Solitude d’automne


Solitude d’automne

Solitude d’automne

*

Quelques rêves s’affolent drapant la lumière du jour,

Lors, entre le ciel et la terre, l’aube reste interposée,

Tamisant, près de l’horizon, ses fines gouttes de rosée,

Sur un brin de douceur qui résonne en clapotis d’amour.

*

Dans l’air matinal une rose sourit, regard vers le ciel,

Berçant ses pétales brillants de tristesse, de solitude,

Auprès d’une myriade de rayons rouillés de béatitude,

Pour vernir sa belle corolle tourbillonnant dans l’essentiel.

*

Sous les voiles caressants des mots hardis, un cri,

Qui, sans un seul trouble emporte l’éternelle étreinte,

Vers cette beauté fragile, autour de ton empreinte,

Dans les yeux avides d’infini où éclosent les cieux gris.

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Devant mon cœur brumeux un demain dolent, retenu,

De ses longs soupirs brisant les vœux émus d’ivresse,

Tissés de larmes paisibles d’où s’échappe la tendresse,

Quand l’oubli se précipite dans le puits de son abîme nu.

*

© Liz

Cœur d’automne


Cœur d’automne

Cœur d’automne

*

Dans ses yeux flottait cette nuit drapée par les nuages,

Quelques cris de colère, des empreintes parfois invisibles,

Le souvenir d’un bonheur dévasté par les aubes troubles,

Le chaos des feuilles d’automne ensanglantées de tatouage.

*

Dans son sourire glissait cette absence voilée de pleurs,

Des instants naissant quelque part, attisant la noirceur,

Lors, autour de son cœur s’enroule un ruban de douceur,

Et une caresse passagère en réponse à cet amour bluffeur. 

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Dans ses souvenirs berçait cette lueur étouffée du vide,

Si proche des errances chimériques, des rêves stériles,

Impressionnée par la beauté des mouvements fébriles,

Qui s’échoue, au-delà, tissant en fils de soie le sort aride.

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Dans son âme blottissait cette grâce nimbée d’amour,

À la portée de l’univers,  à travers la pensée et sa sève,

Dessinant de jolies courbes argentées, figées sur la grève,

Délivrant l’ultime murmure, sans un soupir et sans détour.

*

    © Liz 

Quand l’automne frémit


 

 

Quand l’automne frémit

 

Quand l’automne frémit

 

Parmi les arbres grisés s’effile l’ivoire du décor,

Un délicat murmure passe sous la pâle couronne,

Courbant le vent par l’odeur du levant qui ronronne,

Quand la grâce divine s’épanche, poudrées d’or.

 

Le feuillage roux frémit et trace d’étroits sillons,

Lors, en rêvant, l’automne frissonne sur les routes,

Au pied du silence s’écoule la sève, goutte à goutte,

Là, où l’âme hardie s’accorde aux sons du carillon.

 

L’azur vaporeux descend ses reflets assombris,

Là-bas, au gré de la saison, reposent les fleurs fanées,

L’heure est déserte, blessée d’une langueur rubanée,

Dans l’ancien parc où le bruit des ailes rejoint l’abri.

 

Le soir frôleur, entre les branches nues, complot,

Songeant à son sort, troublé de vagues brûlantes,

Face à l’immensité qui balance les cimes ondulantes,

Sous le voile des ombres enguirlandées devant les flots.

 

© Liz

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