Il pleuvait des sentiments


 

 

Il pleuvait des sentiments

 

Il pleuvait des sentiments

 

Au creux des paupières s’ébatte les songes brasés,

En silence, dépoussiérés, ils rejoignent les aurores,

Alors que le sombre s’effrite en miettes multicolores,

A aveugler les parcelles de la vie de bonheurs embrasés.

 

Au fond de la mémoire les mots s’ancrent chiffonnés,

Face au présent engouffré, par le temps, a l’âme saine,

Lors à la lueur du matin la rosée boit le ciel dans la main, 

Retombant sur les pétales égarés, dans l’œil abandonné.

 

Là haut, un nuage filtre le parfum des désirs dévisagés,

Au milieu, des cris, arrachés au trouble sablé d’émotion,

Voguent jusqu’à la cime ombragée où déferle l’adoration,

Roulant dans la passion, effleurant les frissons partagés.

 

Sous les vagues de l’oubli, au grès des frémis esquissés,

Tu y étais, comme une statue, dénudé d’une pensée, 

A l’orée des nuits passionnées, de frénésie encensées,

Quand chacune de mes fibres étreint les souvenirs plissés.  

 

Des sentiments s’éveillent derrière le regard embué,

Sans bruits, portés par le vent vers des routes drôles,

Pour qu’il ne reste plus qu’une coulée de perles folles,

Plongée dans les émois éteints devant mon cœur cloué.

 

©  Liz

Quand ne sonne plus l’heure


Quand ne sonne plus l’heure

Quand ne sonne plus l’heure

 

Si prés de regrets délivrés qui tombent effilochés,

Là-bas, aux bords des fosses embouées, écrasées,

Mon regard ombragé tache les heures empressées,   

Au-delà des saisies du temps qui déserte cloché.

 

De toutes les instants que mes doigts ont gravés,

Sur les soupirs muets de tes lèvres frissonnantes,

Là où la rosée n’est plus que larmes hallucinantes,

Ne reste que les murmures de mes songes délavés. 

 

Tout au long de ce chemin terré, la nuit se tisse,

Broderie d’étoiles, féerie d’une voûte éclatante,

Expirant dans un triste silence sa beauté envoûtante,

Pour fondre l’amour au roulis aliéné qui s’esquisse. 

 

Sur tous les recoins où mes mots se sont ancrés,

Je t’ai vu toi, dénoué, sous l’ondée des pensées,

Echo échoué aux creux de ma chair fracassée,

Comme un souffle agrippé aux méandres nacrés.  

 

Le noir des nuits cendrées empoisonne le destin,

Sur le désert de sentiments saignant les ténèbres,

Domptant les cris déferlés des oraisons funèbres, 

Lors la vie s’écoule, ne sonne plus l’heure du festin.

 

©  Liz 16 fevrier 2013

Si un jour…


Si un jour…

Si un jour…

 

Il y a eut ce regard qui se profilait sous les paupières,

Flottant en roulis, frôlant le silence d’un battement de cils,

Quand la dernière perle de bonheur sur un nuage se faufile,

Jeux en éventail des vagues, marée de caresses éphémères.

 

Au-dessus des abysses sinueux jaillit une brèche de lumière,

Dentelant le tremblement des bras d’un frêle ornement,

Au moment où la vie défroissée serpente son éloignement,

Voilant encore une fois les cimes qui tracent les frontières.

 

En murmure, les mots se trempent en teintes d’automne,

Arabesques qui vacillent dans la candeur des sentiments,

Seule la morsure du vent reste parmi les feuilles qui friment,

Avant de tomber, collées à la brume qui enterre leurs fantômes.

 

Viendra le jour lors le violon de l’âme va sangloter d’émotion,

Devant les souvenirs déchirés par le temps qui envahit l’être,

Avant même que l’ombre cache le tombeau des ancêtres,

Là où le zénith dérobe les destins aux plis des constellations.

 ©  Liz 11 fevrier 2013

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