L’âme, telle une larme


L’âme, telle une larme

L’âme, telle une larme

 

Abandonnée, au bord du songe, dans sa corolle,

Pétales en collier d’argent, un bijou inestimable,

Façonné à l’art délicat d’un orfèvre incomparable,       

L’âme, à fleur de larmes, voltige au gré des paroles.

 

Voilée, face au temps, par le néant des années,

Par-delà de mots aliénés qui divaguent dans l’air,

Sur les fils raccommodés, vibrant dans les éthers,

A l’affût de ses rêves, infimes perles enrubannées.

 

Figée, en silence, dans l’obscur de braises éteintes,

Aux serments imparfaits vêtus de frissons secrets, 

Elle est mirage auréolé traversant les cieux muets,

Aux confins des éclats galopant en douces étreintes.

 

Parmi le vacarme de la voûte elle a cru voir ta route,

Tandis qu’au loin les étoiles se sont crucifiées à l’éternel,   

Son émoi crépite fiévreux sous les pierres de l’autel,

Car la voie est longue jusqu’à toi lors l’envie froufroute.

©  Liz  31 décembre 2013

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