Larmes de cendre ourlées


Larmes de cendre ourlées

 

Larmes de cendre ourlées

 

Chaque lueur esquisse la trame des aurores éveillées,

Lors le cœur rebelle, mise à nu, en souffleur de rêves,

S’accroche, se serre, frôlant le bonheur qui s’achève,

Au creux de bras solitaires, d’une tendresse ensommeillée.

 

Mes yeux emboués se souviennent des cimes escarpées,

Des silences balayant leurs fragilités au fond des ravins,

Comme d’autant des pensées murmurées, chants divins,

Portés par les ailes du vent jusqu’aux lumières décrêpées.

  

A l’horizon, volent les frissons des clairières anéanties,

Et aux pieds de l’univers défile une filée a l’éclat ivoirin,

Devant les cieux étourdis par des éclairs pourprins,

Filtrant les rayons voilés par des nuances appesanties.

 

En écho, la passion roule aux bords de ma chair perlée,

Agrippée au gouffre de l’amour, aux sables mouvants,

Comme une cascade mouvementée d’un avenir émouvant,

Scellant aux fibres du temps mes larmes de cendre ourlées.

 

©  Liz

Repeindre la vie


Repeindre la vie

Repeindre la vie

 

Combien de fois j’ai vu les couleurs se lier entre elles,

Sous le souffle d’un renouveau qui éclairci le brouillard,

Mystérieux printemps effleurant le temps débrouillard, 

Éloignant les ombres pétrifiées par une tristesse mortelle.

 

Dans le chaos des voix crispées sous les toits éplorées,

Les souvenirs s’entremêlent à l’orée de nuages égarés,

Là où leurs traces séchées s’effacent devant l’éclat taré,  

D’une sorte de miroir miraculé, reflets d’une aube dorée.

 

Combien de fois j’ai repris la vie d’où je l’ai laissé, entière,

Tout y est, même le rire qui s’est figé aux creux de tes bras,

En cette nuit au parfum d’amour rivé sur le velours des pas,

Quand l’étincelle s’est posée en mon âme dénudée de poussière.  

 

Mon regard trébuche encore le bord d’un chemin en doute,

Et l’encre coule du ciel vers ce ravin éloigné de mes yeux brûlés,

Les dernières heures tremblent dans le baiser de sourires adulés,

Tandis que le vent emporte la brise vers un demain qui déboute.

 

Combien de fois j’ai pointé à l’horizon le sceau de ma prière,

Poursuivant la lumière intouchable au-delà de tous les nuages,

Lorsque de nouveau l’éternité rêve d’un retour en afflouage,

Apposant sa source sur les fissures incrustées à ma frontière.

 ©  Liz 17 janvier 2013

Comme un jour amoureux


Comme un jour amoureux

Comme un jour amoureux

 

Je sais des jours béants veillant sur la pensée troublée,

Guettant les ombres lascives sur les chemins des cieux,

Lors les aiguilles du temps percent de bonheur les yeux,

 Apposant le sceau de soie sur le ravin des lèvres comblées.

 

Par-dessus des toits, l’aube ruisselle la rosée sur la fleur,

Mille désirs noués sur les méandres d’un labyrinthe noyé,

Quand les mots se pointent à l’horizon des rires choyés,

Tout au loin, la brise semble souffler l’or sur les couleurs.

 

Dans ses fougues obstinées, le rêve se vêt de lumière,

Dompteur de tant de mystères sombres passant rebelles, 

Sous l’éclairage des ailleurs sans nuages, intemporels,

Là où, le chœur vaporeux de l’aurore berce les frontières.  

 

La paupière ensommeillée caresse cette voix lointaine,

Ondulant derrière les ténèbres qui s’échouent désemparé,

Vers les contours perlés d’éclat que l’âme émue a accaparé,

Dorénavant, la frénésie jaillit dans la fraîcheur des fontaines.

© Liz 28 decembre 2012

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