Souvenirs sans rides


 

 

Souvenirs sans rides

 

 

Souvenirs sans rides

 

Dans le miroir du temps, dans les silences orphelins,

Dans l’éclat radieux, gémissant, des foudres violentes,

Les souvenirs s’allongent au fond des larges fentes,

Dans la poitrine, liaison du sort aux parchemins vélins.

 

Immobile, le passé meurt dans un dernier sanglot,

Et le cœur émietté s’éparpille vers l’écluse busquée,

Auprès de l’écho muet, coulant en odeurs arnaquées,

En pleurs, posant ses caresses en douceur d’angelot.

 

D’ivresse, la main erre sur le présent nu, vers le ciel,

Le regard brisé sème l’amour que le vent emporte,  

Parfois, au-delà de rêves, parmi les fleurs de myrtes,

Lorsqu’au jardin embaumé les pétales expirent du miel. 

 

Le soir, la nostalgie frémit et l’étoile pleur l’abandon,

Dans l’âme fardée, rutilant dans son empreinte blanche,

La sève brûle au parvis où la vie s’enchaîne des taches,

Elle ne tient que d’un seul souffle, tressé des chardons.

 

©  Liz

Au calice de l’âme


Au calice de l’âme

Au calice de l’âme

 

Il est des jours comme l’étreinte qui rougit à t’atteindre,

Gardant aux grains de la peau la saveur d’une nouvelle sève,

Au contour de tes lèvres qui hantent les heures brèves,

S’enroule l’émoi, sur le penchant des frémis à repeindre.

 

Il est des mots à réinventer, comme un regard de miel,

Quand je rêve de toi, a l’abri d’une douce mélancolie,

Sous les toits des doigts t’habiter, goutte nue de folie,

Sur les cendres brûlantes des silences qui tressent le ciel.

 

Il est des cris comme l’écorchure des éclairs jaillissants,

Lorsque le soupir du cœur s’envole aux plis des larmes,

A dévaler les chemins qui s’abreuvent au calice de l’âme,

Tamisant la poudre de carmin aux creux des bras apaisants.

 

Il est des nuits douces qui éclosent en cliquetis de cristal,

Des sillons dorés qui s’effilent sur les tuiles providentielles,

Où leurs voiles de parfum recouvrent l’ivresse torrentielle,

Entre les plus belles vagues qui envahissent l’instant fatal.

 

©  Liz

Miroir de l’âme


 

Miroir de l’âme

Miroir de l’âme

Miroir de toute une vie, miroir d’amour, d’amitié,

Tendresse du présent, peut-être espoir de demain,

Comme un cadeau tressé d’éternité, quel aubain,

Caresse des cieux, sacrifices mystérieux des initiés.

 

Sans un seul doute, aux moindres bruits d’étoiles,

L’âme est radieuse, ondulant son feuillage lumineux,

Chérissant les rêves, tanguant en émois floconneux,

Quand déverse, en trame de soie, à l’orée des toiles.

 

Ses larmes, frémissantes devant l’ondée matinale,

Se tissent en reflets dorés, effleurés par le soleil,

Qui plonge les teintes mordorées dans le vermeil,

Fontaine de jouvence qui épanouit la fleur automnale.

 

Exposée au hasard, éperdue dans l’encrier de sa sève,

Elle dresse les mots sous les voiles des chants volatils,

Où les baisers tressaillent, picorant dans l’œil subtil,

Lors la naissance d’une émotion devient béante trêve.

 

L’amour en éventail et la candeur mirée dans l’âme,

Les années évanouis dans la lenteur fardée de blanc,

Elle enchaîne la déchirure de ses saisons aux flancs,

Parmi les bruissements, gémissant sa douleur infâme.

© Liz 

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