Témoignage du silence


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Témoignage du silence

Témoignage du silence

*

Sur mon cœur passionné, en tresses de lunes,

Tu creuses des roses, de doux frissons gourmands,

Blond battement d’écume qui s’enguirlande,

Feuilletant les mots encrés aux yeux des dunes.

*

Aux souvenirs, l’aurore en goutte de nacre,

Dépose la saveur rose de ton baiser,

Témoignage du silence prêt à tisser,

Dans ma poitrine le désir bleu de l’encre.

*

Les fils du rêve éclairent les paupières, 

Et le sursaut de ton cou émeut les délices,

D’onde lisse le ciel perle les calices,

Lors la brise des nuits frémit aux frontières.

*

Le souffle se perd, des rafales aux paumes,

Cotonne l’aube qui s’éveille aux creux des bras,

Les toits pliés de la voûte s’arquent sous les pas,

Et ta voix fond à la mienne, loin des brumes.

*

© Liz  

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Sur le rebord des aurores


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Sur le rebord des aurores

Sur le rebord des aurores

*

Je te revois sur le rebord des aurores,

Accroché aux lueurs bleues du céleste diadème, 

Dans l’opale des rosées, aux feux  bohèmes,

Parmi les rêves, glissant des joies sonores.

*

Comme une dentelle perlée aux plis des toiles,

Un souffle léger le soir, un chant dans l’air clair,

Une brise sur la soie des laques mohairs,

Et dans l’univers froid le pleur muet d’étoiles.

*

Un rayon te noue à mon âme, o douce errance,

Et les nuits t’enlacent aux songes frémissants,

Car bientôt, sur mon front, s’endort le pont hissant,

Sous l’aile battante des jours et leurs créances.

*

Le cœur ne sait plus où poser sa caresse,

Et sur la bouche pâlit un baiser secret,

Au-dessus des nuages, sur la peau des regrets,

Le silence mord l’émoi jusqu’à l’ivresse.  

*

© Liz  

Parmi les silences


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Parmi les silences

 

Parmi les silences

*

Sous l’azur courbé de nuages et des arceaux,

Une brise escorte les allées d’écume,

Le doux parfum blotti au levant de la lune,

Près de cet ailleurs troublé dans son petit berceau.

*

La rose en juin t’étreint, fragile visage,

Et entre mes mains closes pâlit la flamme,

Le soleil est chagrin et l’orée se pâme,

Dans l’iris qui frémit, fardé de mirages.

*

Les souvenirs éclosent au fond de mes yeux,

S’accoudent sur la peau veloutée de l’âme,

Baiser tendre posée en pépites de larmes,   

Voletant vers l’ivoire du nid duveteux.

*

Parmi les silences et rêves assoupis,

Le temps s’écoule, comme une épaisse lave,

Et mon cœur sanglot encore, pauvre épave,

Qui sombre à la croisée des destins accroupis. 

*

© Liz    

Quand l’heure frémit


 

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Quand l’heure frémit

 

Quand l’heure frémit

*

  

L’heure noie ses grains de sable, l’âme vibre,

Devant le regard muet, emplit de rêves flous,

Lors, aussi légère que l’air, les frissons fous,

Cambrent leurs baisers bleus à l’aurore sombre.

*

Sur l’île des fragrances, couche la grâce,

Nue de mystères et de secrets visages,

Rivant la solitude d’un tiède alliage,

Aux rêves manqués et aux larmes fugaces.    

*

La pensée veille les bougies pliées d’insomnie,

Et le désir s’épaule sous les doigts nichés

À la cruche des soupirs, aux contours arqués,

Aux saveurs sauvages, veloutées d’harmonie.

*

Lors le cœur enlise la brise nocturne,

Les canons ridés d’errance, blanchis d’hiver,

Démasque le silence gris pour raviver,

La beauté divine sous l’écorce terne.

*

Le cœur poudré de toutes ces nuits pastelles,

S’entoure de nœuds fleuris, de bruits sonores,

De lunes coulant en tons multicolores,

Mêlant dans leurs urnes fleurs nouées de dentelles.

*

Alors qu’un rêve frémit devant l’étoile,

L’énigme écaille l’orbe du miroir fluide,

Les roses sanglotent et l’infini vide,

Éclate en coupes dociles sur la toile. 

*

© Liz    

Entre ciel et terre


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Entre ciel et la terre

 

Entre ciel et terre

*

Le ciel rougit lors l’étoile vagabonde,

Tresse, devant l’aube, son beau sourire blond,

Fuyant l’horizon, le temps et les antres ronds,

Pour dompter les songes, les heures profondes.

*

Le jour naît, riant au creux du nid des lisières,

Sur les crêtes des cimes, quel feu sublime!

Qui dresse l’œil du néant et les sillons divins,

Auprès de la neige, au-dessus des poussières.

*

Et l’infini s’abaisse, splendeur dans l’ombre,  

Lorsque la pensée passe plus haut que le sort,

S’attarde et ondule les silences du port,

Jusqu’aux vallons accablés de voiles sombres.

*

L’âme serpente, monte au sommet des sources,

Au-delà des lieux rêvés, sans savoir le séjour,

Enrubannée par tant de guirlandes d’amour,

Puis, entre ciel et terre, quitte l’écorce.

*

© Liz    

Elle continuera


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Elle continuera

Elle continuera

*

Elle continuera à écrire quelques pensées,

Frôlant les souvenirs emmurés à côté,

Son cœur encore collé aux soupirs du passé,

Et le regard condamné aux émotions brisées.

*

   

Devant son vécu, le temps – voleur de sa vie,

Son histoire éloignée – qu’elle n’a su garder,

Des mots frêles qui parfois la laissent guider,

Ses rêves au gré des sourires, à la survie.  

*

Ce jour, frôlant la caresse de l’aurore,

A la croisée des lisières, vers cet ailleurs,

Elle berce sa douleur, quel triste décor,

Lors cette dernière fois se remémore.

*

       Puis, collée au souffle apaisant d’une mélodie,       

Elle songe à tous ces sentiments naissants,

Et reste enchaînée à son secret assourdissant, 

Tandis que les doigts se pétrifient à l’agonie.

*

© Liz    

La lune


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La lune

 

La lune

*

La lune silencieuse tisse ses songes,

Au fond des nuits voûtées, à l’ombre limpide,

Dans le regard bleu des étoiles torpides,

Aux carrefours des cris, sur l’aile des anges.

*

Le chant de son cœur frémissant suspend ébloui,

Les fontaines tièdes, collées à sa croûte, 

Les éclairs grisonnés, le son doux des flûtes,

À l’onde des cils blonds, à l’infini évanoui.

*

Son murmure se recourbe dans l’air obscur,

Pareil au calme sonore, au bruit des mers,

Puis s’envole sous le vent, fumées amère,

Qui frissonne sur le creux des silences purs.

*

Sa chevelure d’argent tombe sur les flots,

Et son soupir refait la lumière ardente,

Embrasse la peau pâle des fleurs patiente,

Et lentement s’allonge près du vieux sanglot.

*

© Liz    

Petite lueur


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Petite lueur

Petite lueur

*

Une petite lueur déchire la douleur,

Dans l’œil terni de temps, où gémissent les pleurs,

Lorsque le sort effeuille l’avenir berceur,

Du chemin agité qui cherche le bonheur.

*

Au chevet du soir, le chant hardi des années,

Trouve son écho dans l’éveil du cœur peiné,

Tel saule pleureur rêve du ciel destiné,

Nu de tous vents frileux, bleu de fleurs rubanées.

*

Dans le vide immense, cette foi essentielle,

Éblouira l’âme, sublime flambeau éternel,  

D’un souffle d’ailleurs qu’illumine le tunnel,

Douce étreinte d’une joie providentielle.

*

Le front reste troublé sous l’aile des pensées,

Frémit au toucher du rêve et cils enchantés,

Et, gracieux sourit a ces serments diamantés,

Au sein divin, fidèle aux roses encensées.

*

© Liz      

Tressaillements…


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Tressaillements…

Tressaillements…

*

Lors la tristesse se perd au fil de l’âme,

L’univers se renverse dans l’œil frémissant,

Parfois, ton sourire éclaire le ciel ardent,

D’où s’égoutte l’émoi sur la soie des trames.

*

Sous les mirages gonflés par l’aube neuve,

La vie sacrée palpite loin de l’horizon,

Aux sommets divins darde le feu des frissons,

Pour qu’encor la tendresse d’amour s’abreuve.

*

La chair du soleil teinte le sein des ombres,

Et son or pur, brillant, franchit les soirs fatals,

Allumant l’astre aux feuillages de cristal,

Qui tinte dans l’intime des heures sombres.

*

Le souffle flou des rêves sur la paupière,

Trésaille devant le crépuscule subtil,

Et le parfum qu’exhale l’azur volatil,

Reste captive dans l’ivresse des pierres.

*

© Liz  

Au bord de l’instant


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Au bord de l’instant

Au bord de l’instant

*

Devant le miroir désert l’âme s’éveille,

Sensible aux songes gravés de leur mystère,

Sombrant dans l’éternel trop lourd et austère,

Aux vieux mirages parsemés de merveille.

*

L’ailleurs apaise ses pleurs et puis effleure,

L’archet qui sanglot et son sourire triste,

Les chants purs du sortilège fataliste,

Qui berce dans sa coupe une vie meilleure.

*

La nuit glisse entre ciel et l’onde profonde,

Et suspend à ses longs cils des baisers tendres,

Errant dans les ravins flambés par les méandres,

Tamise l’émoi des heures rubicondes.                

*

Une brise chantonne à l’âme orpheline,

Devant les abysses silencieux d’extase, 

Et, au bord de l’immense dais noir, embrase,

L’instant immergé aux chairs des rêves opalins.

*

© Liz    

Ton souvenir


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Ton souvenir

 

Ton souvenir

*

Sans bruit, le ciel vaporeux que l’âme frôle,

Tressaillit au baiser intime des songes,

Qui glisse à peine sur cette voûte créole,

Et revient sur ton souvenir où s’allonge.

*

Rivé à l’infini, bercé de roses pâles,

Toujours blotti parmi les parfums diaphanes,

Sous les accords prolongés des nuits d’opale,

S’effile dans son coffret de filigrane.

*

L’instant muet trébuche, palpite en sourdine,

Sur les cils du crépuscule et ses délices,

D’où naît le cœur des routes abyssines,

Et les limpides flots perlés de supplices.

*

En haut de grandes sources pures se couronne,

Sous le murmure cristallin des soirs vermeils,

Dans la douceur des brises nues qui chantonne,

Au creux du temps nimbé d’extase et sans pareil.

*

© Liz    

J’ai vu à l’aube


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J’ai vu à l’aube

J’ai vu à l’aube

*

J’ai vu l’aube troublée par le grand silence,

Lors l’ondée des brises respire ton âme,

Dans l’air qui flotte inquiet, au creux noir des flammes,

Au cœur aéré des cieux coffrés, plutôt mince.

*

L’orée soupire, courbée de sortilèges,

Semble si triste errant parmi les abîmes,

Laissant fuir de ses bras l’émotion sublime,

Témoignant au fond des nuées le sacrilège.

*

Pendent que l’obscur brûle, l’amer s’égare,

Derrière le bruit des voiles anonymes,

Là-bas, l’éternité solennise les cimes,

À la chair des rêves, frémissant de nectar.

*

J’ai vu à l’aube le bleu de ton sourire,

Les franges dorées de soleil, la fleur calme,

Ta main pâle qui se pose sur mon âme,

L’heure froide qui tinte l’adieu aux souvenirs.

*

© Liz   

Devant le ciel


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Devant le ciel

 

Devant le ciel

*

Devant le ciel nu, allumé d’astres flottants,

Je rêve, à travers le silence de l’âme,

De ton soupir posé sur mon cœur de femme,

Bercée par son souffle secret et envoûtant.

*

Lentement, la douceur vient d’encenser l’instant,

Puis, épanche la mélancolie mourante,  

Aux faiblesses troublées des lèvres souffrantes,

Qui ne savent plus frôler cet amour chuchotant.

*

L’heure se dégrafe loin du crépuscule,

Là où sonne le songe, fuyant les peines,  

Derrière les émois d’une joie sereine,

Dans l’abandon d’un long regard qui fabule.

*

Devant le ciel nu, jonché de désirs inquiets,

Mes yeux brillants d’une frénésie sublime,

Peignent les roses fanées aux chairs des cimes,

Pour que leur beauté s’exile vers ton chevet.

*

© Liz    

Au creux de l’absence


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Au creux de l’absence

 

 

Au creux de l’absence

*

Loin, à perte de vue, devant cette lueur,

J’étreins ton image liée à ce cœur bleutant,

Pour que tu coule dans le vif de cet instant,

Mêlé au vent, délivré du poids moqueur.

*

En maille de soie, dans le sang des absences,

Tu m’accompagne, doux crépuscule du temps,

Suspendu sur les confins épais du printemps,

Imitant leur chaleur feutrée de constances.

*

La pensée défait le songe, noyau d’histoire,

Hanté de cavernes, à l’écoute des lieux,

Quand l’aurore gravite dans l’âtre des feux,

Au mouvement de chaque peur  libératoire.

*

L’âme se dérobe, émaillée de vagues,  

Dans la turbulence des mots, autour de l’antre,

Greffe qui bourgeon dans un infini neutre,

Façonnant bribes de vies unies en bague.

*

© Liz   

Silences troublés


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Silences troublés

Silences troublés

 

*

Regard ancré aux silences emplis d’azur,

Vers le soleil où se perd l’étoile des nuits,

Je sais le songe aux crêtes des fleurs éblouies,

Au battement du cœur, au friselis des murs.

*

Lorsque l’aube sanglote et ne sais plus rêver,

Dans son grand déversoir il n’est point de larme,

Pendent qu’à l’orée la lune nue se pâme,

Ton sourire m’émeut, frêle vie à garder!

*

Au-dessus de nos lisières floues, le ciel rosit,

Cajole le chemin, les pupilles sombres,

Déposant baisers sur l’épaule des ombres,

Impatient, il frémit ému et puis sourit.

*

Il reste encore le bonheur de ton aveu,

Une odeur rose, l’éclat des lèvres voilées, 

L’exquise caresse, une nuit étoilée,

La coupe d’amour au milieu du nid bleu.

*

© Liz   

Les traces du temps


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Les traces du temps

Les traces du temps

*

Plongée dans l’obscurité, au gré des rêves,

J’ai coloré les mots profonds de lumière,

Trempé les yeux rebelles à l’encre glacière, 

Pour modeler les traces du temps sans trêve.

*

Accoudée à l’horizon, aux paumes du ciel,

Là où brûlent les songes et quelques pensées,

J’ai  livré le destin des errances blessées,

Dans la pénombre des aveux providentiels.

*

Cachée dans le regard ombragé des ailleurs,

J’ai oublié l’absence, la plaie des vanités,

Le son des cloches apaisé d’éternité,

Le tiède silence, cambré aux jours meilleurs.

*

Nichée dans les plis vernis du matin trompeur,

Dans le calme de la magie des aurores,

Sous les nappes des lueurs éveillées encor,

J’ai mélangée le sourire aux rosées du cœur. 

*

© Liz    

Sous une treille d’iris


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Sous une treille d’iris

 

Sous une treille d’iris

*

Sur les cils lourds, perlés de rêves langoureux,

La nuit dégrafe son corsage d’étoiles voilées,

Et la lune reste suspendue à sa chair parfumée,

Lors une lueur rose teinte son front amoureux.

*

Errant au bord de l’horizon, aux plis étincelants,

Le mystérieux silence se penche noyant l’ombre,

Parmi les rumeurs éternelles de la voûte sombre,

Glissant ses soupirs fous au nid des flancs brillants.

*

Chaque lendemain, ivre, enferme au cœur nu,

Les bruits des majestueuses lumières éloignées,

Qui descendent, transparentes et sublimes alignées,

Vers l’orée de cieux en noces, vêtue d’un bleu ingénu.

*

Aux creux de l’infini l’aube brûle et le soleil frémit,

Lors l’étreinte des voiles blanches unit les bagues,

Et l’écume ourle les âmes allongées sur les vagues,

Sous une treille d’iris où les émois restent endormis.

*

© Liz    

Les rêves


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les rêves

Les rêves

*

Là-haut, les rêves tatouent la peau du ciel,

Accrochés aux longues attentes, à la liesse,

Au contour des nuages couronnés d’ivresse,

Et au silence cendré de passion, vêtu du miel.

*

Inquiets, entre deux soupirs, au seuil du jour,

Glissent leurs chairs sous la coupole blanche,

Dans l’œil bleu des fontaines où s’épanchent,

Les cœurs tremblants, l’aube rose et l’amour.

*

Silencieux, ils s’attardent sur l’aile de l’instant,

Fracturés par les temps, éveillés de lumières,

Aux revers des nuits sur l’abysse des lissières,

Naissant dans l’invisible d’un regard déroutant.

*

Là-haut, les rêves s’harmonisent d’un souffle,

D’un lointain souvenir, d’une main d’écume,

Lors l’aurore veille derrière les voiles de brume,

Errant dans la pureté, telle une feuille de trèfle.

*

© Liz    

Vague de tendresse


 

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Vague de tendresse

Vague de tendresse

 

*

 

Au cœur des silences une vague de tendresse,

Fredonne, sous un ciel azuré, ses mille secrets,

Et leur reflet enflammé perce les mots discrets,

Quand l’aube s’éveille et irise les yeux d’ivresse.

 

*

 

Au plus profond des pensées ton âme céleste,

Éclaire, au ciel des paupières voilées, un visage,

Tel un voile qui se déplie embaumant le mirage,

Sous les bras fermés où luit la flamme en zeste.

 

*

      

Le mystère reste suspendu à l’envie éperdue,

Le bonheur rêvé passe, errant aux pores de l’âge,

Triste et monotone s’exile au dessus des nuages,

Car l’amer brûle la tempe ridée, la voix inconnue.

 

*

 

Si l’éternel pouvait épancher les brasiers flétris,

Sentir le baiser des serments, l’ineffable caresse,

La douceur enivrante qui brode la vie d’allégresse,

Alors, le soleil empourpra l’instant pur et attendri.

 

*

 

© Liz    

Sur l’autre rive


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Sur l’autre rive

*

Vers l’aube, le silence reste fondant, si vaporeux,

Une touche légère, comme le frisson de sa pensée,

Sous les canons millénaires, aux roses encensées,

Au cou des cieux désertés par des éclairs lumineux.

*

Au-dessus du temps, en ponts vers chaque matin,

Elle secoue l’absence et les fugaces ondes muettes,

Sans qu’un seul doute ne chagrine son envie secrète,

Qui coule insouciante, telle une bouffée de jasmin.

*

Ivresse! Sensations brûlées, feuilletées de serment,

Des brasiers tombant sur le cœur voilé de douceur,  

Et des aveux dans ses cheveux, saignant de douleur,

Destin gravé au creux de paumes, fin des tourments.

*

Sur l’autre rive les cimes se peignent déjà de rêves,

Étreintes des bras vers les vertiges de sa mémoire,

Quand le corps s’alourdit d’une présence illusoire,

Harmonisant l’infatigable désir de l’esprit qui s’élève.

*

© Liz  

À l’antre du soir


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À l’antre du soir

*

Un sourire, icône pâle, ralenti mon éloignement,

Et le cœur s’essouffle aux spasmes des errances,

Là où les mots frémissent troublés, douce alliance,

Si près des silences veloutés, divin ensoleillement.

*

Son écrin parme enserre la poussière du temps,

Réveillant le parfum amoureux de cimes éclipsées,

Lors le calme rayonnant courbe les flammes frisées,

Et les vagues approchent le pouls aveuglé des vents.

*

L’œil des cieux brille, anime l’éclat de l’été froid,

Et ton entier se perd au port où tangue l’absence,

Tremblant, comme le cri des rochers sans clémence,

Jusqu’aux ombres des jours aveuglés par le désarroi.

*

Or, au chevet des aurores, sur les confins des rêves,

S’émoussent les ondes, berçant encore la fidèle lune,

Cambrée à l’antre du soir, aux symphonies des dunes,

Aux ballants des vallées et au miracle qui se soulève.  

*

© Liz    

 

J’ai dans le cœur


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J’ai dans le cœur

*

J’ai dans le cœur la splendeur de milles étoiles,

Le soleil et l’orage, le frisson légère et vaporeux,

Le bleu jusqu’à son ombre, les nuages silencieux,

          Et le désir des mots qui frôle l’éternité de la toile.           

*

Sous des parfums fondants, au réveil des aubes,

L’insomnie des rêves combat les haies de l’exil,     

Vers les fentes voraces de rosée, ô, mystère volatil,

Où l’amour veloute les brises d’absence qui daube.

*

J’ai dans le cœur des tristesses ridées d’errance,

Des plaies secrètes, des souvenirs frôlant le passé,

Des larmes qui peignent les pierres de chaque été,

L’ancienne valse, plutôt son chagrin, sa fulgurance.

*

Et si j‘ai un peu froid à chercher la nouvelle route,

Devenue si solitaire, écroulée aux draps de l’instant,

Qui tisse à ma paupière les peines de cils haletants,

Mon âme, lourde et muette, pointille ta fragile voûte.

*

© Liz    

Vers l’infini  


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Vers l’infini  

*

A quelques pas de l’horizon, le chaos et le trouble,

S’accrochent aux brises tombées de l’aube fontaine,

Frôlant discrètement le baiser des ombres lointaines,

Là-bas, où les cieux se déchirent et le froid redouble.

*

Son cœur éperdu, trempé d’encens et en serment,

S’écorce à l’infini, envahi par ces lueurs étrangères,

Caresse rebelle qui dévoile une mélancolie passagère,

Lorsque les rêves se fragilisent, effeuillés d’isolement.

*

A l’encre de ses mots picore l’amour de cet ailleurs,

Les pluies bleues des levants qui satinent les lunes,

L’onde rouge des couchants, les courbes des lagunes,

Quelques pages éthérés qui enclosent un sort meilleur.

*

Au creux de ses pensées les pleurs des souvenirs,

Quand l’heure du départ caresse le voile des vagues,

Sous la tempête des lourds émois qui porte la bague,  

Et le temps qui plie le vœu des étreintes sans avenir.

*

© Liz    

Triste aquarelle


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Triste aquarelle

Triste aquarelle

*

Elle vit encore nouée dans l’aile d’une étincelle,

Au cœur de l’univers, dans cet ailleurs dormant,

À l’aube des nuits sabrées de rêves mouvants,

Frôlant discret cette vie fanée, ô, triste aquarelle!

*

Sur les sacrés parvis, au calme berceau de l’âme,

Le vent fumant s’éloigne de ces matins d’albâtre,

Vers l’air muet de l’horizon, à la quiétude de l’âtre,

Glissant parfois le temps au duveteux des trames.

*

À l’ombre des silences, dans l’œil plié des pierres,

Miroite parfois un souvenir, combat frêle du désert,

Il se nourrit d’émois, rosace qui prie au cœur ouvert,

Une cathédrale sculptée aux doigts frileux de la terre.

*

Autour du ciel, sur le piano que l’étoile parsème,

S’entend les mots grisés d’émotions, un rire promis,

Par le regard posé sur la douleur, aux pleurs soumis,

Au dernier voyage galbé d’éternité et de dilemmes.

*

© Liz  

 

À travers le temps


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À travers le temps

À travers le temps

*

Le frisson du vent déride le pleur du temps,

Qui enlace le cœur brisé, l’œil vide, sans grâce,

Tissant une aube légère sur les béates traces,

De ces nuages brûlés, envieux du printemps.

*

   

Là-bas, l’éternel habille le baiser gelé du jour,

Dans ce silence voilé de fragrances inconnues,

Trempant l’âme au sein des passions charnues,

Sous la cambrure des lunes veloutées d’amour.

*

Les pinceaux sacrés du sort effacent l’oubli,

Troublant la mémoire imprégnée d’absence,

Car l’hiver approche, errant grisé d’essence,

Pour que l’obscur se farde de songes anoblis.

  

*

Je prends ton soleil et je le mets à mon ciel,

Imbibant mon regard d’innocentes étincelles,

De tes rêves vagabonds, écumés d’aquarelle,

Et ce désir sauvage qui se délace cédant du miel.

*

© Liz 

Je me rappelle…


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Je me rappelle…

Je me rappelle…

*

Le temps se recourbe au creux de la pénombre,

Et me laisse frisson d’été au chevet des soupirs,

Envahie de rêves qui tanguent animés de désirs,

Sous les doigts en îlot, emmêlés à l’aube sombre.

*

Une lueur, passage éclairé sous le vent et la pluie,

Chuchote en bout du chemin à l’arrivée du soleil,

Avant que le silence ose caresser le matin vermeil,

De quelques gouttes de rosée, d’étreintes alanguies.

*

Je me rappelle de ton sourire qui aveuglé ma voix,

Et les yeux remplis de larmes ancrés aux désarrois,

Tandis que la vie se lasse, sans renouer aucun droit,

Au plus profond de l’âme l’émotion se perle de soie. 

*

Il y a des mots qui murmurent encore sur les lèvres,

Des heures, des silences ensorcelés par ton visage,

Tant de secrets adossés aux plis du dernier mirage,

        Et ces souvenirs qui tapissent les bords de ma plèvre.       

*

© Liz    

Itinérance paisible


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Itinérance paisible

Itinérance paisible

*

Le chant sourd des nuits enrobe les cils gâtés,

Par les rêves qui éclosent lors la lune chavire,

Effleurant les crêtes du ciel de sa lèvre de cire,

Le tréfonds de mon âme butée, l’abysse épaté.

*

Un rire cristallin dont les échos font entendre,

Se noue à l’éternel désir, aux harpes des prières,

Animant le crépuscule, le soupir des poussières,

Pour que l’astre troubadour veille l’amour tendre.

*

Le noyau du temps frétille son poids indélébile,

Tombant sous les épaules des voûtes opalines,

Sur la corolle bénie où pendent fragrances divines,

Derrière nos écorces et leurs murmures fragiles.

*

Quelques roses éperdues, imbibées de soleil,

Se fanent en moi, confuses, lors l’innocente fièvre,

De ton silence fendu butine le creux de ma plèvre,

Damnée à ton regard qui trémule en pleurs vermeils.

*

© Liz    

Mélancolie fléchie


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Mélancolie fléchie

Mélancolie fléchie

*

Les mots, rincés de soleil, s’approchent des aurores,

Et au large du ciel s’embrassent, vertige des aveux,

De loin, leur beauté sauvage se pétrie dans les yeux, 

Un joyau pourpré qui réveille les âmes qui s’adorent.

*

Au creux du lustre mille étoiles frissonnent à l’ombre,

Eclats dentelés brûlant les rêves en coupes de sable, 

Flottements des ondes jusqu’aux souvenirs friables,

Qui m’enserre au lien du cœur et aux nuits sombres.

*

J’accroche encore quelques baisers aux paupières,

Pour qu’au-delà de moi, de ces roses qui pleurent,

Le temps qui joue à l’abandon, à l’éternel chasseur,

Laisse un sourire fleurir sur les drapés des poussières.

*

À l’écho de l’instant s’attachent les pages blanchies,

Tissées d’émotions, courbées de lourds sentiments,

Secrets du bout des doigts effeuillés tout doucement,

D’un trémolo douloureux et d’une mélancolie fléchie.

*

© Liz    

 

Émotions éteintes


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Émotions éteintes

 

Émotions éteintes

 

*

Les jours habillés de silences sont longs et glacés,

Troublant les murmures, glissant vers la noirceur,

Et sur leurs lourds battements s’afflige la douceur,

Alors que le regard mouillé de peines restent violacé.  

*

Doucement, l’aile du sort soigne le pas du parcours,

Un geste nostalgique qui ne tient plus sa promesse,

Car la mémoire du temps flétrie, éreintée de détresse,

Au toucher du passé, aux émotions éteintes, sans amour.

*

Le cœur ne sait plus rêver, l’avenir est bien incertain,

Et le destin reste suspendu à ses quêtes incessantes,

Aux souffles irisés de lumière, aux heures agonisantes,

Arpège léger des nuits effleurées de bises clandestins.

*

A l’éclat troublant de l’esprit frissonnent les vœux,

Tels des orphelins, sans soupirs, sans feuilles mortes,

Quelquefois, à la tombé du soir, une brillante escorte,

Au perçage des ans qui fouette le vacarme des adieux.

*

© Liz

Caresse des cils


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Caresse des cils

 

Caresse des cils

*

Le cœur se farde par ces rêves doux, endormis,

Ravin de tisons baigné d’ombres, étreinte illusoire,

Qui glisse entre les mots, saignant ses perles noires,

Quand le souffle de l’aube flambe le jour endolori.

*

Parmi les roses abandonnées se tresse l’horizon,

Et du reflet matinal ruisselle l’onde des lagunes,

Frileux éclats qui allument le chemin blond de lune,

Accroché à l’anche des tuiles du ciel et de saisons.

*

Aux pôles du vide des trous pour oublier le temps,

Le souffle se perd, les bras dénudent un bout de vie,

Et dans les yeux un coin plié d’azur piétine d’envie,

Tremble et déchire les haillons de l’âme collés au vent.

*

Une caresse des cils s’agite, fouille et perce le songe,

Écorchant les silences brillantés de pleurs et tristesses,

Jusqu’au néant qui pâlit accablé d’orage, de faiblesse,

Avant que l’aurore fasse vibrer sa harpe et puis s’allonge.

*

© Liz 

Mots orphelins


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Mots orphelins

Mots orphelins

*

C’est d’un geste naïf que l’aube vermeille caresse,

L’horizon qui s’écume dans son berceau gémissant,

Dévoré de vents, aux creux des nuages frémissants,

Contre le parfum du jour qui tressaille de tendresse.

*

Vibrant isolé l’azur duveteux naît, joint la solitude,

Comme une prière effeuillée calmement des yeux,

Souffrance des larmes qui appelle un rêve joyeux,

Auprès du vide, auprès de l’âme crispée de lassitude.

*

Le ciel s’ouvre et le soleil en coupe brûle la pierre,

L’empreinte du hier, sans sève, sanglot et s’éloigne,

En cendres qui se pâment tristes, puis témoignent, 

Le chagrin endeuillé, pareil au lent soupir des fougères.

*

L’aurore se tresse de rosée et glisse ses dentelles,

Sur les vieux clochers où vibrent les chants brisés,

Dans l’opaque univers qui emmure les cœurs grisés,

L’écho des mots orphelins et le friselis des prunelles.

*

© Liz    

Là où le songe murmure


 

11

 

Là où le songe murmure

Là où le songe murmure     

*

Cet hier, le cœur poudré de frimas le cherche encor,

Quand j’étais prête à cueillir la grâce de ton errance,

Là où le temps se compose de frissons de délivrance,

Où, la nudité de tous les mots flamboie dans le décor.

*  

Au feu de ce ciel profond, au creux de son berceau,

Les nuages escortent le tressaillement des tempes,

Contre le souffle mouillé des roses, brisant l’estampe,

De cet ailleurs, de ces douceurs, courbant les sceaux.

*

Etrange moment, lors l’aube se lève le jour sanglot,

Tourments et peurs se bousculent, fragilisant la bise,

Puis, d’un geste gracieux l’horizon s’écoule à sa guise,

Entre mes mains, plus léger que le sourire d’un grelot.

*

Après, quand le silence s’émiette, le songe murmure,

Parmi les dentelles des matins flambés des ombres,

Au pied des cimes tourmentées par des éclats d’ambre,

Et tombe en pluie de lucioles, brodant les toits, les murs.

*

© Liz    

Sans cesse


 

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Sans cesse

 

Sans cesse

*

Sans chute, la lumière se courbe sous les doigts,

Et le silence murmure en déluge, tachant la toile,

Lors dans le regard s’enferme l’éphémère étoile,

Sous l’indifférence des nuées à l’heure du trépas.   

*

Perdu, sans aucun soupir, avec un triste sourire,

Le cœur s’enfuit, frôlant l’incessant de ton allure,

Au-dessus des cieux et de leurs froides fissures,

Glaçant l’antre des larmes, écoutant l’émoi bruire.

*

Sans cesse, je reste là, attendant toujours l’aveu,

Déferlant l’effroi au loin, au sein de l’aube pleurée,

Qui laisse approcher un peu plus l’âme des pensées,

À ce pâle reflet, à ce rêve noyé dans ce triste adieu.

*

Troublé d’une mélodie sans fin, de l’écho lointain,

Le cœur, dentelle vermeille, rouillé dans l’apathie,

Traîne l’invisible présence, fusion brûlante de vie,

Puis s’approche, pas a pas, de ce mirage incertain. 

*

© Liz   

Le printemps arrive


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Le printemps arrive

Le printemps arrive

*

Le printemps arrive, doux vol des libellules,

Vers ces horizons bercés de nuages fragiles,

Où le cri d’un nouveau jour reste immobile,

Et la brise parle aux friselis des ombellules.

*

Sous les cils des cieux le vertige des aurores,

Se lamente, ondoie ses désirs comme un adieu,

Doucement, le frisson des roses se saoule, pieu,

Au creux du rêve où veille celui qu’elles adorent.

*

Le printemps arrive, douce envolée des lianes,

Vers les drapés de satin que les champs nuancent,

Amarrant, sans effort, aux anneaux qui fiancent,

La nudité des vertiges impatients et l’étoile diaphane.

*

Le cœur se pli, se soumet au clam du manque,  

Au lien du silence qui l’embrasse par ses aveux,

Dévalant le torrent qui creuse les ondes des feux,

Là où le soleil s’endort aux nappes des calanques.

*

© Liz  

Au seuil des brisures


 

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Au seuil des brisures

Au seuil des brisures

*

Le silence s’installe au-delà des canons, des vagues,

Et chaque mouvement des pétales blancs de l’hiver,

Compose les spasmes, les frissons de quelques vers,

Dans la courbure des rêves, là où la lumière bringue. 

*

J’ai rassemblé mes solitudes au seuil des brisures,

Un sourire sans miroir, le poids du vacarme profond,

La senteur de l’autel dans la pupille stellaire, au fond,

Jusqu’aux puits de mon cœur camés par les fissures.

*

L’hiver s’agenouille et l’écho bruyant de la mémoire, 

Se lamente, fragilisé des cailloux de l’intouchable soleil,

Étouffé de chagrins, arraché à ton pouls sans réveil,

Aux yeux où j’avais peint l’eau pure, ma perle d’ivoire.

*

J’ai entassé l’absence au-dessus du gel, des chaînes,

Et j’ai marché pieds nus démembrant chaque matin,

Lors les vents des mers camouflent l’énigme du destin,

Les milles étoiles et ton entier dans l’abîme des fontaines.

*

© Liz    

Au-devant de cette route


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Au-devant de cette route

Au-devant de cette route

*

Sur les feuilles de l’âme frissonne une goutte cendrée,

Tamise ces bouts de vie, les rêves, les parures des cils,

Comme une ligne de voûte qui tremble sur le toit des fils,

Sous la pente des cris fébriles où elle s’abreuve de rosée.

*

Et lors, aux frémis du ciel, les rayons plient les paupières,

Au-dessus des gouffres où se découd la voix du destin,

L’aguille du temps avance déchirant les haillons argentins,

Puisque demain, même si hier était doux, n’est que poussière.

*

Au-devant de cette route trouée, logée dans mes artères,

Je boite, mais j’avance, parmi les chuchotis des souvenirs,

Aux pôles des troubles qui greffent des brasiers sans avenir,

Pour recueillir, au hasard, en secouant les heures, la lumière.

*

Aux rejets des ombres qui se replient au creux des lunes,

Les yeux s’écument, miroir glacé de ces songes insipides,

Des frisages essoufflés de vent qui attend des bras livides,

Juste pour cotonner en treille de gerbes quelques lagunes.

*

© Liz  

Cet hiver


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Cet hiver

 

Cet hiver

*

Dans cet hiver qui se repose a l’aber des glaces,

Émanant des émois aux replis de ses remparts,

J’ai courbé l’éternel sommeil du brûlant départ,

Englouti aux abîmes blancs où crépite la grâce.

*

Mais je sens toujours les mots tièdes de larmes,

Qui vieillissent les ans, sculptant les rides des yeux,

Tant que la cruche des souvenirs émeut les cieux,

Par l’écho secret qui peint l’âme saoule des flammes.   

*

Cet hiver qui m’embrasse de tristesse et douleurs,

Rougit mon cœur d’un seul bruit, d’un rire céleste,

Gonflant la ligne du destin qui fend muet en gestes,

Alors que sous les doigts jaillit le rêve et la candeur.

*

Et je vois encore le naufrage et la beauté des roses,

Au lien du cœur qui étreint un fragment de soleil,

Un bout d’étoile en otage et un anneau vermeil,

Qui s’arrondi, pour rester à l’abri de toutes choses.

*

© Liz 

Aux drapés de l’hiver


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Aux drapés de l’hiver

 

*

Le cœur alourdi de silence, l’œil dépeuplé d’étoiles,

J’appelle la cime penchée aux caïeux timides du sort,

À ce présent lacé au miroir des pas lourds, mais forts,

Qui tournent dans le regard des ombres épousant la toile.

*

Je suis le rêve, le trouble, l’histoire rempli d’essence,

L’âme triste qui s’éloigne de ces chemins trop pleins

De ces souffrances, où les roses fanent dans leur flein,

Et qui, sans peur, condamne le temps de ton absence.  

*

Les ondes des ailleurs ne sont que nappe des flammes,

Au berceau des landes, aux émois sensibles de l’instant,

Aux drapés de l’hiver où languit l’éphémère printemps,

Par le calme jalousé de l’abandon, entrelacé de trames.

*

Je suis l’onyx, le soupire, l’illusion des vœux en transe,

Liane impatiente à vouloir bercer le sourire des nuages,

Quand l’éclat s’embrouille, inquiet, sur le front des anges,

Devant le portail du ciel où s’immortalise la dernière valse.

*

© Liz    

Depuis l’aube


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Depuis l’aube

*

Depuis l’aube, chaque matin givre le cœur de l’avenir,

Et les larmes vieillissent, se cambrent dans les pupilles,

Parsemant de silences le berceau ému des charmilles,

Tandis que la nudité du temps camoufle les souvenirs.

*

Aux nœuds de la mémoire s’engouffre l’oracle du ciel,

Des sourires sans miroir, intuitives énigmes mouvantes,

Quand le froid de l’hiver s’ébat sur la lèvre tremblante,

Brûlant les cierges des étoiles dans un baiser émotionnel.

*

La sève de l’univers amplifie la grâce des contours,

À l’interface de nos mondes, sous la lumière rosace,

Qui émousse l’épiderme épais des douleurs rapaces,

Et s’insère à l’aber du cœur jusqu’au pouls de l’amour.

*

Mais ailleurs, les aurores s’unissent par leurs anneaux,

Au-delà des frontières ambrées, aux autels des roses,

Où les murailles sont nues de vœux, légendes et proses,    

Sous la grappe qui anime le vertige et pansent les yeux.

*

© Liz   

En ce matin…


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En ce matin…

En ce matin…

*

Ce matin, sans promesse, pâle de désespérance,

Frisonne fragilisé, dans l’échancrure de l’éternel,

Darde les voiles fins des lueurs, serment solennel,    

Et s’emmêle au souffle brumeux, bafoué d’errance.

*

Ce matin, sans lendemains, ô, terrible déchéance,

D’un nostalgique effleurement qui meurt lentement,

Au-delà du temps où le rêve ne compte pas vraiment,

Car chaque morsure le fait hurler, égayé de délivrance.

*

Ce matin, sans mémoire, saignante d’exubérance,

Murmure troublé, dans l’écorchure aride du cœur,

Usé par la clarté gracile d’un bouleversant bonheur,

S’échappe, telle perles de rosée, marqué de fulgurance.

*

En ce matin, sans secrets, si près de ternes béances,

L’âme engourdit les silences, les feux des tourbillons,

S’accoude à l’appel des coups précipités des carillons,

Pour réinventer les courbes d’une dernière romance.

*

© Liz    

Comme pour tenir


 

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Comme pour tenir

 

Comme pour tenir

*

 

Depuis des mois, déjà, aux grains de la mémoire,

J’esquisse ton sourire, petit joyau dans son écrin,

Ambré par l’aurore, usé de temps et de chagrins, 

Tordu en fils des mots, trempé au doux de l’histoire.

*

 

Il traîne parmi les flots d’azurs, criant ses peines,

Volant, tel l’écho grisé, vers l’abysse du creux astral,

Où le divin chant des anges cambre les rives du mal,

D’un blanc discret, saturant le pont des nuits pérennes.

*

 

Parfois, le froid glacé des monts devient ton ombre,

Et sur les chemins, il renverse, sans foi, ton prénom,

Il fredonne, aux cascades des soupirs, son grand renom,

L’allée du royaume en sommeil, l’ultime saison sombre.    

*

 

Puis, l’éternel s’accroche au rêve, aux chairs des lunes,

Parcourant l’univers, animant d’un je t’aime ton reflet,

Au-delà de la cime fragile qui pleure en pas de ballet,

Et veille le poids des paupières tombées dans l’infortune.

*

 

© Liz    

Lueur fragile


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Lueur fragile

Lueur fragile

*

Dans ce silence pesant juste quelques pensées,

Survole le vide résigné, à l’abri des troubles noirs,

Dans l’immensité du regard où le cœur est miroir,

Glissant la douceur de l’aube à la voilure fragilisée.

*

Aux portes du ciel fende le trait des voix perdues,

Les perles du brouillard et les embruns des rêves,

L’oubli s’épanche, déchire le temps et l’orage crève,

Délivrant l’immortel sortilège et les douleurs ardues.     

*

Par un étrange accord, là, où se mêlent nos âmes,

Le sort change pour un instant, un précieux mirage,

Clapotis sonore de l’éphémère orné de coquillages,

Par delà des lisières, qui semble effilocher les trames. 

*

Chaque creux de souvenir butine cette lueur fragile,

Petit halo qui me tourmente, chaos qui me déchire,

Dans l’abandon, mon cœur, qu’importe, va franchir,

Le crépuscule muet où se dessine ta silhouette gracile.  

*

© Liz    

Naufrage


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Naufrage

Naufrage

*

Comme un murmure incessant, au-delà de temps,

Sans bruits, ni regrets, mais l’œil courbé de peines,

J’oserai bercer mon âme aux bras des aubes sereines,

Lentement, sans repos, vers l’ultime feu du printemps.

*

Aux fibres d’une nuée vagabonde, creusée de rides,

Les rêves s’effilochent, miroitement sans conscience,

Sur le fil de l’attente où le sort se bouscule d’impatience,

Puis se perd encore au gré des courants froids et rapides.

*

Comme un désir innocent, au-delà du terrible avenir,

Sans torrs, ni malheurs, mais le sang crispé d’alarmes,

J’oserai noyer mon cœur aux sèves bleutées de larmes,

Doucement, sans remord, pour qu’il arrive à subvenir.

*

Le silence s’éparpille, un dernier baiser dans le vide,

Glisse surpris mais si limpide, tortillé par les erreurs,

Sous l’aile du vent qui dévoile une profonde candeur,

Et la torpeur des heures où naît l’angoisse du jour livide.

*

© Liz   

Pourquoi…


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Pourquoi…

Pourquoi…

*

Pourquoi je dois couvrir ces denses perles d’ivoire,

De silence, lors l’aube vêt de secrets le sombre jour,

Pour déloger le vent qui coiffent les monts d’amour,

Pourvu que le ciel, sans port, nouent les nuits noires ?

*

Pourquoi je dois inventer, sous les glaciales bruines,

Des couleurs pastelles, pour mettre une touche d’hiver,

Rêvant d’un long voyage, pages blanches et fins vers,

Et tant de souvenirs chers, dont l’aquarelle est en ruine ?

*

Pourquoi je dois trébucher dans la boue de ma route,

Epuisée, sans ta main, dans ce labyrinthe de malheur,

Où, sans bruits, sans l’éclat d’un regard, se fane le cœur,

Cerné d’absence, voilé par l’étreinte légère des doutes ?

*

Pourquoi je dois tracer, sur l’aura de l’ombre mouvante,

La douleur des pensées, l’ultime frisson du souffle fidèle,

Là où se berce l’écho d’un feu aérien, les sentiments frêles,

Qui parfois sommeillent, enclavés dans ma chair vivante ?

*

© Liz    

Je sais tant de silences


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Je sais tant de silences

Je sais tant de silences

*

Je sens tout l’infini au chaud de ton âme indicible,

Lors le voile de l’horizon l’embrume dans son exil, 

Abandonnée, sereine, gorgée d’amour et si volatile,

Sous la caresse d’une brise légère plongeant paisible.

*

Tel un mystère captif, perlé de taches de lumières, 

Dans l’inconnu de ces demains qui délave mon sang, 

Un petit bout d’étoile, un petit coin de ciel, sans rang,

En quête de couleurs pour cette vie épuisée de prières.   

*

Je sais tant de silences au gré de ton âme invisible,

Et l’amer qui effeuille le torrent démuni de temps,

Abîmant les rêves oubliés sur le toit des printemps,

Dans le néant profond où glisse parfois l’encre sensible.

*

Quelques paillettes aux yeux, une douce empreinte,

Mettent le feu au destin, au secret des matins blonds,

Sur le rebord des aubes brodées de reflets rubiconds,

Puis meurent lentement dans l’abandon, sans étreintes.

*

© Liz    

Mots murmurés


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Mots murmurés

Mots murmurés

*

Enlacée par le froid elle murmure son dernier adieu,

À ce visage gravé dans la mémoire secrète de l’âme,

Quand la réalité embrume son cœur usé, sans flamme,

Sans retrouver un seul souvenir au fond de ses yeux.

*

C’est si étrange parfois ce chemin qui unit l’instant,

Satiné par l’élixir suprême des rêves pâmés à moitié,

Lors les mots fleurissent en gerbe au nom de l’amitié,

Au-delà de la raison, au-delà de ces silences parlants.

*

Amarrée à sa peine elle avance, troublant l’horizon,

D’un regard éperdu, berçant le feu de mille étoiles,

Au rythme du roulis des ombres qui tissent les toiles, 

D’une aube mêlée à la rosée des pleurs, à l’abandon.

*

Un souffle léger, comme un parfum venu d’ailleurs,

Voile les pensées sombres aux creux de ses paumes,

Et la douleur sans fin qui dévore ces hauts-chaumes,

D’où, surpris, l’éphémère va délier à jamais le bonheur.

*

© Liz    

Au sommet de l’émotion


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Au sommet de l’émotion

*

J’ai déposé mes rêves aux carrefours des brumes,

En réveillant le clapotis de quelques rayons blancs,

Où la mousse légère, gorgée d’eau, piège les flancs,

Et les mots caressent, piétinant l’arpège de ma plume.

*

Le cœur frétille, étreint l’ombre avide de ton image,

Glissant au velours capiteux des souvenirs troublants,

Démuni de l’éclat d’un regard, d’un sourire affolant,

Dans le brouillard d’un parcours en manque de pages.

*

J’ai croisé les cris des instants suspendus à l’aurore,

En ce moment de grâce quand le murmure du matin,

Offre un souffle vaporeux, tissant le silence célestin,

Au pont des cieux, hors du temps, où la vie vient éclore.

*

Un lent tournoiement recueillit les subtiles vibrations,    

Délivre les mystérieux autrefois des âmes sans répit,

Symphonie sacrée d’un chapelet lors le destin décrépit,

Pressé devant l’ultime voyage, au sommet de l’émotion.

*

© Liz  

Palette  d’octobre


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Palette  d’octobre

 

*

Le calme de l’automne dentelle le cœur du soleil,

Mouillant son front et les sourires sans promesses,

Lorsque l’appel divin soulage et frémit d’allégresse,

Enveloppant le ciel mousseux dans un frisson vermeil.

*

Aujourd’hui, mes soixante ans ficèlent l’émoi des mots,

Trébuchant vers l’horizon, là où l’amour fait surface,

Comme un lendemain lourd à la recherche de ta trace,

Témoin silencieux au creux de ma main, tel un sillon clôt.

*

Et moi qui n’ai su de toi que ce désir de rêves bleus,

Qui guide l’étrange ivresse d’une vie douce et tendre,

Jusqu’au dernier instant qui écume l’histoire en ceindre,

Parmi les quelques ombres posées sur un parcours pieu.

*

Ce jour roux semble suspendu à la fraîcheur d’un soir,

Au-delà du temps, ridé des ans, grisé par l’aube légère,

Cherchant ton regard alors que l’absence reste viagère,

Dans l’obscur hasard décharné par l’abandon de l’espoir.

*

Sans bruits, sans chaleur, le sort griffonne les sourires,

Un hier s’éteint et la brume naît déjà, goutte à goutte,

Sous mes doigts perdus qui déposent près de ta voûte,   

Ce jour rouillé, une rose, une bougie et un souvenir.  

*

© Liz    

 

Au penchant du chemin


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Au penchant du chemin

Au penchant du chemin

*

J’ouvre encor la main devant ce rêve trop blanc,

En ce matin humide qui veille le pas des vagues, 

Enlisé au fond d’une aube de givre, noué en bague,

Jusqu’à l’émoi lourd de brumes et le sanglot franc.

*

C’est l’heure où le silence plonge ses friables éclats,

Au-dessous de ma poitrine, là où fendent les ombres,

À l’endroit où ton cœur se repose en perles d’ambre,

Là où fleurissent les souvenirs, oasis de sourires plats.

*

J’embrasse encor l’illusion d’un présent limpide,

Dans ce vide qui m’écrase, immergé à ton absence,

Quand l’âme se repose auprès de frêles turbulences,

Dont le fracas égrène les chuchotis fades et insipides.

*

Au profond de ma chair ta voix vibre, tamise les jours,

Et l’heure tremble lors la brise miroite la grand-voile,

Dans l’air sauvage, dans l’intime courbature des étoiles,

À chaque fois que la pensée erre au parvis du toujours.

*

© Liz    

Ébauche d’octobre


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Ébauche d’octobre

*

Octobre est là, tel un baiser exquis, une délivrance,

Frissonnant à chaque spasme du feuillage endormi,

Sous les cris du silence qui rouille mon cœur terni,

Tanguant au gré des naufrages, brumeux de défiance.

*

L’émoi pousse les murs vers le miroir des frontières,

Pour que l’au-delà m’approche, ô quel saison étrange,

Qui va faner les sourires au milieu de délicats nuages,

Lorsque ton image se perd aux nappes des paupières.

*

Octobre peint mes yeux de beauté et de tristesses,

Sous l’éclat piégé et les pleurs des derniers grimages,

Mon épaule s’alourdit de ton absence, de ces ramages,

Ayant froid dans cet ailleurs sans l’onde de tes caresses.

*

L’instant ourle l’œil de souvenirs, vapeurs d’éternité,

Plus près de lumière, du bruissement de l’air automnal,

Étouffé par les sanglots mortels, un ultime décor banal,

Qui appelle le crépuscule noué aux haillons de fragilité.

*

© Liz    

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