Ce jour rouillé d’octobre


10421313_1141200295910126_5390411790676169329_n

Joyeux Anniversaire a … moi… 

Ce jour rouillé d’octobre

Ce jour rouillé d’octobre

 

Sous l’écorce du  jour, en attente, l’aube rose frétille,

Et les rayons frisés traînent leurs longs voiles vermeils,

Sur un ciel azur, étonné des frissons qui sommeillent,

Aux creux de l’antre entrouvert où le bonheur pétille.

 

La lumière glisse en petites rafales torrentielles,

Éclats ourlés de feuilles brumeuses, du vide affamé,

Qui fouillent mes ans dévêtus par les regards pâmés,

Cachés dans l’ombre éventrée des dunes éternelles.

 

Ton souvenir confus s’écoule comme sève sacrée,

Au clair-obscur de mon vivant nacré de faibles sons,

Jusqu’à la blanche fenêtre où l’émoi chute en tessons,   

A la saveur de ta bouche qui sur ma peau reste ancrée.

 

Ce jour rouillé d’octobre palpite sur ma poitrine,

Dans le baiser des mots qui est scellé à tes silences,

En fente fébrile, gage frêle qui signe et ensemence,

Dans tes yeux l’ivoire effeuillée par la grâce divine.

 

©  Liz

Nos chemins étroits


Nos chemins étroits

Nos chemins étroits

 

J’ai marché sur les tessons des matins infidèles,

 Au détour d’une ombre, bousculant la mémoire,

Perlée de larmes, frisée de promesses illusoires,

Au fond de la douleur qui secoue les rêves frêles.

 

Sans cesse, le silence creuse des vertiges blancs,

Lors l’œil dévore l’impétueux ressac des vagues,

Par son parfum, la rose enivre les collines dingues,

Et la nuée vibre son chant sur le velours des flancs.

 

Au-dessus des songes, un rayon blond et orphelin,

Étreint le chagrin, tisse les traces tordues des lunes,

Saignant son serment sur les toits, ce soir, a la brune,

En mille tisons, morsure cendré sur l’émoi baladin.

 

Sur le visage pâle, flagellé par les soupirs moites,

Le sourire se crispe, la gorge s’ombre de souffrance,

L’amour se brise sur les rocs qui percent la distance,

Ainsi, la courbe de l’horizon barre nos chemins étroits.

 

©  Liz

%d blogueurs aiment cette page :