Ailes lointaines


Ailes lointaines

Ailes lointaines

*

Aux roulis des rêves découpés par les ténèbres,

J’écris mes mots au creux du légendaire berceau,

En expirant contre ton cœur l’amour des anneaux,

Et la magie des temps anciens, des noces célèbres.

*

Effleuré par la coupelle de mes mains brûlantes,

Ton regard se vide, s’esquisse dans le calme roux,

Sous les voiles caressants de ces silences tabous,

Qui écorchent les nuits vêtues de torches béantes.

*

Mon âme se renferme pour échapper à la tristesse,

Sur cette route qui frémit sous le tissage des doigts,

Lors le soupçon de folie collé aux tourbillons étroits,

Reste fidèle encor au bonheur éveillé par la délicatesse.

*

Aux yeux épanouis, aux vieilles lisières ensoleillées,

J’étale l’extase d’émois fondus à la brassée qui signe,

Sur la tiédeur des battements de cils, en bout de ligne,

Quand je coule dans ton cou comme une cascade ailée.

*

© Liz 

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