Elle dessinait la caresse des songes


Elle dessinait la caresse des songes

Elle dessinait la caresse des songes

*

Le silence gravé en cœur, les rêves dans l’âme,

Elle regardait l’azur des cieux blanchis de nuages,

Ondulant sur la voûte esquissée de leurs ancrages,

Et au fond des abysses brûlés de flammes infâmes.

*

Les yeux fardés par la naissance de ses émotions,

Elle conservait encore sur le bout pourpré des doigts,

La saveur d’un amour posé délicatement chez-soi,

Tandis que son bonheur secret va jusqu’à l’adoration.

*

Et dans l’atmosphère mordorée de cette saison,

Elle dessinait la caresse trempée de songes ambrés,

Sous le velours mélodieux de ses matins marbrés,

Quand des sourires éclosent contre toutes oraisons.

*

Blottie sous les voiles des étoiles qui tissent la nuit,

Elle embrassait les mots courbés par son vœu solitaire,

Éclairant le moindre chuchotis des soupirs célibataires,   

Au détour d’une mélancolie aveuglante qui s’ennuie.

*

© Liz

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Là-bas, près de chez toi


Là-bas, près de chez toi

Là-bas, près de chez toi

 

Je m’en souviens encor du bleu cueillit au fond de tes yeux,

De ces abysses, où j’aimais bourgeonner au lever des aurores,

Sous un ruban de rosée, aux creux des mains, beauté sonore,

Lors sur la nuque, une larme d’azur glisse dans un émoi joyeux.

 

Dis-moi, si là-bas, près de chez toi, le temps submerge le vœu,

Au-dessus de ta couche où s’épanouissent les illusions dorées,

Où les instants filent, embrasés, vers les frontières évaporées,

Là, où naissent les caresses, quelque part, au grain de ma peau.  

 

J’ai gardé dans le cœur tellement des mots, des cris, d’aveux,

Entassés les uns sur les autres, délavés par les flots des absences, 

En t’espérant dans l’ombre, dans un soupir, en parfaite cadence,

Auprès d’un battement, suspendu à des frissons cotonneux.

 

Dis-moi, si là-bas, près de chez toi, cascade l’éclat gracieux,

D’un désir étincelant, brodant les nuits d’une coulée d’étoiles,

Quand les paupières lourdes bercent la solitude des toiles,

Comme si, aux plis de l’âme, s’agenouille le souffle des cieux.

 

©  Liz  15 décembre 2013

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