J’ai gardé


J’ai gardé

J’ai gardé

*

J’ai gardé en mon cœur le frisson des silences consumés,

Les souvenirs enlacés, l’ombre camouflée de tes pensées,

Portée par le vide du temps vers des passions insensées,

Sans briser l’émotion glacée, secrète, des pleurs présumés.  

*

J’ai gardé dans mon âme la morsure des aveux déchirés,

La faiblesse des regards dénudés des vagues sensuelles,

Poussée par les flots à l’aube drapée d’une beauté cruelle,

Sous l’ondée des univers, a l’écart de tous les mots chavirés.

*

J’ai gardé aux plis des bras la chaleur des rêves délaissés,

Le chuchotement des lèvres, le flou de mes peurs enfuies,

Emportées par les chants, embuées par des roulis de pluie,

Vers la pointe de l’horizon qui effleure l’aile en vol abaissé.

*

J’ai gardé dans les pores de ma peau l’odeur de ton visage,

Le murmure de ta bouche, les soupirs perlés de ta tendresse,

Plongés dans mon existence en accès de frénésie et d’ivresse,

Pour voiler de tes sourires la chute romancée de mes mirages.   

*

© Liz

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La chaleur de tes bras


La chaleur de tes bras

La chaleur de tes bras

 

Une douce caresse étreint la brûlure muette,

D’un silence qui neige sur le front d’un ciel blanc,

Tels des frôlements d’aile sur les cimes des flancs,

Exquis frémissement des rêves a la nuée suette.

 

Les battements du cœur s’écroulent en symphonie,

Lorsque tes bras bercent la voûte et ses murmures,

À l’éclat des étincelles qui s’arquent sur les murs,

Une vague d’émoi entaillent mes tempes en agonie.

 

Presque aussitôt l’âme s’évanouit en petit bluette,

Et une perle d’émotion s’enfile à tes bras empressés,

Trébuchant, elle suit le chemin frayé, désintéressé,  

Puis s’accole à mon cou par une gracieuse pirouette.

 

Au loin, je sais ton rire qui tresse les cils des nuits,

Et tes bras, devant l’aube éveillée, ourlés de songes,

Qui bordent mes yeux, cajolant ma lèvre qui plonge,

Dans l’ivresse d’un baiser, dans un bonheur qui luit.

 

© Liz

Inventer le bonheur


Inventer le bonheur

Inventer le bonheur

 

Frôlant cette vie peuplée d’ombres vagabondes,

Le pas languissant d’attendre s’accroche à l’instant,

Ramassant la fraîcheur du jour, sinuant distant,

Pour pointer l’émoi contre la tempête furibonde.

 

En passant, le regard tresse les paroles blanches,

Et le silence nimbé d’étoile s’effondre en manège,

Déposant le rêve aux plis des draps, légère arpège,

À l’abri des regrets, des maux, des plaies étanches.

 

Lors, mon cœur, sans démarche, sera à ta porte,

Au langage de tes mains il enlèvera son habit noir,

Enfin, un soleil désireux brûlera les aériens couloirs,

Et le ciel s’agenouillera devant les feuilles mortes.

 

Au fil des songes suspendus aux feux des souches,

Le bonheur s’invente dans l’écho des éclats vermeils,

Dans la chaleur des bras, dans un sourire sans pareil,

Dans chaque mot chuchoté par mes yeux à ta bouche.

 

©  Liz

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