton âme profonde,

Et tes sourires passants qui veillent mon sort sobre.

*

© Liz    

A l’interface de nos mondes


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A l’interface de nos mondes

*

J’ai marché au creux des nuits cherchant ta terre,

Voguant autour des étoiles, au-delà des monts,

Sous la rosée qui frissonne à l’approche de ton front,

Partout où ta mémoire fait l’écho jusqu’à ma chair.

*

Le diadème de l’univers ceint l’anneau des lumières,

A l’interface de nos mondes, archée en flots de rêves,

Lors le coucher du ciel s’éteint sur l’infini et parachève  

La beauté en dénichant l’aurore creusée en gouttière.

*

J’ai dépoussiéré les rides du temps, la coupe de l’âme,

Brûlant les cierges de mes jours mouvants de sable,

Sous l’ivoire floconneux d’hiver dentelé d’éclat cassable,

Pour que tu glisse ta pensée à l’épiderme de mes trames.

*

Au creux de mes mains ton rire anime la rose taciturne,

Qui rougit nos cœurs et embrasse l’aveu en plein désert,    

En ronde des pétales caressant le sommeil du sort offert,

Dans le miroir d’un demain sublime, qu’en moi s’incarne.

*

© Liz    

J’ai arrêté le temps


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J’ai arrêté le temps

*

J’ai dénudé mon cœur pour recevoir ta béance,

Aussi légère que les baisers des nuages moelleux,

Rassemblant les mots à l’horizon de l’orage frileux,

Qui revient tout essoufflé, claquant ses fulgurances.

*

Ainsi, l’automne s’enserre aux pluies sauvages,

Arqué aux rêves, au loin du torrent de mon espace,

Ourlant d’un brasier hardi la chair des mots voraces,

Au coulis de délices, au berceau où éclot ton image.   

*

J’ai arrêté le temps qui tinte en pleines prunelles,

Accoudées aux souvenirs et aux jours paresseux,

Au réveil des cimes sous l’or de l’orbe mousseux,

Coulant en pouls d’aurore, calmant la main fidèle.

*

Tantôt, la brume du désir lace l’océan de l’âme,

Et le calme des songes languissants drape l’instant,

D’un pourpre satiné, écharpe sur les cils flottants,

Qui berce mon existence confuse qui te réclame!   

*

© Liz    

Pour un instant…


 

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Pour un instant…

Pour un instant…

*

Si j’avais été l’éclipse projetée des heures,

Je glisserais le rêve par-delà des rides du temps,

Là où les saisons se confondent avec les vents,

Parfumant l’émoi au jasmin, brûlant la douleur.

*

Et pour un seul instant j’inverserai les voûtes,

J’épouserai ton ciel et ses frissons de diamant,

Tous les chants passionnés des murs dormants,

Attardés sur les flammes d’hier qui froufroutent.

*

Si j’avais été une de ces caresses nocturnes,

Je toucherais les feux maillés au bord des mots,

Pour que les lignes du sort insatiable, sans repos,

Satinent à nouveau les rays sibyllins des nuits ternes.

*

Puis, pour un instant, je valserai sur ta musique,

Lors le froid morose ensevelit l’éclat du bonheur,

Sous les pavés argentés qui dessinent un cœur,

Au hasard éclairé par des émotions euphoriques.

*

© Liz

À l’orée du destin


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À l’orée du destin

*

L’écho des heures se perle de ton absence,

Orchestrant l’arpège éperdu du cœur fiévreux,  

Ondée vacillant à mon cou, collier langoureux,

Guidée par l’univers enroulé dans l’impatience.

*

Sur le rebord des reflets qui veille ta paupière,

Mon songe se pointille déchiquetant le temps,

Pour l’emprisonner dans le coffret du printemps,

Près du nid exilé où le tendre duvette sa lisière.

* 

Les pensées remplies de frissons et sensibilité,

Se courbent sous l’émotion délicate des matins,

Rêvant aux promesses gravées à l’orée du destin, 

Pour que l’aube, à chaque réveil,  s’attise de fidélité.

*

Du vermeil et du bleu, du feu, une rose écarlate,

Sur la voûte, lorsque le chaos s’évapore, libéré,

Nourrissant d’une beauté sauvage l’amour éthéré,

Jusqu’à ta peau, où s’incruste en filigrane d’agate.

*

© Liz    

Je n’ai jamais oublié


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Je n’ai jamais oublié

*

Je n’ai jamais oublié tes yeux enlacés au miens,

Lorsque le frôlement discret de l’aube fontaine,

Bâtit chaque matin sous un soleil de porcelaine,

Semant son art aux ailes des horizons aériens.

*

Tremblant, au creux du lointain l’œil s’allonge,

Jusqu’au silence saoule des roches millénaires,

Au-delà du ciel, de l’émoi des roses imaginaires,

Tissé de larmes de souvenirs, de perles de songe.

*

Je n’ai jamais oublié ton cœur enclavé au mien,

Quand l’écho de ta voix se dessine sur ma peau,

Assoiffé de ma chair, coulant en moi telle l’eau,

Au creux des brûlures, au fond de l’aven corallien.

*

Au puits du renouveau s’agrippe les flots fins,

De tous ces orages avides, enflammés de foudre,

Où la douleur se brise en tremblement de cendre,

Et le temps meurt, dans un océan d’ombres, enfin.

*

© Liz    

J’aurais aimé


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J’aurais aimé

*

J’aurais aimé être un vers troublé sur ses lèvres,

Le vertige indompté, tressé par l’errance des rêves,

Sur les falaises émues, à l’affut du vent qui soulève,

La mémoire prisonnière des souvenirs, des fièvres.

*

J’aurais aimé être cambrure, sculptée de ses mains,

Cette liane frétillante, enroulée à son esprit vermeil,

Accrochée aux récifs de coraux, à la rondeur du soleil,

Au carrefour du temps où le baiser de l’aube se peint.

*

J’aurais aimé être feu dans ses yeux en ivresse,

Lueur vacillant d’amour, l’éden des chants cristallins,

Sous l’écorce des corps serrés par le même fil opalin,

Lorsque la voûte tombe, édulcorée des promesses.

*

J’aurais aimé être son silence, sa houle secrète,

Le souffle satiné de l’oasis confus au sable d’or,

Suivant partout ses pas, vers l’horizon qui picore,    

Là où les roses son charmées par sa quête discrète.

*

© Liz    

Miettes de songes


Bonne et heureuse année 2017!

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Miettes de songes

*

Au gouffre poussiéreux où erre encor le cœur,

J’ai déposé mes rêves, mes baisers, ma chaîne,

Tournant le cadran du hasard qui est à la traîne,

Au creux des lumières azurées, dans l’œil rêveur.

*

L’écume des fragrances inconnues baigne l’été,

Et le soleil nu, en teint doré, charme les heures,

Sur les tuiles du ciel, au balcon de leur demeure,

Dans ce silence où tout renaît dans un sourire gâté.

*

Le souvenir d’hier embrasse l’éclair du combat,

Dans la pénombre de mon âme perdue, sablée,

Saupoudrant sur ma plume son ivresse troublée,

Écorchant l’éloignement de tes murmures délicats.

*

Par tes songes, sur ma chair, le désir s’arrondi,

Dénudant la mémoire, butinant l’écho des folies,

Sous la cambrure du corps où l’émoi se concilie,  

Avec le cri du sort, flottant sur les crêtes d’organdi. 

*

© Liz    

C’était si doux


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C’était si doux

*

C’était doux, si doux encor ton souvenir,

Lorsque sur la trace d’un grain de lumière,

Tout contre mon cœur plein de poussière,

Brille l’ébauche du frôlement  de l’avenir.

*

Et cet instant fragile, tel le soupir du vent,

Survole, rebelle, mes prunelles endormies,

Avant qu’à l’orée du lointaine frémit la vie,

Mettant, sans bruits, le chuchotis à l’évent.

*

C’était doux, si doux l’émoi de ton sourire,

Quand au petit matin s’émousse aux ondes,

Berçant l’orbe, cambrant les lèvres rondes,

Rêveur du souffle mou des mots et du délire.

*

Et ce regard, qui contrarie la frange des cils,

Tel un éclair qui fige l’embrun de l’existence,

Par-delà des pores, à oindre le pas de l’errance,

Dans le silence d’un espoir géant, mais volatil.

*

© Liz   

Mon pas te cherche


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Mon pas te cherche

*

Bientôt, l’œil va peindre les cimes de l’univers,

Effleurant en douceur le feuillage des aurores,

Dans le chaos de mon cœur où l’amour décore,

Les rêves fragmentés par une tempête de vers.   

*

Et les soupirs glissent jusqu’au frisson du pouls,

Bruissant de silences, recourbés par ton image,

Qui se compose en moi, exquise rose sauvage, 

Lorsque les vents jaloux hissent les désirs saouls.

*

Un premier pas te cherche, puis l’autre t’habite,

Juste quelques instants, sciures des insomnies,

Quand la mémoire t’embrasse tu es vertige de vie,

Secret de mes doigts qui abritent ton cœur azurite.

*

L’anneau des étoiles va bannir le fleuve de l’oubli,

Par l’étreinte des vœux, témoin timide des lèvres,

Qui te murmure, m’envahie, émoussant ma plèvre,

Où se déhanchent les bouquets des émois anoblis.

*

© Liz    

Ma certitude


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Ma certitude

*

J’ai accroché ma vie aux rideaux des paupières,

Déroulant les rêves naissant d’un confus demain,

Au fond de mes vœux il y a, en transe, le lointain,

Et le désir des mains qui succombe en poussière.

*

Sur mon corps un frisson, faiblesse des solitudes,

S’écoule ce soir, sans se fondre, en lent déluge,

Comme les eaux de l’âme, comme un lai fébrifuge,

Sur ce temps flou qui devient soudain ma certitude.

*

J’ai gardé la trace légère, courbée d’insouciance,

De ton sourire, de tes yeux qui cerclent mon ciel,

D’une troublante diaprure en pointe d’arc-en-ciel,

Où mon ailleurs s’exquise serein à ta ressemblance.

*

Sur ma peau une perle, une goutte d’abondance,

Ton parfum  à ma lèvre et ton soupir à mon cœur,

Par-delà des songes de lumière qui ornent le bonheur,

Pour que mes pores battent la cadence de l’espérance.

*

© Liz    

Sensations…


 

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Sensations…

*

C’était comme un tintement en plein cœur,

Animant l’éclat du feuillage, l’ombre froide,

Qui peint, au-delà des cimes, des palissades, 

L’azur de tes yeux dans le chaos du bonheur.

*

Et sur les hauts murs j’ai cru voir des anges,

Dans le silence de cet ailleurs éclairé d’étoiles,

Lorsque le temps nappe de ta courbe ma toile,

Prenant, au loin, la forme satinée des songes.

*

C’était comme un frisson au dos béat du soir,

Aux pâmoisons des mots, au vent de solitude,

Quand le destin s’endort, dérobé de quiétude,

Dans le duvet du souffle qui balance l’encensoir.

*

En transe, le ciel englouti l’œil ailé de l’antre,

Bercé encor par l’ivresse fauve des errances,

Avant que les soupirs expirent leur fragrance,

À mes lèvres, à ma chair et au creux du ventre.

*

© Liz    

Avant l’hiver des aurores


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Avant l’hiver des aurores

*

Au désert des silences  s’agenouillent les pas,

Intouchables et fous, assoiffés des flammes,

Aux dessous des minuits perdus dans l’âme,

À l’aube de ces matins fondus aux jardins lilas.

*

Les sens se camouflent aux soupirs intimes,

Jouent aux énigmes dans le miroir des heures,

Creusés en nœuds de chair jusqu’à ta demeure,

Sous les vagues des cieux et leur éclat sublime.

*

Les perles fines des îles satinent l’orbe du soleil,

Dans cette clarté où le corps parle aux saveurs,

Aux grains de la peau, cambrures des ferveurs,

Ondoyant en baisers sous les rayons vermeils.

*

Dans l’azur de tes yeux un murmure m’effleure,

Apaisante douceur avant l’hiver des aurores,

Tel un joyau d’amour a l’arrivée d’une vie sonore,

Qui fait craquer le cœur devant le sourire rêveur.

*

© Liz    

Je t’attends


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Je t’attends

*

Jusqu’au lointaine du sort où luit mon histoire,

Tu es l’unique parure que je prends à mon cou,

Le serment que je lègue aux rêves un peu filous,

Alors que le cœur veille sur l’existence illusoire.

*

À ce silence des bras, aux pas de mon errance,

Je t’attends à mon destin, tonnelle des vertiges,

Quand l’aube pourpre le fond des yeux en litige,

Puis égrène les perles de rosée aux fulgurances.

*

Puisqu’un bel éclat bourgeonne encor dans l’âme,

Je vis ton pouls et j’estampe tes soupirs d’émois,

Dans les cris de ma chair, dans le baiser des doigts,

A chaque retour du fidèle désir qui inonde la trame.

*

Aux dessins courbés de tes lèvres sur les hanches,

Dévastées de sens, éthérées de ce parfum discret,  

Fleurit en bouquet de jasmin, sans chagrin secret,

Cette douceur qui arpente au brûlant de la bouche.    

*

© Liz    

Émotions d’octobre


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Émotions d’octobre

*

L’automne rouillé s’osmose aux émois, aux lumières,

Et les jours fatigués veillent les nœuds du vent puisant,

En symphonie des cieux qui s’aliène à l’air séduisant, 

Attardée en clapotis essoufflés à l’orée des frontières.

*

Mon cœur entre-ouvert gravite autour de ton orbite,

Démuni de rêves, sur l’ellipse des sortilèges mielleux,

Aux puits de tes pupilles jusqu’aux frissons poudreux,

Où le soleil des souvenirs s’exquise en teinte azurite.

*

Dans la cruche du temps j’ai rassemblé mes cimes,

La solitude de mon exil, mes ans pliés à tes contours,

Veloutant le désir de ma mémoire, exubérant amour,

Cambré au moulage de ton miroir et à sa voix intime.

*

Aujourd’hui, octobre farde les rides de mon errance,

Par la sève de tes mains, de l’éclair énigmatique du ciel,   

Au dessus des ponts givrés sous les émois charnels,

Arrachés aux fleurs de jasmin, aux ondes de délivrance.

*

Les cinquante neuf pas s’écument aux voûtes rosaces,

Plongeant dans le bruissement des espaces enrubannés,

Aux plis ébahis des cambrures, aux rayons safranés, 

Dans le lointaine des aurores dentelée de bonaces.

*

L’éclat du feuillage va brouiller la peine de la saison,

Qui hante les coins discrets, foudroyant le cœur épris,

Pour qu’au-delà des douleurs l’œil reste encor surpris,

Avant l’hiver, en fin du sort, de la seconde floraison.

*

© Liz    

Tes sourires dans mon âme


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Tes sourires dans mon âme

*

Les vagues invisibles frissonnent si près des cieux,

Sous le vent qui se lève ployant les lourdes cimes,

Tandis que les rêves jouent dans leur union intime,

Bercés par l’aube qui colore timidement tes yeux.

*

Devant les échos du jour, là où le soleil se vêt d’or,

L’horizon de velours effleure encor l’orée aérienne,

Du signe prémonitoire des ombres bohémiennes,

Pour que le silence s’endort dans ce sublime décor.

*

Après un battement voué au néant ourlé de pas,

Mon cœur inspire les soupirs des illusions béates,

Dans le vertige des grands désirs, douceur délicate,  

Lors ma mémoire s’emmêle à l’étreinte de tes bras.

*

Rêveuse et riche de toi je tangue en souffle fidèle,

Vers l’irrésistible émoi cambré aux lèvres candides,

Aux souvenirs voraces, dérobés de paroles avides, 

Amarrant dans l’âme les sourires des délices rebelles.

*

© Liz    

Sous l’aile des songes


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Sous l’aile des songes

*

Le parfum fin de la nuit délie le nectar du matin,

Qui se pose sur ton cou, dans l’ocre des fleures,

Chatoyant d’un souffle langoureux chaque heure,

Et tes lèvres embaumées par des baisers libertins.

*

Le rêve ondule, incandescent, sur un tapi de vers,

Quand l’aube naît à l’horizon en teintes opalines,

Tandis que la rosée exhale son arôme de vanilline,

Si près de nous, comme une vibration de l’univers.

*

Le silence règne, donnant libre cours aux aveux,

Sous l’arche d’églantier, sous le zéphyr en flamme,

Au-delà des nuages froissés d’où hier cueillit l’âme,

Sans pleurs et sans regrets, à quelques pas d’adieu.

*

Dans l’infini sans fin, dans le miroir de ton regard,

Entre les bras qui jettent le sort noyé d’ombres,

Je t’attends encore à l’orée de ces journées sombres,

Sous l’aile des songes, tel un éclat au port du hasard.

*

© Liz  

Épanchée d’amour


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Épanchée d’amour

*

Dans l’écho langoureux des romances charmantes,

Qui frôle l’air, sublimant l’étoile et le pré vaporeux,

J’entends ton cœur et je vois tout l’azur de tes yeux,

Lorsque l’aurore parfume de corail l’eau dormante.

*

Vers le ciel argenté de voiles, des flammes astrales,

Bercent le matin, cueillant l’or du nonchalant soleil,

Imprégnant l’âme du pourpre, les doigts du vermeil,

Pour que le silence effleure la douce odeur florale.

*

Les traits de ton regard façonnent les notes divines,

De l’âme du violon qui passe en grand voyageur,

Sous les vitraux célestes perlés d’un souffle rêveur,

Quand le matin s’éveil, enivré par l’onde sibylline.

*

Avant que le soir peint les cimes émues de l’aube,

Aux confins du chevet la rose s’épanche d’amour,

D’un seul geste, au creux des paumes, en fin du jour,

Où le songe pétrit le pas du sort et creuse sa courbe.

*

           © Liz    

Tu es ce silence


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Tu es ce silence

*

J’ai pu garder au sein de mes yeux émerveillés,

Mon rêve et ton sourire aux sommets des lunes,

Cette lumière languissante sur le dos des dunes,

Le manque amer qui plisse mon sommeil éveillé.

*

Et même si le temps déserte l’éden d’autrefois,

Révélant à mon cœur la béance des nuits noires,

Je resterai ta rivière, l’ardeur de l’ombre ivoire,

Qui festonne ton nom sur le chemin chaque fois.

*

A ma lèvre prisonnière, au déluge de mes maux,

Tu es ce silence qui courbe l’émoi donnant forme,  

Au vertige incrusté a mon regard assiégé de larmes,

Et seul ton souffle fait éclore le chant des anneaux.

*

Sous ma paupière se tisse un bout de ciel frisquet,

Des nuages silencieux et mous, épuisés de solitude,

Des astres éperdus, innocents par leur béatitude,

Cherchant au réveil l’odeur et le baiser des bleuets.

*

© Liz    

Je voudrais te parler…


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Je voudrais te parler…

*

Je voudrais te parler d’espoir et de magie,

De l’émotion de ce dernier jour de septembre,

Qui répand tous ses essences au goût d’ambre,

De cette attente qui me laisse sans énergie.

*

Je voudrais te parler d’émois et de tendresse,

De ces instants qui courent, trop gourmands,

Sur la ligne frénétique des battements friands,

Lorsque mon cœur, fondu au tien, te caresse.

*

Je voudrais te parler du soleil et d’aurores,

De la douceur, en ce jour, des rêves blancs,

De cette vie qui frémit dans le regard franc,

De l’ange de lumière lié à ton âme amphore.

*

Je voudrais te parler du destin et de roses,

Veillant toujours sur toi, sur l’âtre du réveil,

Camouflant la peur, attisant les maux en éveil,

Pour parer l’inquiétude et les pensées moroses.

*

Je voudrais te parler d’amitié et de symphonies,

Composées de frêles sourires, tels des emblèmes,

Du vertige collé au front des voûtes, royal diadème,

Gravé en clapotis d’éclat d’agate et d’harmonie.

*

Je voudrais te parler de souvenirs et de chance,

De cette rage impatiente, du vacarme incessant,

De l’embrasure d’un nouvel horizon empressant,

D’un bonheur délicat, du renouveau et confiance. 

*

© Liz    

Petit cœur d’amour


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Dédicace pour ma petite fille, Aruna,

qui va naître en novembre

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Petit cœur d’amour

*

Petite empreinte collée à la peau de nos âmes,

Symbiose des fragrances, mirage de l’arc-en-ciel,

Crée par ce voyage de lumière aux arômes de miel,

Dans l’écrin de l’amour, secret en soie des trames.

*

Mon petit ange blond, ma deuxième princesse,

Je suis impatiente de t’accueillir en fin d’automne,

Lors la corde émeraude de ton printemps violone,

Sous l’archet de chaque matin ses mille caresses.

*

Petite branche issue d’un bel arbre de famille,

Tu as pris déjà place dans nos cœurs et nos pores,

Et l’onde divine qui songe en toi nous remémore,

Au temps astral et au berceau de notre charmille.

*

Petit cœur qui flâne vers l’horizon d’une étincelle,

Lors mon regarde t’enlace, ô quel mystère viager,

D’imaginer ton joli visage tracé d’un souffle léger,

Et tes sourires au bout de mes cils qui se ficellent.

*

Petite fleur du bonheur, gouttelette de ma sève,

Tu es le liant de mon histoire, la soif de mon hiver,

Mon délicat élixir du firmament, beauté de l’univers,

Tu as pris place dans mon espace et sur ma grève.

*

© Liz    

L’effet du renouveau


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L’effet du renouveau

L’effet du renouveau

*

C’est comme un désir au creux béat du cœur,

Qui pourpre de friselis le pouls de l’existence,

Sous les couleurs inconnues de la providence,

Empêchant le silence d’être l’éternel créateur.

*

En lourde confession l’épaisse racine du sacre,

T’incruste dans ma chair, lenteur cerclée d’opale,

Puisqu’ici,  à l’appel des mouvances  syncopales,

Le temps rejoint le miroir au-delà des simulacres.

*

En bruissement du feuillage, l’infaillible oracle,

Prédit, d’un ton mystérieux, la grâce de l’essence,

Cambrée dans mon ventre où je sens ta fragrance,

Tiède et légère à émouvoir le souffle des miracles.

*

Sur les canons des éclipses ridées par le hasard,

Au réveil de mon corps, aux rivages des épaules,

S’amasse toute l’éternité sur les cordes des violes, 

Onde dénudée des lèvres qui boivent le brouillard.

*

© Liz    

Jusqu’à ton souvenir


30

Jusqu'à ton souvenir

Jusqu’à ton souvenir

*

Au désert du ciel accoudé à ton absence,

Pareil au malheur qui courbe le sommeil,

Le frisson du soir détourne l’émoi vermeil,

Jusqu’à ton souvenir qui es ma délivrance.

*

Je marche sur les ponts des soifs sublimes,

Par-dessus des pleurs, secouant le temps,

Prête à te cueillir tel un exquis printemps,

Sous le miroir du sort engouffré aux cimes.

*

Sur les parois du cœur flocons de saveurs,

Voyagent encor, a en remplir l’espace lascif,

Pour que ta bouche enrobe les désirs naïfs,

D’un bout d’âme qui tinte en plein ferveur.

*

L’œil lamenté du jour brûle la sève ivre,

Glissant dans mes mains ton charnel orage,

Et moi je garde ton rêve à l’ombre du mirage,

Pour que tu sois l’écho de l’éclair à ma lèvre.

*

© Liz    

Rêve éternel


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Rêve éternel

Rêve éternel

*

C’est sur la grève du cœur, ocrée d’écume,

Que s’écrit le testament du rêve silencieux,

Pliant les draps moulés d’éclairs majestueux,

Et les soupirs des aubes au-delà des brumes.

*

Pour un instant, un seul, l’azur rime sa toile,

À l’éphémère qui s’invite au frais éternel,

Où s’endort le vallon sous l’instinct charnel,

Empêchant les sens d’attacher la belle étoile.

*

Aux nœuds déracinés des pensées pures,

Il n’y a pas de peine, juste un désir haletant,

De toujours t’attendre, vertige enveloppant,

Pour te recommencer, te destiner à ma parure.

*

La pupille frémit, légère, jusqu’à ton ombre,

Nue, à s’émouvoir du parfum des brises d’érable,

Tiède, comme une larme qui vieillit, vulnérable,

Ressemblant mes solitudes en pierres d’ambre.

*

© Liz    

Comme une étreinte


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Comme une étreinte

Comme une étreinte

*

Sous la lumière pourprée d’un nouveau jour,

Un rêve se pose, telle une délicate dentelle,

Caressant le silence tissé en teinte pastelle,

Au milieu des saveurs de son délicieux séjour.

*

Murmurant, la rosée scelle un baiser volatil,

Aux pétales scintillants, aux ondes matinales,

Déversant l’encens divin aux peaux virginales,  

Profilées par l’effleurement des regards subtils.

*

Le cœur se trempe dans ces instants flottants,

Étincelant sous l’effet du sort l’émotion défaite,

Lors les mots s’accrochent à la beauté parfaite,

Vers les limites du temps et les soupirs troublants.

*

Dorénavant, au fond de tous ces aurores frôlés,

Sur les rebords des pages, à la croisée des lisières,

S’épanouit ton sourire et cette envie éphémère,

Comme une étreinte qui cascade en désirs affolés.

*

© Liz    

 

Pour un instant


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Pour un instant

Pour un instant

*

Sur le rebord des cieux souvent le temps chavire,  

Et le doux baiser des roses flotte dans la lumière,

Parsemant leur douceur, franchissant la frontière,

De ces soirs frileux que le souffle du vent dévire.

*

Frissonnant, le cœur s’éternise pour un instant,

De rêves et de larmes frôlant une belle histoire,  

Dans la chaleur qui tisse d’or l’espérance illusoire,

Emportant le bonheur vers un ailleurs envoûtant.

*

En éclat de paillettes le miroir d’hier brise l’avenir,

Loin des ombres flétries, au creux des caresses,

Où un sourire suffit à effacer les traces de détresse,

Attisant les flammes, brûlant le doute du devenir.

*

Au hasard du regard, en doux battements de cils,

Le dernier bruit de la nuit pousse l’aura frétillante,

Vers le sommet de la voûte où file l’étoile dormante,

Affaiblie de mélancolie, au creux de son véritable exil.

*

© Liz    

Coupable d’aimer


37

Coupable d’aimer

Coupable d’aimer

*

Une vague en frisson vogue sa caresse fine,

Autour de l’horizon, tout autour des soleils,

Sur les joues des aubes, sources de vermeil,

Dans l’air des collines, sur les cris des ruines.

*

Le berceau des mots s’ancre à tes épaules,

Par-dessus des chemins en pleurs du destin,

Lors l’infini turquoise plie ses ailes de satin,

Ignorant qui je suis, brisant le mur de ma taule.

*

Alors que le ciel blanc gémit sous les étoiles,

Je veille jusqu’à l’émoi des murmures frileux,

Pareille à ton passage qui borde mes yeux,

Renaissant en pétales de rêve au pied des toiles.

*

Derrière les barreaux le cœur s’inflige de peine,

Car il est damné d’aimer, exilé dans le printemps,

Troublé, il trempe sa chair dans le séjour du temps,

Pour bâtir, sans aucun bruit, la nostalgie en reine.

*

Coupable, éperdu, il effleure la brume des saisons,

Ambré de mélancolie et de sentiments enchaînés,

Il écoute la gamme évanouie des silences entraînés,

Par l’éternelle sentence jusqu’ à la fin des lunaisons.

*

© Liz    

À l’aube du hasard


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À l’aube du hasard

À l’aube du hasard

*

Les vagues des nuits étreignent l’éphémère rosée,

Au creux du murmure solitaire, derrière le sourire,

Lors l’œil troublé contemple la fragilité des soupirs,

À l’écoute d’une émotion dans le silence des orées.

*

Au milieu du chemin pousse la racine des pensées, 

Et vers l’au-delà du hasard chavire le sort contrarie,

Sans aucun remords, le temps baigne et encor parie,

Sur les pas de la douleur lorsqu’elle s’est dispersée.

*

Bouleversée par la naissance de chacune des larmes,

À l’ombre des mirages, au sommet des sentiments,

J’esquisse ton image dans le pourtour du châtiment,

Voilant l’existence d’une passion au sein de l’âme.

*

En nuance éblouissante le rêve se fige sur les étoiles,

Au contour des jours froissés, au rebord de mon ciel,

Pour retrouver l’éclat grisé par le vertige torrentiel,

Et la vibration des mots déposés au fond de la toile.

 

*

© Liz    

Pensées suspendues


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Pensées suspendues

Pensées suspendues

*

Porté par le songe et le soupir d’une main en fleur,

Le désir des lèvres brûle le chuchotis du cœur épris,

Lors, pourpré de la pudeur des sentiments incompris,

Dépose une perle sur la chair, sillonnant en sa pâleur.

*

L’instant semble éternel, jolie empreinte laquée,

Sous les auréoles discrètes entremêlées à l’air bleu,

Habillant de velours nos contours accordés aux feux,

Pour que l’émoi défroisse le ciel des nuits arquées.

*

Au doux susurrement de l’étoile épousée à l’aurore,

Le temps s’arrête et les roses arpègent leur bonheur,

En leur bouton de soie les baisers chantent en chœur,

La mélodie d’un ailleurs, une fugue à la voix sonore.

*

À chaque brise légère des cils, en transe intime,

Je te revois, à quelques mots de moi, tu es partout,

Collé aux sourires, à l’ombre des montagnes surtout,

Parfois tissé en grains de lune, où embrassé de rimes. 

*

© Liz    

L’empreinte de poussière


 

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L’empreinte de poussière

 

L’empreinte de poussière

*

Le cœur envahi par des sourires évanescents,

Et les rêves blottis aux creux des lunes éthérées,

Je t’écris ces quelques mots à l’encre emparée,

Bercés de soupirs, confits du temps opalescent.

*

La vague à l’âme, langage muet des souvenirs,

Escorte le vide qui se replie aux échos de la pluie,

Sifflant en chant cassé lorsque la peur s’appuie,

Sur l’archet du violon rythmé du pouls de l’avenir.

*

Et quand le soir se couche sur l’aile du papillon,

Tu es partout, dans l’irréel brodé par la lumière,

Pour poser, sans savoir, l’empreinte de poussière,

Aux cils des nuits en coups précipités de carillons.           

*

Dans cet ailleurs tout va renaître d’un émoi pur,

D’une larme de soie, témoin galbé des ondes,

Illusion tissant en fils d’albâtre leur peau blonde,

Où l’organdi des cieux auréole le noir des murs. 

*

© Liz    

Je me rappelle plus


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Je me rappelle plus

Je me rappelle plus

*

Je me rappelle plus si hier je t’ai ouvert la porte,

J’étais perdue parmi tous ces instants émouvants,

Dans la faiblesse de mes songes flous, hésitants,

Le pas délaissé, là-bas, au milieu des feuilles mortes.

*

Je me rappelle plus si tu étais le cœur d’une rose,

Dénudé dans mes yeux, sous l’ondée des univers,

Sur les soupirs intenses, dans une cascade de vers,

Lorsque chaque seconde frémit dans son apothéose.

*

Je me rappelle plus si tu as encore trouvé la clé,

Accrochée aux abysses des mots, à l’encrier creux,

Dans l’écume emportée par mon ciel poussiéreux, 

Où peut-être sous les ruines de mon âme exilée.

*

Je me rappelle plus si j’étais cette douce étreinte,

Cachée dans l’air que tu respire, si près de chez toi,

Cette perle de tendresse dans le cou, l’éclat sur le toit,

Un battement trop fort où l’ombre de ton empreinte.

*

© Liz    

 

La rosée du cœur


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La rosée du cœur

La rosée du cœur

*

Les yeux s’accrochent aux aubes des lisières flâneuses,

Entre le ciel et l’océan de tendresse, au creux du papier,

Où s’amassent les gouttes d’aquarelle, les mots en collier,

Pour qu’à ta fenêtre ruisselle une douce mélodie joyeuse.

*

Le frôlement discret de l’air embrase l’anneau des ondes,

Avant même qu’il apprend au sablier crayeux du temps,

Que ton sourire frissonne en sourdine et pour longtemps,

Sur ma lèvre noctambule, au milieu des joues rubicondes.

*

Devant le soleil levant gémit épanouie la vague friable,

Frôlant l’instant fardé par la teinte de mes sentiments,

Dans la candeur délicate d’un nouveau pressentiment,

Sous la lumière qui étreint la rosée d’une passion viable.

*

Le silence glisse effleurant l’âme grisée de mélancolie,

Et les rêves envahissent le chemin scellé par le bonheur,

Chuchotant sans bruits, embusqués dans le ravin du cœur,

Tandis que le creux des mains se souvient d’un grain de folie.

*

© Liz    

Le grimoire de l’âme


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Le grimoire de l’âme

Le grimoire de l’âme

*

Il y avait un grain de lune aux frontières des rêves,

Qui entourait les jours d’une fine auréole lumineuse,

Berçant le ciel de mousseline, la nuée cotonneuse,

Quand a l’horizon, de bonne heure, le soleil se lève.

*

Dans le grimoire de l’âme le halo des mots confus,

Fond lentement aux confins d’un hasard où pérore,

L’œil pourprin de ton univers couvert de mon aurore,

Déliée par les traits de l’âtre secret et son amour infus.

*

Au seuil des souvenirs l’ombre de ce passé indéfini,

Saignant dans mes mains nues en courbes d’émotion,

Quand le temps me suit au-delà des cris, des tentations,

Contre le vent violent d’aujourd’hui qui brise l’infini.

*

Le silence vacille sous le grand tremblement du ciel,

Et de ses grands bras il berce la peau de la douleur,

Lorsque la tempe bat en claquement de couleurs,

Pour éclairer les cils de chaque mouvement providentiel.

*

© Liz  

J’ai gardé le délicat émoi…


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J’ai gardé le délicat émoi…

J’ai gardé le délicat émoi…

 

*

J’ai sur ma peau la dentelle fine de nos rengaines,

Les rides de ces jours trempés aux creux du temps,

Des gammes que le violon pleure en contretemps,

Et les murmures discrets de nos aurores lointaines.

*

J’ai aux bouts des doigts le zeste d’une promesse,

L’âme qui soupire, l’écume épaisse de nos remords,

Des sentiments humides évanouis sur leurs rebords,

Une fugue semblable au carrousel de nos tristesses.

*

J’ai sur mon cœur les caracoles de tes absences,

L’écho du vent qui noie le bruit amer des éclats,

Des émois sonores, des étreints, des sourires béats,

Et l’étincelle en grande désordre dans son innocence.

*

J’ai aux pores des songes le trouble de mes rimes,

L’infini de tes silences, le désert d’un désir orphelin,

Une pensée rebelle à en savourer les reflets opalins,

Et tous les feux où miroite le bleu des lueurs intimes.

*

© Liz            

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