Horizon embrumé


Horizon embrumé

Horizon embrumé

 

Tandis qu’autour de moi ce n’est que tressaillement,

Mon âme s’égare vers le creux des landes dévalisées,

Là où le temps enlace l’abysse des blessures froissées,

Sous le reflet d’un destin damné par un chuchotement.

 

Ce n’est que la mémoire d’un triste regard abandonné.

D’ici là, l’aube égrène les chemins de pensées saignées,

Afin que la grâce peut rejoindre la tendresse éloignée,

En ce lieu perdu, où l’horizon soubresaute contorsionné.

 

Le souffle glacial des anciens flots s’égoutte silencieux,

En simples murmures creusés sur chaque pierre peinée,

 Quand nul ne sait comment effacer la brume enchaînée,

Qui obscurcit l’aurore, affolant l’étincelle à l’orée des cieux.

 

 Il est un chemin si sombre caché au fond de mon cœur,

Qui cherche sans cesse l’étincelle gémissant dans l’ombre, 

Frappant la porte du néant par l’écho retenu en chaque fibre

D’un bruit, d’un pas esseulé rêvant caresser encor le bonheur.

©  Liz 20 janvier 2013

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