Dans les recoins du cœur


Dans les recoins du cœur

Dans les recoins du cœur

 

Au cadran du temps tes mains bordent mon ciel,

Lors le hasard, perdu, vadrouille sur ma demeure,

Rebelles, mes pas avancent frôlant les heures,

Pendouillant sur le sillage de mes frissons démentiels.

 

Au bord des paupières quelques filoches de rêves,

Brodées par mon souffle nu, virevoltées par la magie,

Avalant les courbures laquées, la moulure en élégie,

D’une nuit éventrée, encollée à l’instant qui s’achève.

 

Au bout des doigts, en feutre d’une caresse de cils,

Le cœur gémit, s’agenouille sur les pierres assoupies,

Tels des pétales en rivière de chair, agités, qui crient, 

A fouiller les pensées encochées sur les bras en exil.

 

Les jours peinés se plient dans les recoins du cœur,

L’oubli entame l’écorce de l’âme, écaille les prières, 

Ainsi, le remous des courants s’émiette à la frontière,

Et en silence, l’œil fait des tours de prestidigitateur.

 

©  Liz

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