Âme décryptée


Âme décryptée

Âme décryptée 

Puisqu’il faut bien partir vers le néant un jour,

Elle s’échoue loin des souffrances blanches,

Submergées par la sève amère des branches,

D’où éclaboussent les silences a l’aile d’autour.

 

Du haut de ces ailleurs, lors le vide enterre

Le temps sur les versants noirs des ténèbres,

La vieille aiguille grave l’ultime oraison funèbre,

Sur la peau écorchée par les erreurs qui errent.  

 

De toutes les hivers effrités en essaims froids,  

Tremblant parmi la fragilité des ombres égarées,

L’âme se voile par la foule de pensées effarées,

D’un gouffre noir, conservant leur sang-froid.

 

Au rythme de son cœur, témoin de son supplice,

Il ne reste que le fruit de sa vie, qu’elle a cru divine.

Tandis que les battements écrasent sa poitrine,

Sans aucun doute, l’amour n’est qu’un étrange caprice.

 

Perdue auprès d’un rêve, évitant le sort apeuré,

Dans ce flou inconnu, l’éclat, mis à nu, cherche la fin,

Frissonnant dans le sourire de cette sauvage savane,

Avant d’être consumé sur le chemin, où périt épuré. 

©  Liz  22 mars 2013

 

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