Elle dessinait la caresse des songes


Elle dessinait la caresse des songes

Elle dessinait la caresse des songes

*

Le silence gravé en cœur, les rêves dans l’âme,

Elle regardait l’azur des cieux blanchis de nuages,

Ondulant sur la voûte esquissée de leurs ancrages,

Et au fond des abysses brûlés de flammes infâmes.

*

Les yeux fardés par la naissance de ses émotions,

Elle conservait encore sur le bout pourpré des doigts,

La saveur d’un amour posé délicatement chez-soi,

Tandis que son bonheur secret va jusqu’à l’adoration.

*

Et dans l’atmosphère mordorée de cette saison,

Elle dessinait la caresse trempée de songes ambrés,

Sous le velours mélodieux de ses matins marbrés,

Quand des sourires éclosent contre toutes oraisons.

*

Blottie sous les voiles des étoiles qui tissent la nuit,

Elle embrassait les mots courbés par son vœu solitaire,

Éclairant le moindre chuchotis des soupirs célibataires,   

Au détour d’une mélancolie aveuglante qui s’ennuie.

*

© Liz

Publicités

Je me rappelle…


Je me rappelle…

Je me rappelle…

*

Je me rappelle, soudant, de ce silence intense,

Vibrant à chaque battement, déchiré de larmes,

Flottant asséché au grès des ombres difformes,

En murmure, comme des perles dans l’air dense.

*

Je me rappelle, émue, du jour où j’ai volé au temps,

Le bonheur de tes sourires, puis les mots de ta peau,

Offerte à la soif du corps, à l’appel enfiévré des eaux,

À la fusion des passions sur le chemin des printemps.

*

Je me rappelle, le cœur tremblant, de ces regards,

Perdue au fond de leurs abysses, portée sur leur soie,

Au-delà de l’amour déversé dans l’écho de ta voix, 

En chuchotis, en limbes de feu sur les aveux blafards.

*

Je me rappelle, encore, du vide qui glisse lentement,

Et les couleurs des rêves qui irisent l’orée des nuits,

Effleurant d’une douceur troublante l’étoile qui s’enfuit,  

Vers un autre monde, où le sort s’enflamme subitement.

*

© Liz

Nos chemins divisés


 

Nos chemins divisés

Nos chemins divisés

*

Les chants des cieux viennent se blottir dans mes yeux,

Poussés tendrement par la brise des aurores boréales,

Satinant le creux des jours et nuits d’une beauté idéale,

Pendant que l’aiguille du temps tisse un songe duveteux.

*

Soudant, l’étoile dans le silence émietté du crépuscule,

Glisse ses émois, gracieuse, parmi les vagues muettes,

Au-delà de cette perfection, pareille a une petite bluette,

La caresse du sort éclat dans le néant et l’univers bouscule.

*

Sous une pluie d’étincelles la nuit se drape d’or éclatant,

Et déverse l’émotion aux feuillages troublés des tonnelles,  

Chargée de rêves et de frémis en cascades passionnelles,

Elle va effleurer les pierres froides de ses sourires épatants.

*

La saveur nocturne secoue l’air, s’effondre dans le passé,

En ce lieu où le temps s’auréole d’une pluie prémonitoire,    

Ton souvenir s’engouffre dans les tréfonds de la mémoire,

Et mon cœur se creuse du vide devant nos chemins divisés.

*

© Liz

Émue et démunie


Émue et démunie

Émue et démunie

*

Mon souffle soulève les voiles grisés de poussière,

Posés sur les mots fondus, rythmés de sentiments,

Au son d’une vie lancinante, infligée de châtiments,

Alors qu’elle passe sursautant en étreinte de lumière.      

*

Enserrés dans un silence vidé, en creux d’absence,

Sur les vitres du ciel les rêves empressés virevoltent,

A chaque soupir ardu qui s’égare le cœur désinvolte,  

Parmi les chuchotis délicats en frémis de quintessence.

*

Depuis que sur ma peau l’émoi des caresses stériles,

Se colle aux souvenirs, brûlant les piliers du berceau,

De tous nos instants ne restent que quelques lambeaux,

Car maintenant le bonheur est glacé et la tendresse fragile.

*

A force de trop marcher vers le sommet de la douleur,

Sur le sable mouvant j’ai laissé tous nos matins faner, 

Jusqu’à oublier le désir de mon âme, quelquefois flâner,

Émue et démunie, au pied d’un autrefois tissé de fleurs.

*

                             © Liz

Cœur d’automne


Cœur d’automne

Cœur d’automne

*

Dans ses yeux flottait cette nuit drapée par les nuages,

Quelques cris de colère, des empreintes parfois invisibles,

Le souvenir d’un bonheur dévasté par les aubes troubles,

Le chaos des feuilles d’automne ensanglantées de tatouage.

*

Dans son sourire glissait cette absence voilée de pleurs,

Des instants naissant quelque part, attisant la noirceur,

Lors, autour de son cœur s’enroule un ruban de douceur,

Et une caresse passagère en réponse à cet amour bluffeur. 

*

Dans ses souvenirs berçait cette lueur étouffée du vide,

Si proche des errances chimériques, des rêves stériles,

Impressionnée par la beauté des mouvements fébriles,

Qui s’échoue, au-delà, tissant en fils de soie le sort aride.

*

Dans son âme blottissait cette grâce nimbée d’amour,

À la portée de l’univers,  à travers la pensée et sa sève,

Dessinant de jolies courbes argentées, figées sur la grève,

Délivrant l’ultime murmure, sans un soupir et sans détour.

*

    © Liz 

Accrochée à cette voix secrète


Accrochée à cette voix secrète

Accrochée à cette voix secrète

*

Fissurée par le silence vécu, l’émotion murmure,

Sous l’ondée passionnelle des amours éphémères, 

À l’écoute d’une existence asséchée, au goût amer,

Qui étreint la vie dans ses veines telle une armure.

*

Devant les souvenirs une image pâle, une défaite,

Puis, cette fragilité que je garde au fond du regard, 

Que le temps n’a jamais su la remettre au hasard,

Et chaque jour, un peu plus elle devient si abstraite.

*

Sur les pas des sentiments, mes pensées velours,

En vibration, pulsant sur ton corps, a vouloir crier,

Écoutant ton cœur lors les mots s’enfilent en collier,

Avant que les hésitations dévisagent leurs contours.  

*

À tes chuchotis effilochés, aux paroles discrètes,

Sans aucun doute a tous ces rêves frissonnants,

Délaissés auprès des vents, des astres fulminants,

S’accroche mon âme évincée de cette voix secrète.

*

                                   © Liz 

Ailes lointaines


Ailes lointaines

Ailes lointaines

*

Aux roulis des rêves découpés par les ténèbres,

J’écris mes mots au creux du légendaire berceau,

En expirant contre ton cœur l’amour des anneaux,

Et la magie des temps anciens, des noces célèbres.

*

Effleuré par la coupelle de mes mains brûlantes,

Ton regard se vide, s’esquisse dans le calme roux,

Sous les voiles caressants de ces silences tabous,

Qui écorchent les nuits vêtues de torches béantes.

*

Mon âme se renferme pour échapper à la tristesse,

Sur cette route qui frémit sous le tissage des doigts,

Lors le soupçon de folie collé aux tourbillons étroits,

Reste fidèle encor au bonheur éveillé par la délicatesse.

*

Aux yeux épanouis, aux vieilles lisières ensoleillées,

J’étale l’extase d’émois fondus à la brassée qui signe,

Sur la tiédeur des battements de cils, en bout de ligne,

Quand je coule dans ton cou comme une cascade ailée.

*

© Liz 

Previous Older Entries

%d blogueurs aiment cette page :