Au-delà des rives


Au-delà des rives

Au-delà des rives

 

La nuit songeuse berce son velours sur les toits,

Comme une caresse somnambule errant légère,

Parmi les âmes des abysses tournoyant passagers,

Sur les bords des cratères, soumis au feu des émois.

 

D’un coup, l’ombre éveillée se pose en collier,

À l’orée des horizons, telle une tendresse enfilée,

Suivant la lune qui se mire dans les perles étoilées,

Nappant la voûte, pareil les éclats du chandelier.

 

Au-dessus des murmures issus d’un ciel désireux,

Le charme suit les regards gourmands de ferveurs,

Et l’obscurité se dentelle d’une orfèvrerie en fleur,

Pour que la douleur s’enfile dans des ourlets preux.

 

La beauté s’enflamme, scintille, au seuil du bonheur,

Aux bras tendus du néant l’aurore attends immobile,

Fixant l’heure, empourprée d’une nuance indélébile,

Au cœur de délices apprivoisés par un amour divinateur.

 

Dans un nid douillet, des petits nuages moelleux,

Dressent leurs gouttes pleurées sous la brise troublée

Par les rayons dorés, échappés d’une aube émerveillée,

En ce matin vermeil, enamouré d’un vent aventureux. 

©  Liz  24 mars 2013

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Le temps d’une rencontre


Wojciech Kazimierz SIUDMAK - amour eternel

 Le temps d’une rencontre

Éprise d’un dément désir qui s’exhibe en mélopée,

Les yeux hagards sur les pas inconsolés d’un inconnu,

Je tisse aux murs de jours et nuits l’amour revenu,

Par le chant éternel d’un temps en sensuelle flopée.

 

J’ai  attendu effritée au sommet d’illusions accrues,

Son regard si doux qui fende ma peau, ardent  tison,

S’enroulant aux bouts de cils en incessantes frissons,

Ȏ, éblouissant instant émanant tendresse écrue.

 

Quand la nuit sidérale nuance les friselis d’albâtre,

Esquissant l’ombre du crépuscule en fauve sombre,

Il est apparu voguant, exhalant l’essence de l’ambre,

Sous l’écume des Univers ancrés en ingénue bleuâtre.

 

Dans son nid douillet jaillit une fontaine de lumière, 

Lors le feuillage de l’âme tombe évanoui vers les virages.

D’un frôlement subtil il dénude le soupir des mirages,

Et le velours de sa lèvre gémit le songe qu’il vénère.

© Liz 18.08 2012

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