Dans mes yeux


Dans mes yeux

Dans mes yeux

 

D’un seul soupir je t’ai enfermé dans mes yeux,

Et doucement, sur les contours perlés des tissures,

Un frisson traverse les saisies de petites brisures,

Pour que ton amour palpite en mon rêve fabuleux.

 

J’ai décousu ton souvenir sur les rebords apaisés

De mon regard garni d’un diadème brodé d’étoiles,

Quand la nuit ouvre ses bras feutrés sur la fine toile,

Figeant les silences rythmés dans des accords aisés.

 

D’un second souffle je t’ai emporté au nid du feu,

Traversant les secondes liées aux heures noires,

Lorsque l’envie de toucher la vague prémonitoire,

Enfile les sillons du chemin avec un temps lumineux.

 

Puis, j’ai caressé le bruit des chuchotements froissés,

Portés par ton sourire au milieu des pâles ombres,

Tandis qu’a l’arrivé du soir l’âme s’enfuit sombre,

Auprès des nuages égarés, au fond de l’univers irisé.

 

© Liz

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Contre le feu du hasard


Quasars, as pictured here in this artist's concept, are bright, energetic regions around giant, active black holes in galactic centers. Although immensely powerful and visible across billions of light years, quasars are actually quite tiny, spanning a few

Contre le feu du hasard

 

Un vieux souvenir s’éveille, confus et faible,  

Au clair-obscur des aubes de nacre baignée,

Sur la toiture qui pleure, de rosée imprégnée,

Fouillant les bonheurs à peine perceptibles.

 

Paisiblement, sous le doux velours cramoisi,

Le matin s’empourpre d’une caresse aveuglette,

Palpitant au fond de son lit parsemé de violettes,

Où, le ciel muet joint le chaos des infinis choisis.

 

Dans l’éternel désordre, enraciné sur ses rebords,

Pend l’onde humide, telle une gerçure sombre,  

Sur les bras des lisières, aussi loin que les ombres,

Tissant mille sortilèges en ornement sur leurs abords.

 

La grâce s’enguirlande aux regards tremblants,

Unis d’un retour imprévu, ailés par des secousses,

À chaque pensée émiettée sur la bouche rousse, 

Contre le feu du hasard écoulé des doigts pétillants.

© Liz

Devant l’épais crépuscule


Devant l’épais crépuscule

Devant l’épais crépuscule

 

Aux draps souples du ciel le temps s’éveille,

Et la première lueur blafarde pique la nuée,

Sous l’écorce du jour l’ombre se niche, arquée,

Serpente, sans troubler les rêves qui veillent.

 

En vols lumineux, si près, les ors d’automne,

En pleurs de saules, odeurs rouges, vulnérables,  

Tombent tristes, une lente mort, indésirable,

Linceul sans sève, frileux, qui flotte monotone.

 

En sanglots muets, la grâce du lendemain pâlit,

Auprès des gerbes de jasmin fanées avec lenteur,

A l’heure du trépasse, l’âme grince de douleur,

Tandis que l’azur sombre fait des hauts toits son lit.

 

Égarée, une étrange pensée se tait sur mon front,

En éclatante parure, ébranlée en bancs de brume,

Tel un flambeau fragile qui fume, plein d’amertume,

Devant l’épais crépuscule brûlant sans aucun affront.

© Liz

Sous les vieux arceaux


Sous les vieux arceaux

Sous les vieux arceaux

 

Le soleil d’été brûle le frémis des matins clairs,

Au creux des silences, sur les feuilles argentées,

Parmi les heures qui glissent en mailles tricotées,

Vers l’horizon épais, hanté par la lueur des éclairs.

 

L’orage gronde parmi les murmures des arbres,

Et tombe en tourbillon sur leurs écorces tachées,  

Au-dessus des rêves éteints, des ombres archées,

Où quelques nuées s’électrisent en reflets d’ambre.

 

Sur le mur blanc les bruits émiettent un brin d’air,

La lumière en feu reluit en-haut de la colline clouée, 

Tandis que la fraîcheur berce l’onde a la fleur vouée,

Attendant qu’on la voile d’un azur en teintes de chair.

 

Le ciel se perle de clarté, traverse les arceaux sobres,

Penchés sur la sérénité, qui carillonne, abandonnée, 

Lors le jour crépite au fond d’une mélopée vermillonnée,

Au loin, enfin, l’aube pâle s’allonge dans l’œil sombre.

 

© Liz

Au-delà de mon parcours


Au-delà de mon parcours

Au-delà de mon parcours

 

J’ai tant cherché l’amour aux creux des peines,

Jusqu’a retracer mon chemin, sceller mon cœur,

Que j’avais oublié d’effeuiller les sourires cajoleurs,

Dès lorsque j’étais prête à revoir ma vie sereine.

 

J’ai tant voulu trouver l’émoi parmi les ombres,

Les empêcher noircir mon regard, mon bout de soleil,

Pour satiner mes rêves au milieu des matins vermeils, 

Quand la brise engloutit mes paupières sombres.    

 

J’ai tant désiré refaire le décor de mon histoire,

Dans le miroir du temps, dans l’œil de l’univers,

Tandis que ma lèvre chuchote le secret de mes vers,

Pensant à son battement rythmé, prémonitoire.

 

J’ai tant voulu esquisser mes frémis sur les joies,

Que mes doigts ont perdus leurs souffles mous,

Pendant que dans les entrailles du destin émoud,

Une larme s’écoule sur le rebord de son cocon de soie.

 

J’ai tant touché les souffrances, les absences,

Les instants d’autrefois, les désirs suspendus,

Que j’en ai cru revivre les pleurs, les jours éperdus,

Au-delà de mon parcours déplumé de clémence.

 

©  Liz

Horizon embrumé


Horizon embrumé

Horizon embrumé

 

Tandis qu’autour de moi ce n’est que tressaillement,

Mon âme s’égare vers le creux des landes dévalisées,

Là où le temps enlace l’abysse des blessures froissées,

Sous le reflet d’un destin damné par un chuchotement.

 

Ce n’est que la mémoire d’un triste regard abandonné.

D’ici là, l’aube égrène les chemins de pensées saignées,

Afin que la grâce peut rejoindre la tendresse éloignée,

En ce lieu perdu, où l’horizon soubresaute contorsionné.

 

Le souffle glacial des anciens flots s’égoutte silencieux,

En simples murmures creusés sur chaque pierre peinée,

 Quand nul ne sait comment effacer la brume enchaînée,

Qui obscurcit l’aurore, affolant l’étincelle à l’orée des cieux.

 

 Il est un chemin si sombre caché au fond de mon cœur,

Qui cherche sans cesse l’étincelle gémissant dans l’ombre, 

Frappant la porte du néant par l’écho retenu en chaque fibre

D’un bruit, d’un pas esseulé rêvant caresser encor le bonheur.

©  Liz 20 janvier 2013

Rêves naufragés


Rêves naufragés

Rêves naufragés

 

De tous ces chuchotis qui s’épanchent en rêves  gâchés,

Chaque mot s’envole à l’horizon de mes larmes muettes,

Quand l’aile du vent cueillit les lettres aliénées en pirouettes,   

Vers l’aurore, où d’un sourire bleu mon regard elle a taché.

 

C’est à la lisière des ans que le temps se noie doucement,

Quelque part sur les versants, cherchant une pause ombragée,

Où la tendresse s’ancre dans les plis des étreintes naufragées,

À l’écart des chimères, au long d’un chemin épiné discrètement.

 

J’en ai dans l’âme des silences qui butinent chaque désarroi,

Impossible songe à désirer au milieu des pensées accablées,

Par autant de tristesses déferlant sur des rivages sablées,

Là où l’aube endolorie déchire les draps ensommeillés d’émoi.

 

Aux creux de mes lèvres embuées par des murmures éteints,

Effluvent les maux, agonie désespérée des illusions agrippées

 Aux notes évincées, éparpillées dans une sombre mélopée,

Chant orageux, déchirement en plein hiver d’un cœur atteint. 

© Liz 12 janvier 2013

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