Le soupir d’une étreinte


Le soupir d’une étreinte

Le soupir d’une étreinte

 

Ce soir, une goutte de lune rutile sur mon front,

Comme un petit joyau fragile, étincelle candide,

Parmi les empreintes qui tachent les nuits livides,  

Émiettée au creux des rêves, essuyant les affronts.

 

Au pied des aurores lasses, festonnées d’ambre,

Le silence grisé s’égare dans les eaux profondes,   

Glissant sur la blancheur des doigts, folie blonde,

Qui émeut avant de suivre les méandres sombres.

 

D’un dernier effort ma paupière dentelle le vide,

Au-dessus du ciel qui pâlit d’émoi sous son écorce,

Afin qu’au couchant les chuchotis se renforcent,

Sur les bouts de mon cœur greffés au désert aride.

 

Une brise parfumée se plie sur mon regard naïf,

Quand le hasard blotti ton ombre sur ma poitrine,

Contre ton souffle l’étreinte vibre sa corde divine,    

Agenouillée sur ma peau, soupir d’un débat émotif.

 

© Liz

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Ce jour rouillé d’octobre


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Joyeux Anniversaire a … moi… 

Ce jour rouillé d’octobre

Ce jour rouillé d’octobre

 

Sous l’écorce du  jour, en attente, l’aube rose frétille,

Et les rayons frisés traînent leurs longs voiles vermeils,

Sur un ciel azur, étonné des frissons qui sommeillent,

Aux creux de l’antre entrouvert où le bonheur pétille.

 

La lumière glisse en petites rafales torrentielles,

Éclats ourlés de feuilles brumeuses, du vide affamé,

Qui fouillent mes ans dévêtus par les regards pâmés,

Cachés dans l’ombre éventrée des dunes éternelles.

 

Ton souvenir confus s’écoule comme sève sacrée,

Au clair-obscur de mon vivant nacré de faibles sons,

Jusqu’à la blanche fenêtre où l’émoi chute en tessons,   

A la saveur de ta bouche qui sur ma peau reste ancrée.

 

Ce jour rouillé d’octobre palpite sur ma poitrine,

Dans le baiser des mots qui est scellé à tes silences,

En fente fébrile, gage frêle qui signe et ensemence,

Dans tes yeux l’ivoire effeuillée par la grâce divine.

 

©  Liz

Souvenirs sans rides


 

 

Souvenirs sans rides

 

 

Souvenirs sans rides

 

Dans le miroir du temps, dans les silences orphelins,

Dans l’éclat radieux, gémissant, des foudres violentes,

Les souvenirs s’allongent au fond des larges fentes,

Dans la poitrine, liaison du sort aux parchemins vélins.

 

Immobile, le passé meurt dans un dernier sanglot,

Et le cœur émietté s’éparpille vers l’écluse busquée,

Auprès de l’écho muet, coulant en odeurs arnaquées,

En pleurs, posant ses caresses en douceur d’angelot.

 

D’ivresse, la main erre sur le présent nu, vers le ciel,

Le regard brisé sème l’amour que le vent emporte,  

Parfois, au-delà de rêves, parmi les fleurs de myrtes,

Lorsqu’au jardin embaumé les pétales expirent du miel. 

 

Le soir, la nostalgie frémit et l’étoile pleur l’abandon,

Dans l’âme fardée, rutilant dans son empreinte blanche,

La sève brûle au parvis où la vie s’enchaîne des taches,

Elle ne tient que d’un seul souffle, tressé des chardons.

 

©  Liz

De mon âme a ton cœur


De mon âme a ton cœur

De mon âme a ton cœur

 

Je me souviens ces silences porteurs d’ombres,

Sous les murmures du vent, pâles et profonds,

Et mon cœur allongé parmi les songes  moribonds,

Dépouillés de leurs azur, tordues gerbes sombres.

 

Ainsi, sur l’âme où tremblent les astres de la nuit,

Entre la noirceur endormie et mon front lourd,

Jaillit ton sourire léger, doux frémis en chant sourd,

Petit souffle déposé comme une caresse alanguie.

 

 Sur le visage, des doigts déferlés dans une prière,

Lorsqu’a la longueur du jour le soleil boit l’orage,

Et les griffes des fantômes percent les naufrages,

Blanchissant les murs où scintille l’œil des clairières.

 

Je me souviens, j’ai mis ton cœur dans ma poitrine,

Alors, émerveillée, j’ai pris de ta main le rayon vernis,  

Où bourdonne le bonheur, suaves ferveurs bénis,

Au-delà duquel mon âme penche vers la grâce divine.

 

©  Liz 17 août 2013

Suspendue au chaos


Suspendue au chaos

 

Suspendue au chaos

 

Sur le visage muet, palpite l’âme en pleur,

Posée comme des pétales, escorte funèbre, 

Douleur plongée au cœur plein de ténèbres,

Frissonnant son dernier souffle trembleur.

 

Au fond d’elle, les rêves expirent leurs chants,

Et l’aile du vent saigne en ombres de dentelle,

Le silence tendu de chaque pierre immortelle,

Devient chaos, sombres réverbères qui hantent. 

   

Sur le chemin tortueux, tourmenté de malheur,

La nuit se meurt, désespérée, dans sa noirceur,

Hissant de sa parure l’étoile, froide demeure,

Où les serments se revêtent d’un faux bonheur.

 

Si lourd sur la poitrine, le poids voltige affolé

Entre les froissures et l’envie de sentir ta main,

Vivre, accrochée à ta peau, bonté souveraine,

Parmi les fantômes grimpant a mon cou étiolé.

 

©  Liz 03 août 2013 

Au ventre du vent


Au ventre du vent

Au ventre du vent

 

Entre les bras du ciel la nuée s’endort bercée,

Dévêtant les horizons qui luisent dans les yeux,

Quand le crépuscule vernit les songes heureux,

Soupirant vers l’au-delà de mon âme délacée.

 

Souffle coupé, le vent s’éloigne de mes peines,

Brise noyée dans le miroitement du souvenir,

S’évaporant devant les volets clos de l’avenir,

Où ton visage rieur dévore mes nuits sereines.

 

À l’ombre, l’abysse est délavé par la tristesse,

Lorsque le vent orphelin porteur de mirages,

Amasse les cris lourds qui brûlent les virages,

Écrasant dans son ventre les traces de faiblesse.

 

A la portée de l’abime creusé dans la poitrine,

Où retentisse l’écho sec, écrasé dans l’œil abattu,

L’émoi des mots s’ancre dans la chair du cœur nu,

Comme un fruit miellé par une bouche pourprine.

 

©  Liz 09 juin 2013

 

Âme décryptée


Âme décryptée

Âme décryptée 

Puisqu’il faut bien partir vers le néant un jour,

Elle s’échoue loin des souffrances blanches,

Submergées par la sève amère des branches,

D’où éclaboussent les silences a l’aile d’autour.

 

Du haut de ces ailleurs, lors le vide enterre

Le temps sur les versants noirs des ténèbres,

La vieille aiguille grave l’ultime oraison funèbre,

Sur la peau écorchée par les erreurs qui errent.  

 

De toutes les hivers effrités en essaims froids,  

Tremblant parmi la fragilité des ombres égarées,

L’âme se voile par la foule de pensées effarées,

D’un gouffre noir, conservant leur sang-froid.

 

Au rythme de son cœur, témoin de son supplice,

Il ne reste que le fruit de sa vie, qu’elle a cru divine.

Tandis que les battements écrasent sa poitrine,

Sans aucun doute, l’amour n’est qu’un étrange caprice.

 

Perdue auprès d’un rêve, évitant le sort apeuré,

Dans ce flou inconnu, l’éclat, mis à nu, cherche la fin,

Frissonnant dans le sourire de cette sauvage savane,

Avant d’être consumé sur le chemin, où périt épuré. 

©  Liz  22 mars 2013

 

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