Dans un frisson


Dans un frisson

Dans un frisson

 

Lors les heures silencieuses tapissent le soir,

Une douce brise frôle les fleurs d’aubépine,

La nuit, calme, traverse les rideaux à crépine,

Tandis que l’éternel oubli traîne devant le miroir.

 

Le bruit sec des rumeurs foule le crépuscule,

Et l’ombre chuchote aux murs sa lourde peine,

Le ciel dérobe les secrets des lunes sereines,

Qui tombent en brindilles de rêves minuscules.

 

Bien loin, les lisières déferlent dans les abîmes,

Tandis qu’une perle berce le frisson, quelle joie,

L’émoi est là, fragile, entre ses draps de soie,

Aux méandres de l’infini il est confident intime.

 

Sur les toits, des voix, pareilles aux flots béants,

Quand dans sa robe de brocart l’étoile argentée,

Bouscule les vents frais et l’aube fragmentée

Par les ailes des anges qui tresse un collier géant.

© Liz

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