Je me rappelle…


Je me rappelle…

Je me rappelle…

*

Je me rappelle, soudant, de ce silence intense,

Vibrant à chaque battement, déchiré de larmes,

Flottant asséché au grès des ombres difformes,

En murmure, comme des perles dans l’air dense.

*

Je me rappelle, émue, du jour où j’ai volé au temps,

Le bonheur de tes sourires, puis les mots de ta peau,

Offerte à la soif du corps, à l’appel enfiévré des eaux,

À la fusion des passions sur le chemin des printemps.

*

Je me rappelle, le cœur tremblant, de ces regards,

Perdue au fond de leurs abysses, portée sur leur soie,

Au-delà de l’amour déversé dans l’écho de ta voix, 

En chuchotis, en limbes de feu sur les aveux blafards.

*

Je me rappelle, encore, du vide qui glisse lentement,

Et les couleurs des rêves qui irisent l’orée des nuits,

Effleurant d’une douceur troublante l’étoile qui s’enfuit,  

Vers un autre monde, où le sort s’enflamme subitement.

*

© Liz

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Errance dévoilée


 

 

Errance dévoilée

 

Errance dévoilée

*

Ce matin, j’ai laissé encor le ciel s’ouvrir sur l’oreiller,

En éclats d’empreintes mêlées aux gouttes de rosée,

Dénouant auprès des silences les saveurs entassées,

Pour que mes mots restent jusqu’au lendemain veiller.

*

J’ai parcouru le chemin épanouit sous les voiles rudes,

Quand la promesse des heures fait rougir la mémoire,

Sous l’accord tendu et délicat des foudres prémonitoires,

Vacillant enflammées parmi les regards qui dénudent. 

*

Et là, mon cœur enrubanné par le velours de ton désir,

Frisonne d’émoi devant l’esquisse de nos mains ébahies,

Lorsque les rêves s’échappent des paupières envahies,

Incapables de tisser de leur fil de soie la trame de nos loisirs.

*

Puis j’ai frôlé l’émotion de ta bouche par l’envi du baiser,

Quand mon bonheur dentelle le tremblement de ta voix,

Papillonnant comme une perle de douceur qui flamboie,

Au creux de tes désirs tenus secrets, vêtus de bleu agatisé.

*

© Liz

Accrochée à cette voix secrète


Accrochée à cette voix secrète

Accrochée à cette voix secrète

*

Fissurée par le silence vécu, l’émotion murmure,

Sous l’ondée passionnelle des amours éphémères, 

À l’écoute d’une existence asséchée, au goût amer,

Qui étreint la vie dans ses veines telle une armure.

*

Devant les souvenirs une image pâle, une défaite,

Puis, cette fragilité que je garde au fond du regard, 

Que le temps n’a jamais su la remettre au hasard,

Et chaque jour, un peu plus elle devient si abstraite.

*

Sur les pas des sentiments, mes pensées velours,

En vibration, pulsant sur ton corps, a vouloir crier,

Écoutant ton cœur lors les mots s’enfilent en collier,

Avant que les hésitations dévisagent leurs contours.  

*

À tes chuchotis effilochés, aux paroles discrètes,

Sans aucun doute a tous ces rêves frissonnants,

Délaissés auprès des vents, des astres fulminants,

S’accroche mon âme évincée de cette voix secrète.

*

                                   © Liz 

J’ai gardé


J’ai gardé

J’ai gardé

*

J’ai gardé en mon cœur le frisson des silences consumés,

Les souvenirs enlacés, l’ombre camouflée de tes pensées,

Portée par le vide du temps vers des passions insensées,

Sans briser l’émotion glacée, secrète, des pleurs présumés.  

*

J’ai gardé dans mon âme la morsure des aveux déchirés,

La faiblesse des regards dénudés des vagues sensuelles,

Poussée par les flots à l’aube drapée d’une beauté cruelle,

Sous l’ondée des univers, a l’écart de tous les mots chavirés.

*

J’ai gardé aux plis des bras la chaleur des rêves délaissés,

Le chuchotement des lèvres, le flou de mes peurs enfuies,

Emportées par les chants, embuées par des roulis de pluie,

Vers la pointe de l’horizon qui effleure l’aile en vol abaissé.

*

J’ai gardé dans les pores de ma peau l’odeur de ton visage,

Le murmure de ta bouche, les soupirs perlés de ta tendresse,

Plongés dans mon existence en accès de frénésie et d’ivresse,

Pour voiler de tes sourires la chute romancée de mes mirages.   

*

© Liz

Aux frémis du demain


Aux frémis du demain

Aux frémis du demain

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Sur le toit du ciel la bise tranche la peau des aubes,

Logées dans le creux de ses draps brodés d’émois,

Quand s’éveillent les heures perdues et vides de toi,

Qui effeuillent le rêve pour que la douceur l’enrobe.

*

Un frisson dénude les yeux plongés dans la rosée, 

Perlant le sillon de lumière par un éclat de diamant,

Lors quelques grains de beauté secouent l’air écumant,

Les gouttes de mon âme à tes lèvres se sont apposées.

*

En feu de parure le chuchotis baigne la paupière,

Tandis que le hasard se plie aux frémis du demain,

À la tendresse de ta voix qui fredonne son refrain,

Aux couleurs des roses blotties au rebord des lisières.

*

Mes mots collés aux frissons brisent la tristesse,

Au fond de mes pages blanches, au réveil des pas,

Car, silencieux, ton regard frôle l’amour de mes bras,

Songe complice pointé en cœur telle une caresse.

*

© Liz

Au-dessus du temps


Au-dessus du temps

Au-dessus du temps

*

L’onde tisse de ses arpèges des clapotis d’argent,

Sous la brise du vent qui écorche l’ombre épaisse,

À la limite des roches escarpées, au fond des falaises,

Où les songes du jour glissent leurs rayons émergents.

*

Au moindre souffle du ciel, a chaque frémissement,

Le regard s’ondule, scintillant au profond de son âme,

Quand la lumière se profile sur les cils en fines lames,

La première rosée tombe dans un grand alanguissement.

*

Au creux des mains, l’encre et ses mots murmurés,

Un bout de papier flottant a la douceur de ses larmes,

Battant silencieuses dans l’abysse d’une réalité ferme,

Essayant de défroisser les toits de ces obstacles pleurés.

*

Vaincue par la vie, consolée par quelques sourires,

Tout au loin, les yeux voilés par la soie d’une  image,

Elle s’attache, sans un soupir, aux confins de ses pages,

Attendant encor, au-dessus du temps, sans cesser d’écrire. 

*

             © Liz           

Telle une goutte d’ivresse


Telle une goutte d’ivresse

Telle une goutte d’ivresse

 

Aux creux du silence j’ai dessiné mon cœur,

Déposant mes rêves devant l’entrée voilée,

Enlacés aux souvenirs de ces nuits étoilées,

Lorsque les mots sourient d’un air charmeur.

 

 J’ai vu au fond de ton ciel l’émoi des yeux,

Drapé de mes pensées, de tendresse animée,

Auprès du murmure de nos lèvres affamées,

Qui comme avant, sans se briser, songe a l’aveu.  

 

Portés par le regard aux tièdes échos effleurés,

Les vers éclosent en des promesses cannelles,

Fuyant les souvenirs d’hier, les ombres éternelles,

Berçant, contre moi, la gerbe des maux pleurés.

 

Afin de plier le vide sous la dentelle des nuages,

Je viens vers toi, comme une exquise caresse,

Impatiente et troublée qu’une goutte d’ivresse,

Qui se désaltère de toi dans un passionnel ancrage.

 

© Liz

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