Effleurer les rêves


Effleurer les rêves

Effleurer les rêves

 

Plongée dans le soupir enroulé d’une vague éphémère,

Mon cœur troublé effleure le chant éternel des rêves,

Déferlant l’écume des marées sous le vent qui soulève,

Les flots, les voiles qui cachent les émotions amères.

 

Emportée par le murmure des ondées passionnées,

Mes yeux se sont délivrés des craintes, des embruns,

Tel un exquis silence perlé au fond d’un regard brun,

Qui se hisse vers le frisson des lisières insoupçonnées.

   

Accrochée aux chaînes du passé, aux pensées brisées,

A ne savoir comment franchir tous les liens, réussir,

Tandis que les regrets figés étouffent l’ardeur du désir, 

Lors le gouffre s’agrandit, déchirant les limites grisées.

 

Encore ancrée aux fibres délicates des mélopées,

Sur les versants épanouis, au long des rivages sablés,

A en parer l’âme de tendresse, d’infinis comblés,

Là-bas, auprès des frémis perdus en douce épopée.

 

©  Liz

En braille fugace


En braille fugace

En braille fugace

 

De la vague gorgée d’éclat, berçant l’espoir errant,

Elle fait naître les feux d’une histoire délirante,

Lors dans ses yeux ondoient la douleur mourante,

Le méandre du désir ruisselle dans un silence soupirant.

 

De l’étincelle pourprée, de son regard qui s’efface,

Naît l’émotion d’une pensée, d’une larme opaline,

Face aux chutes des aubes en myriades sibyllines,

Cheminement voilé par le vacarme du destin vorace.

 

D’une promesse hardie, ourlée d’un songe caressant,

Elle fait naître des rondes de rosée en source jaillissante,

Tandis que l’émoi se plie en gouttes frémissantes,

Aux pores de la peau, parure cambrée au souffle rougissant.

 

De l’aiguille du temps qui encorde les matins tenaces,

Naît, enfin, sous les troubles en pleurs de mandoline,

La douceur, au long des frissons encollés en treille câline,

Où halètent mes mots, mes vers estampés en braille fugace.

 

©  Liz

Vertige des paupières


Vertige des paupières

Vertige des paupières

 

Sous mes paupières mi-closes le rêve se pose,

Ribambelle de vagues qui frôle la peau, l’auréole,

Vertiges qui s’enfuient en insomnies bénévoles,  

Aux lignes de ma paume où le bonheur captif éclose.

 

Tel le murmure des chutes qui saigne leur espoir,

L’âme errante s’agrippe aux avalanches éternelles,

Dans un silence tumultueux au centre des prunelles,

Quand la nuée atteint les bornes de l’aérien couloir.

 

En flammes dévorantes l’infini crépite ses vœux,

Aux milles charmes dévoilés par l’aube désirée,

Soupirant en passions embrassées, rafales mirées

Dans les reflets vermeils qui descendent en feux.

 

Devant les bises du matin mon cœur t’effleure,

Et le souffle d’un baiser incendie la poussière,

Drapant de soie et d’or l’éclat ingénu des tanières,

Tandis que le regard éveille les draps qui pleurent.

 

©  Liz  15 janvier 2014

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