L’instant d’une caresse de cils


L’instant d’une caresse de cils

L’instant d’une caresse de cils

 

Dans l’air frais, sous un confus rayon de lumière,

Flottent les feuilles fripées, arquées de torrents,

D’un cœur triste à faire pâlir les rêves qui errent,

Au creux d’un ciel poudré de délices éphémères.

 

La pensée perd ses contours, elle gémit paisible,

Quelques cris se plient dans l’écorchure de l’oubli,

Perçant les souvenirs englués, le temps affaibli,

À travers les bruits qui montent en plainte invisible.

 

Au bout des doigts, pour un instant, une prière,

Contre les frissons qui s’émiettent sur le front,

Qui traînent et se heurtent sans point d’affront,

Aux filets du rayon échoué sur l’herbe des clairières.

 

Léger, ton souffle lascif tache de sons mes lèvres,

Fouillant les encoches de l’âme, du corps secoué,

Par l’écume qui pendouille sur les désirs avoués,

Feutrant l’instant d’une caresse de cils, douceur ivre.

 

©  Liz

De mon âme a ton cœur


De mon âme a ton cœur

De mon âme a ton cœur

 

Je me souviens ces silences porteurs d’ombres,

Sous les murmures du vent, pâles et profonds,

Et mon cœur allongé parmi les songes  moribonds,

Dépouillés de leurs azur, tordues gerbes sombres.

 

Ainsi, sur l’âme où tremblent les astres de la nuit,

Entre la noirceur endormie et mon front lourd,

Jaillit ton sourire léger, doux frémis en chant sourd,

Petit souffle déposé comme une caresse alanguie.

 

 Sur le visage, des doigts déferlés dans une prière,

Lorsqu’a la longueur du jour le soleil boit l’orage,

Et les griffes des fantômes percent les naufrages,

Blanchissant les murs où scintille l’œil des clairières.

 

Je me souviens, j’ai mis ton cœur dans ma poitrine,

Alors, émerveillée, j’ai pris de ta main le rayon vernis,  

Où bourdonne le bonheur, suaves ferveurs bénis,

Au-delà duquel mon âme penche vers la grâce divine.

 

©  Liz 17 août 2013

Douceur sauvage


Douceur sauvage

 

Douceur sauvage

 

L’aube dort encore, la nuit émiette l’horizon,

Dévête l’étoile pliée aux coins de paupières,

Avant que le soleil cueillit le silence des prières,

Et que la terre dévoile son gracieux abandon.

 

La pâleur du jour enlace la soie d’un rayon fou,

Lors sur les courbes gonflées crépite la flamme,

La brise ensommeillée caresse les pierres calmes,

Qui se mirent dans l’œil des herbes, parfum doux.

 

Au loin, le regard troublé bouscule les mots,

Et la beauté marbrée s’égoutte dans la rosée,

Le désir glisse dans la corolle de sang arrosée,

Où l’éternel esquisse le mystère des flambeaux.

 

La pensée s’attarde à l’orée de nuages museaux,

Là où naît l’émotion d’une alliance entre contrées,

D’un frôlement chaud, d’une fleuraison feutrée,

Frissons en douceur sauvage à la pointe des yeux.

 

Dans leurs délires, les cieux jettent les sorts,

Caresses gourmandes, lèvres au goût cannelle,

Étreinte des corps, magie en notes charnelles,

Sous les draps brûlants qui cachent des trésors.

©  Liz  26 juillet 2013

Magie éveillée


Magie éveillée

Magie éveillée

 

Un frêle battement se pose sur les rebords des cieux,

Troublant l’horizon qui pleure ses perles dentelées.

En ces nuits froides blotties dans mon âme écartelée,

Il a fallu si peu pour peindre mes bras dans tes yeux.

 

Hier, j’ai suspendu le rêve abandonné au creux du lit,

Je ne saurais te dire, ȏ combien l’étreinte de ta bouche

A mis les pensées à nues sur ma peau, fièvre qui touche

Les paupières lourdes de désirs quand l’émoi tressaillit.  

 

Dans ce silence fragile qui tombe en gouttes inlassables,

 La beauté confuse s’écoule en bruissement des heures,

La magie se tait, brûlant d’une volupté vouée qui m’effleure

Devant le miroir du néant ombragé d’un baiser désirable.

 

Alors que l’Univers s’ancre aux flots d’un rayon étincelant,

Les frontières rouillées déferlent l’éternité qui s’évapore, 

Tandis que la frénésie du crépuscule rejoint la délicate aurore,

Les derniers embruns s’élèvent, l’infini  devient époustouflant.

©  Liz

%d blogueurs aiment cette page :