La fragrance de nos ivresses


La fragrance de nos ivresses

La fragrance de nos ivresses

 

Lors, avant de partir, sur ma lèvre tremblante,

Un paresseux friselis meurt creusant des émois,

Afin que le silence du regard oubli les désarrois,

Fixés près de la limite d’une tendresse accablante.

 

Au-delà des toits le ciel emperle sa parure,

Et l’horizon impatient rosit face à l’éclat ébloui,

Par l’ingénue beauté où se perd le chemin broui,

En écho sur la crête des roses et leurs cambrures.

 

Sous l’onde où s’esquisse mes violents foudres,

Trémulent les mots comme des voiles légers,

Au velours de tes yeux par mon cœur protégé,

Déposant dans un seul baiser l’amour en poudre.

 

Et les caresses de passage, o, douces promesses,

Refleurissent en bouquet sur les bruits alourdis,     

Saveur d’un bonheur qui tisonne en rires hardis,

Troublant la fragrance de nos lointaines ivresses.

 

© Liz

Exquise caresse


Exquise caresse

Exquise caresse

 

Aux confins de ta bouche mon cœur trémule,

Friselis de tendresse sur les étoiles et la lune,

Au-dessus du velours nacarat, ce soir, à la brune,

Calme, l’émoi des arpèges d’amour s’ondule.

 

Au silence des souvenirs mes mots bousculent,

Impatients, comme les rêves tissés de libellules,

Sur quelques foudres de mon âme funambule,

Lorsque ton regard se perd une larme me brûle.

 

Par l’écho dénudé tes rires doux s’enroulent,   

Exquise caresse sur les flots brisés des lagunes,    

Où, éblouie, se désaltère de toutes les fortunes,

Frissonnant, sur mon épaule orpheline, s’écroule.

 

Depuis les anciens ombres le bonheur pendule,

Vers l’horizon délacé par des ailes minuscules,

Au creux de l’attente, près des pupilles crédules, 

Dans mon cœur esseulé et mes bras qui fabulent.

 

© Liz

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