Sous les vieux arceaux


Sous les vieux arceaux

Sous les vieux arceaux

 

Le soleil d’été brûle le frémis des matins clairs,

Au creux des silences, sur les feuilles argentées,

Parmi les heures qui glissent en mailles tricotées,

Vers l’horizon épais, hanté par la lueur des éclairs.

 

L’orage gronde parmi les murmures des arbres,

Et tombe en tourbillon sur leurs écorces tachées,  

Au-dessus des rêves éteints, des ombres archées,

Où quelques nuées s’électrisent en reflets d’ambre.

 

Sur le mur blanc les bruits émiettent un brin d’air,

La lumière en feu reluit en-haut de la colline clouée, 

Tandis que la fraîcheur berce l’onde a la fleur vouée,

Attendant qu’on la voile d’un azur en teintes de chair.

 

Le ciel se perle de clarté, traverse les arceaux sobres,

Penchés sur la sérénité, qui carillonne, abandonnée, 

Lors le jour crépite au fond d’une mélopée vermillonnée,

Au loin, enfin, l’aube pâle s’allonge dans l’œil sombre.

 

© Liz

Comme une tempête


Comme une tempête

Comme une tempête

 

Lentement, le silence béant se pose tel un voile,

Sur les rebords de la nuit, caressant les étoiles,

Avec la douceur du songe gravé au fond des toiles,

Lorsqu’a l’orée des yeux endormis l’infini se dévoile.

 

L’émoi se glisse, doux velours au seuil du sommeil,

Et l’ingénue beauté, innocente, envahit les frontières,

Au-delà des empreintes esquissées en gerbières,

Vers les ailleurs, où les illusions recueillent le vermeil.

 

Lentement, les reflets filants aveuglent les instants,

Là-haut, dans ce labyrinthe d’étincelles troublantes,

Qui délie le cortège d’émotions, tempête envoûtante,

Sous la cadence des étreintes passionnées, hors du temps.

 

En ce lieu secret, l’amour a la main, au puits du sort,

Les clapotis s’harmonisent devant la brillante escorte,

Là, où le halo frôle les nuits collées aux vieilles portes,

Par des échos lascifs, torrent de sentiments battant fort.

 

©  Liz  17 janvier 2014

 

 

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