Dans le calme des silences


Dans le calme des silences

Dans le calme des silences

 

De tous ces rêves arpentés du bout de ma plume,

Les cils suspendent celui qui greffe le bleu des yeux, 

Dans les abysses du cœur, aux chagrins écailleux,

Lors la tristesse plane trop souvent, telle la brume.

 

Dans les mains vide de toi, où tonnent les douleurs,

L’émoi livide s’infiltre jusqu’aux secrets des doigts,

A couronner les fibres d’un souffle qui pâlit d’effroi,

Sans mots, a faire fleurir les bruits de vives couleurs.

 

De tous ces fantômes ancrés aux pores des nuits,

Dans l’obscurité bouillonnante, comme lave du volcan,

Qui tremble, agonise, pour orner le lendemain boucan,

Je garde celle qui me hante et sur la peau s’évanouit.

 

Dans le calme des silences, des soirées vaporeuses,

Le velours des lèvres s’effeuillent dans l’œil dévoilé,

Pour que les mystères des rayons de lune dansent ailé,

Quand les cigales chantent sous les branches creuses.   

 

©  Liz

Murmures entrelacés


Murmures entrelacés

 

Murmures entrelacés

 

Au bout de sa plume ondoie le violon de son âme,

Chahutant sur les contours défaits, courbés de gris,

Envahissant son être, ses rêves manquant d’abri,

Jusqu’au délire des mots qui te réserve l’entame.

 

Aux vertiges épuisés perlant le ressac des lèvres,

S’élancent tes yeux, fugitifs averses d’un soir bleu,

Tombant sur mon front ombragé de limbes de feu,

Et aux creux de mes mains où frissonne la fièvre.

 

Quand l’aube se pare de gouttelettes vermeilles,

L’amour muet s’offre aux bruits doux des chants,

A ta nuque bercée par le reflet des silences blancs,

Lors ma fossette sourit aux sorts rangés en corbeille.

 

Sur les toits peuplés d’ombres et mouillés de rosée,

Mon cœur, saupoudré des cendres, contre le tien,

Trémule, se cambre tel le ruban sur l’immobile lien,

Alors que les cloches vibrent en notes interposées.

 

©  Liz

Elle regardait…


Elle regardait…

Elle regardait…

 

Les yeux perdus, fardés par les teintes d’automne,

L’émotion aux bouts des doigts, les rêves dans l’âme,

Elle regardait les feuilles tomber, ébréchant la trame

Des cieux grisés, dévastés par la rage des cyclones.

 

La vie au bord des larmes, elle effleurait le souvenir,

Au-delà de tous horizons, de toutes lettres chuchotées,

Du bruissement des vers murmurés, flamme dorlotée,

Qu’elle espère faire sienne devant l’intouchable avenir.

 

Dans l’ombre, son regard s’écrase d’un songe velouté,

La paix frisonne sous l’onde d’une fabuleuse fontaine,

Ou seul le baiser tourmenté par ses lèvres porcelaines,

Exhale le silence qui craque sous les corps envoûtés. 

 

Une dernière romance s’évanouie au fond du cœur,

Amassant les mots, fièvres automnales en fusion,

Sous sa plume écorchée, ou naît le fruit de sa passion,

Dans l’essence de la candeur d’un instant berceur.  

 

©  Liz  21 septembre 2013

Cœur de velours


Cœur de velours

 

Cœur de velours

 

Comme une présence qui s’éloigne en quelques pas,

Au-delà du temps, vers un répit a la douceur de ta main,

Disparu dans le vertige de ma tempe, fabuleuse fontaine,

D’un bonheur emperlé sur les fibres satinées des bras.    

 

Comme les absences qui étiolent l’aurore d’autre fois,

Courbant, au levant, l’ingénue beauté au cœur des fleurs,

Quand la rosée frémit, sous leurs parfums, avec candeur,

Devant l’obscurité qui pleure, aux plis de la corolle, l’effroi.

 

Comme les flots écumés d’amour sur les rives du temps,

Ma plume frissonne encor, étreintes fondues, dénudées,

Sur la peau des mots câlins, déferlés en vagues brodées,

Lors les rayons ardents étincellent l’horizon longtemps.

 

Comme la brise légère qui encercle le vide affamé,

Dévorant les cimes éveillées par des caresses passionnées,

En rythme alangui, battant des émotions insoupçonnées,

Dans cet écrin ensorcelé de rêves miellés, amalgamés.

 

©  Liz  28 mars 2013

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