Poussière de pourpre


Poussière de pourpre

Poussière de pourpre

 

Un souffle nouveau affole la douceur des mots,

Qui surgisse, remuant sur les confins des lèvres

L’émotion, mise à nue, telle une dentelle d’orfèvre,

En ces nuits éveillées par la magie des angelots.

 

Lorsqu’à l’orée qui étreigne les désirs solitaires, 

Les derniers murmures frôlent la pensée égarée,

D’un seul cri, les bruits violents des ombres tarées,

Agrandissent le gouffre de l’oubli à coups volontaires.

 

Plongée sous l’écume des sentiments éternels, 

L’âme troublée saigne ses blessures embuées,

Sans pouvoir parvenir à la cime des envies vouées,

Où les songes s’esquissent en regards passionnels.

 

Quelques rayons effarouchés élancent le ciel, 

Leurs soupirs s’enroulent en poussière de pourpre,

Parmi les ondes qui ourlent les murailles propres,

Et au sein des lourdes fentes qui cache l’existentiel.

 

© Liz

Aux coups lents des cloches


Aux coups lents des cloches

Aux coups lents des cloches

 

Sous les fleurs du rosier teintées de pourpre,

Aux premiers rayons pende un arôme enivrant,

Envahissant les ombres du bocage exubérant,

Qui ourlent les branches lourdes à tout rompre.

 

Dans l’air doux, bercé par la brise suspendue,

Le calme agite les voiles sur l’onde de l’étang,

Lorsque la vague tinte, s’écoule dans mon sang,

Où un long silence chuchote sa plaie inattendue.

 

Le ciel empourpré frémit à la tiédeur de l’aube,

Et un soupir s’échappe près d’un gracieux nuage,

Au-dessus des lisières où passe le char des anges,

Se reflet le délicieux chaos des lumières courbes.

 

Là-bas, le regard s’abreuve aux creux des roches,

Loin des tourments, auprès d’un sortilège torpide,

Où saignent les songes, parmi les sillages insipides,

Sous l’horizon allumé aux coups lents des cloches.

© Liz

Le temps d’un rêve


2014

Bonne et hereuse annee!

Bonne année

Le temps d’un rêve

Le temps d’un rêve

 

Sur les rebords flambés de tes silencieuses nuits,

Je me suis endormie, fouillant tes rêves étoilés,

Lors a l’abri du temps, sur l’encre des mots voilés,

Se sont brisé les grains d’une tendresse épanouie.

 

Dans l’écho de ton rire éclatant en perles de rosée,

J’ai tricoté de mes doigts mousseux tant de vers,

Effeuillant la trace de tes pas errant dans l’univers,

Et le délire des souvenirs arrachés aux ferveurs osées.

 

Au pied de ta vie où se dentelle l’aube clandestine,

J’ai couru, soumise à la fatalité des secrets nacrés,

Aux ombres tièdes enroulées dans les mirages ocrés,

Aux fissures du cœur pourpré par la sève sonatine.

 

Dans les fentes grisées de ton ciel ouvert aux âmes,

J’ai mordu la lèvre du destin devant les dés batifolés,

Là-bas, où les roses se griffent d’un rouge affolé,

Et la brume oublie de se lever, obscurcissant la trame.

 

©  Liz  30 décembre 2013

Champagne_Holidays

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