Murmures matinaux


Murmures matinaux

Murmures matinaux

 

Dans l’épais silence le regard bruisse, livide,

Envahi par l’air cendré, animé par la douleur,

Auprès des éternels décors habillés de couleurs,

Entre les vifs échos éventrés, perdus dans le vide.

 

Timides, les mots fleurissent en petits secrets,

Avant que les larmes errent au fond de l’âme,

Au chevet du néant entrelaçant déjà les trames,

Pour achever la souffrance, veiller le cœur discret.

 

Soudain, le satin des cieux se tisse en éventail,

Et devant l’éclat du jour, doré de perles de rosée,

La beauté pétille, tapissant les lisières opposées,

Lors les rais du soleil éclosent sur chaque détail.

 

D’un vermeil velouté s’enrobe l’instant d’après,

Frémissant sous les fins senteurs qui s’effilochent,

Autour du tintement assourdissant des cloches,

Tandis que les murmures matinaux filent en diapré.

 

© Liz

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Au-dessus des ondes


 

Au-dessus des ondes

 

Au-dessus des ondes

 

Le silence reste prisonnier dans les recoins du cœur,

Et l’ombre se mélange à l’horizon lors tombe la nuit,

Sous le regard trompeur qui fait pâlir la belle-de-nuit,

Parmi les murmures attristés qui meurent en chœur.

 

Sur les rebords des cieux esquissés en collier d’ambre,

Le vent sanglot et déshabille déjà les vagues tintées,

Ainsi, chaque silhouette se grise par la douleur pointée,

Entre les toits mous, où lentement le songe se cambre.

 

Plus loin, au creux de la torpeur se penche un friselis,

Quand dans son écrin, la lune blanchie de somnolence,

Se teinte de l’écarlate des cimes dévêtues de turbulence,

Brouillant le vermeil des roses sur les chagrins ensevelis.

 

La voûte hardie descend d’un air serein, l’étoile a froid,

Elle se pelotonne au fond des mailles brodées de laine,

Dans le feuillage des mots cabrés a la source des fontaines,

Au-dessus des ondes où traîne un baiser tremblant d’effroi.

 

© Liz

Au-delà de mon parcours


Au-delà de mon parcours

Au-delà de mon parcours

 

J’ai tant cherché l’amour aux creux des peines,

Jusqu’a retracer mon chemin, sceller mon cœur,

Que j’avais oublié d’effeuiller les sourires cajoleurs,

Dès lorsque j’étais prête à revoir ma vie sereine.

 

J’ai tant voulu trouver l’émoi parmi les ombres,

Les empêcher noircir mon regard, mon bout de soleil,

Pour satiner mes rêves au milieu des matins vermeils, 

Quand la brise engloutit mes paupières sombres.    

 

J’ai tant désiré refaire le décor de mon histoire,

Dans le miroir du temps, dans l’œil de l’univers,

Tandis que ma lèvre chuchote le secret de mes vers,

Pensant à son battement rythmé, prémonitoire.

 

J’ai tant voulu esquisser mes frémis sur les joies,

Que mes doigts ont perdus leurs souffles mous,

Pendant que dans les entrailles du destin émoud,

Une larme s’écoule sur le rebord de son cocon de soie.

 

J’ai tant touché les souffrances, les absences,

Les instants d’autrefois, les désirs suspendus,

Que j’en ai cru revivre les pleurs, les jours éperdus,

Au-delà de mon parcours déplumé de clémence.

 

©  Liz

Comme une tempête


Comme une tempête

Comme une tempête

 

Lentement, le silence béant se pose tel un voile,

Sur les rebords de la nuit, caressant les étoiles,

Avec la douceur du songe gravé au fond des toiles,

Lorsqu’a l’orée des yeux endormis l’infini se dévoile.

 

L’émoi se glisse, doux velours au seuil du sommeil,

Et l’ingénue beauté, innocente, envahit les frontières,

Au-delà des empreintes esquissées en gerbières,

Vers les ailleurs, où les illusions recueillent le vermeil.

 

Lentement, les reflets filants aveuglent les instants,

Là-haut, dans ce labyrinthe d’étincelles troublantes,

Qui délie le cortège d’émotions, tempête envoûtante,

Sous la cadence des étreintes passionnées, hors du temps.

 

En ce lieu secret, l’amour a la main, au puits du sort,

Les clapotis s’harmonisent devant la brillante escorte,

Là, où le halo frôle les nuits collées aux vieilles portes,

Par des échos lascifs, torrent de sentiments battant fort.

 

©  Liz  17 janvier 2014

 

 

Étincelle d’éternité


Étincelle d’éternité

Étincelle d’éternité

 

D’un souffle, la nouvelle aube enrobe les ombres,

Par ses chants, ses rayons roses et ses rêves dorés,

Sous les voiles émaillés buvant le vermeil revigoré,

Le calme se pose sur le feuillage touffu, sombre.

 

La douceur enlace la chair noire des murailles,

Tordue par les vents lassés qui agonisent et veillent,

Les tressaillements des nuées qui encor sommeillent,

Au nid des frôlements muets, coiffés par des ailes.

 

Les songes naufragés s’allongent au fond des rides,

Mystérieuse et solitaire la pensée fouille les flancs,

Là, où gisent les tourmentes saupoudrées de blanc,

Quand le parfum d’émoi s’en vient derrière l’abside.

 

Aux confins des horizons s’achève la mélopée,

Et s’émeut le regard quand les feux, sous le vent,

Volettent en dentelle, arrachant aux miroitements,

Le secret d’une petite étincelle, d’éternité drapée.

 

©  Liz  10 janvier 2014

Miroir de l’âme


 

Miroir de l’âme

Miroir de l’âme

Miroir de toute une vie, miroir d’amour, d’amitié,

Tendresse du présent, peut-être espoir de demain,

Comme un cadeau tressé d’éternité, quel aubain,

Caresse des cieux, sacrifices mystérieux des initiés.

 

Sans un seul doute, aux moindres bruits d’étoiles,

L’âme est radieuse, ondulant son feuillage lumineux,

Chérissant les rêves, tanguant en émois floconneux,

Quand déverse, en trame de soie, à l’orée des toiles.

 

Ses larmes, frémissantes devant l’ondée matinale,

Se tissent en reflets dorés, effleurés par le soleil,

Qui plonge les teintes mordorées dans le vermeil,

Fontaine de jouvence qui épanouit la fleur automnale.

 

Exposée au hasard, éperdue dans l’encrier de sa sève,

Elle dresse les mots sous les voiles des chants volatils,

Où les baisers tressaillent, picorant dans l’œil subtil,

Lors la naissance d’une émotion devient béante trêve.

 

L’amour en éventail et la candeur mirée dans l’âme,

Les années évanouis dans la lenteur fardée de blanc,

Elle enchaîne la déchirure de ses saisons aux flancs,

Parmi les bruissements, gémissant sa douleur infâme.

© Liz 

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