Cœur d’automne


Cœur d’automne

Cœur d’automne

*

Dans ses yeux flottait cette nuit drapée par les nuages,

Quelques cris de colère, des empreintes parfois invisibles,

Le souvenir d’un bonheur dévasté par les aubes troubles,

Le chaos des feuilles d’automne ensanglantées de tatouage.

*

Dans son sourire glissait cette absence voilée de pleurs,

Des instants naissant quelque part, attisant la noirceur,

Lors, autour de son cœur s’enroule un ruban de douceur,

Et une caresse passagère en réponse à cet amour bluffeur. 

*

Dans ses souvenirs berçait cette lueur étouffée du vide,

Si proche des errances chimériques, des rêves stériles,

Impressionnée par la beauté des mouvements fébriles,

Qui s’échoue, au-delà, tissant en fils de soie le sort aride.

*

Dans son âme blottissait cette grâce nimbée d’amour,

À la portée de l’univers,  à travers la pensée et sa sève,

Dessinant de jolies courbes argentées, figées sur la grève,

Délivrant l’ultime murmure, sans un soupir et sans détour.

*

    © Liz 

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Au seuil des cimes


Au seuil des cimes

Au seuil des cimes

 

L’œil ombragé de songes et hanté de solitude,

Brûle les pensées agitées, fouille le frémis englué,

Lorsque les larmes pliées au vent et les cris dilués,

S’endorment enfin au ressac percé de béatitude.

 

Aux taches des feux laquées d’un rouge rouillée,

Sans aucun cri les cils froissés assoupie l’affront,

Et un coin doux virevolte, sillonnant sur le front,

En mailles d’évasion sur les courbes verrouillées.

 

Sur les lisières chevauchent les feuilles abîmées,

Comme une caresse abandonnée au coup de vent,

Jusqu’à la pénombre peuplée de regrets souvent,

Où, sur le vélin des cimes, ton écorce s’est imprimée.

 

Si j’aurais su façonner la grâce à flétrir la tristesse,

De mains vides faire une coupelle pour le bonheur,

De l’étoile, dont la voûte fait couler en mes pleurs,

J’aurais gardé le chant et de ton nom la délicatesse.

 

©  Liz  02 janvier 2014

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