Au chevet des cieux


Au chevet des cieux

Au chevet des cieux

 

Je sais des pensées vagabondes, de douceurs tissées,  

Aux lisières galbées, aux cieux cendrés de manques,

Gardant en leur sève l’ambre que les yeux flanquent,

Ailées aux creux des tempêtes secs, d’un rien froissées.

 

Seul le bruit fleurit dans la gorge des nuits fanées,

Ondulant vorace, fissurant l’ombre, perçant les rocs,

Gonflé par la morsure enfiévrée du sort, violent choc,

Qui renverse la lumière, pluie d’étoiles abandonnées.

 

Lors sur la voûte satinée descend la lune vénérée, 

Les astres fondent d’amour, papillonnant de charme,

Sur le tapis bleuâtre, mouillé d’un grand vacarme,

Devant l’autel où brûle l’encens des âmes libérées.

 

Sur la peau des silences naît la nouvelle aube dorée,

Lancinante, dans son lit duveteux, garni de perles fauves,

Au-dessus des troubles flagellants, du vertige qui se sauve, 

Offrant ses chants aux hanches des orées chavirées.

 

©  Liz

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