L’instant d’une caresse de cils


L’instant d’une caresse de cils

L’instant d’une caresse de cils

 

Dans l’air frais, sous un confus rayon de lumière,

Flottent les feuilles fripées, arquées de torrents,

D’un cœur triste à faire pâlir les rêves qui errent,

Au creux d’un ciel poudré de délices éphémères.

 

La pensée perd ses contours, elle gémit paisible,

Quelques cris se plient dans l’écorchure de l’oubli,

Perçant les souvenirs englués, le temps affaibli,

À travers les bruits qui montent en plainte invisible.

 

Au bout des doigts, pour un instant, une prière,

Contre les frissons qui s’émiettent sur le front,

Qui traînent et se heurtent sans point d’affront,

Aux filets du rayon échoué sur l’herbe des clairières.

 

Léger, ton souffle lascif tache de sons mes lèvres,

Fouillant les encoches de l’âme, du corps secoué,

Par l’écume qui pendouille sur les désirs avoués,

Feutrant l’instant d’une caresse de cils, douceur ivre.

 

©  Liz

Un jour, j’irai…


Un jour, j’irai…

Un jour, j’irai…

 

Un jour, j’irai cueillir du bout des yeux,

L’aube frissonnante en chants d’oiseaux,

L’arc-en-ciel délirant aux plis des cieux,

Les perles de rosée comme des joyaux.

 

Je m’en irai, loin de secrets brumeux,

De larmes tristes, de chagrins abyssaux,

De l’étourdissement glacé d’un vent frileux,

De l’orée étouffée par les lierres de maux.

 

Un jour, j’irai chercher des flots écumeux,

La divine mélopée de cœurs jumeaux,

L’envolée en rires des matins lumineux,

Et les silences bercés de draps nuptiaux.

 

Je m’en irais, loin de torrents fiévreux,

De la fontaine pleurant les soleils déloyaux,

De ces baumes issus de soupirs fougueux,

Du calme frisée brisant les serments joviaux. 

 

Un jour, j’irai trouver ton sourire délicieux,

La bénédiction du rêve qui frôle nos peaux,

La clairière où brûlent les encens des dieux,

Et l’ambre que la lune exhale dans les anneaux.

 

©  Liz  24 juin 2013

Auprès de ton cœur


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Auprès de ton cœur

Auprès de ton cœur

 

L’aube dévête la nuit, bourdonnant autour de son joyau,

Blotti dans sa berceuse accrochée aux anciennes étoiles,

Lors sous tes yeux éblouis par le tressautement de la toile,

Naît le soleil d’un nouveau jour, tel un flamboyant cadeau.

 

En ce matin, mon rêve s’enlise aux souffles de ton cœur,

Et doucement, le regard reste suspendu dans son immensité,

Pour qu’il dépasse cette lisière inconnue, sans animosité, 

Murmurant auprès de toi le soupir de mes bras songeurs.

 

Aux creux du levant, les frissons enlacent le ciel de juin,  

Puis s’épousent sur les courbes des aurores diaphanes,

Et leurs grains miellés s’affalent sur tes lèvres et flânent

Au bout de tes doigts, déferlant l’écho des rires taquins.

 

Sur les arpèges légers des rêves, flotte un nuage perdu,

Tandis qu’aussitôt le vent brode d’or les nuances veloutées,

S’attardant sur le bonheur, cherchant un bout d’éternité,

Dans les torrents fougueux qui hantent les chemins ardus.

 

Vers le rebord de l’horizon se penchent mes mots marbrés,

Parmi ces feuillages qui se balancent enivrées de nostalgie,

Quelque part attendant s’ancrer dans la lueur des bougies,

Troublée par le silence ému des jours qui s’enroche apeuré.

 

Sous le ciel tendre, mon étreinte s’enroule sans s’abîmer,

Ainsi elle s’abandonne aux filaments d’opale, riant de clarté,

Au-dessus de la cime ombragée cachant l’étoile emportée,

Là où point l’amour d’une autre vie, où enfin je peux t’aimer.

© Liz 18 juin 2013

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Aux regards éphémères


Aux regards éphémères

Aux regards éphémères

 

C’est aux pieds des songes que les mots ondulent,

Par delà du voile lumineux ou j’ai déployé mon âme,

Sous les nuages moelleux traçant la soie des trames,

L’aile du vent volète autour de la lisière et l’enroule.

 

L’émotion tombe feutrée à la naissance d’un serment,

Et l’aube accroche aux coins du ciel l’heure ensoleillée,

Espérant éclairer l’horizon auprès des orages éveillés,

A l’écoute des gouttes qui fleurissent dans un sourire.

 

Aux écumes des vagues susurrant l’errance du naufrage,

Avant que les frimas s’assoupissent aux creux des cimes,

L’ombre dentelée par les reflets de lune s’offre victime

Des silences, perdus dans le miroir de l’infini en sevrage.

 

Les matins vécus fourmillent dans leurs voyages éternels,

Pour affronter les torrents sombres qui flânent les nuits,   

Face aux regards fougueux qui se souviennent l’étoile éblouie,

Luisant éphémère, emportée au grès d’un aveu charnel.

©  Liz 03 mars 2013

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