Sous les friselis des sortilèges


Sous les friselis des sortilèges

Sous les friselis des sortilèges

 

Dans un crépitement glisse la tristesse fatiguée,

Sur l’orée des regards, sur les chemins épuisés,

Où les cœurs songent a la tiédeur d’un nid apaisé,

Aux creux des mots, en délicates louanges liguées.

 

Le silence s’installe au fond des nuits satinées,  

Et au loin l’odeur des buissons ruisselle émietté,

Sous les friselis si légers des sortilèges frettés,

Lorsque la voûte tresse les étoiles prédestinées.

 

Soudain, parmi les gigantesques ombres égarées,

Au bas du ciel s’enguirlande l’écorce du désir répété,

Bercé par l’onde frêle, au gré des vœux crochetés,

À l’écart de vents glacés, d’obscures nuées effarées.

 

D’un mouvement lent bougent les heures oubliées,

Silencieusement, contre les infinis blancs, courbés,

Dans les vastes croisements des clapotis perturbés,

Qui pendulent dans le regarde telles des perles déliées.

 

© Liz

Aux tréfonds des étincelles


Aux tréfonds des étincelles

Aux tréfonds des étincelles

 

Nichée au béant vide, par la solitude abritée,

J’ai ancré les mots effacés aux mirages sablés,

Pour que l’abysse se pourpre de rêves comblés,

Murmurant l’écho au sein des vagues miroitées.

 

Au loin, un frémis pique l’air des aubes pleurées,

Quelques larmes sur ma main, sur le pas esseulé,

Et ton silence blotti dans le mien, ce temps trémulé,

Lors chaque pensée, d’un coup, se brise effleurée.

 

En harmonie, lentement, s’installe l’âme dérobée,

Dans le fragile sanctuaire des sentiments délaissés,

Assoupie sous l’hypnose des sortilèges angoissés,

Sur cette parcelle de vie étouffée, d’ombre enrobée.

 

Dans le tréfonds lointain des étincelles mêlées,

Mon cœur s’ébloui par l’évasion d’un souffle fardé,

D’un amour enneigé dont l’éclat des feux dardés,

Parfume l’immensité d’une symphonie emmiellée.

© Liz  23 janvier 2014

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