Contre le feu du hasard


Quasars, as pictured here in this artist's concept, are bright, energetic regions around giant, active black holes in galactic centers. Although immensely powerful and visible across billions of light years, quasars are actually quite tiny, spanning a few

Contre le feu du hasard

 

Un vieux souvenir s’éveille, confus et faible,  

Au clair-obscur des aubes de nacre baignée,

Sur la toiture qui pleure, de rosée imprégnée,

Fouillant les bonheurs à peine perceptibles.

 

Paisiblement, sous le doux velours cramoisi,

Le matin s’empourpre d’une caresse aveuglette,

Palpitant au fond de son lit parsemé de violettes,

Où, le ciel muet joint le chaos des infinis choisis.

 

Dans l’éternel désordre, enraciné sur ses rebords,

Pend l’onde humide, telle une gerçure sombre,  

Sur les bras des lisières, aussi loin que les ombres,

Tissant mille sortilèges en ornement sur leurs abords.

 

La grâce s’enguirlande aux regards tremblants,

Unis d’un retour imprévu, ailés par des secousses,

À chaque pensée émiettée sur la bouche rousse, 

Contre le feu du hasard écoulé des doigts pétillants.

© Liz

Il pleuvait des sentiments


 

 

Il pleuvait des sentiments

 

Il pleuvait des sentiments

 

Au creux des paupières s’ébatte les songes brasés,

En silence, dépoussiérés, ils rejoignent les aurores,

Alors que le sombre s’effrite en miettes multicolores,

A aveugler les parcelles de la vie de bonheurs embrasés.

 

Au fond de la mémoire les mots s’ancrent chiffonnés,

Face au présent engouffré, par le temps, a l’âme saine,

Lors à la lueur du matin la rosée boit le ciel dans la main, 

Retombant sur les pétales égarés, dans l’œil abandonné.

 

Là haut, un nuage filtre le parfum des désirs dévisagés,

Au milieu, des cris, arrachés au trouble sablé d’émotion,

Voguent jusqu’à la cime ombragée où déferle l’adoration,

Roulant dans la passion, effleurant les frissons partagés.

 

Sous les vagues de l’oubli, au grès des frémis esquissés,

Tu y étais, comme une statue, dénudé d’une pensée, 

A l’orée des nuits passionnées, de frénésie encensées,

Quand chacune de mes fibres étreint les souvenirs plissés.  

 

Des sentiments s’éveillent derrière le regard embué,

Sans bruits, portés par le vent vers des routes drôles,

Pour qu’il ne reste plus qu’une coulée de perles folles,

Plongée dans les émois éteints devant mon cœur cloué.

 

©  Liz

Fleur éphémère


Fleur éphémère

 

Fleur éphémère

 

La pensée s’échoue dans les profonds murmures du cœur,

Au grès du silence où l’agonie des mots fait des caracoles,

Tel l’écho qui se noie au sable, tel le chuchotis des lucioles,

Sur le désert des sentiments, dans les maux des draps rêveurs.

 

Dans l’abysse affolé s’agrippe les affres d’un amour perdu,

Quand au pied trépidant du temps fane la fleur éphémère,

Sous la brise penchée en secret sur les rives des chimères,  

Pour que les larmes brûlent les blessures d’un destin tordu.

 

Une mélodie éloignée vient envahir les anciens sanglots,

Comme une cascade, bourdonnant ses fuites éperdues,

D’un avenir mordoré, d’une dernière romance ardue,

Fardée de teintes délicates qui valsent, blanchies de flots.

 

Le regard, blotti au ciel, avale une bouffée de printemps,

L’émotion berce le soupir qui s’épanouit sur les lèvres,  

Tandis que l’âme s’envole vers l’émoi qui donne la fièvre,

Au milieu des flammes dévoilées a tes yeux longtemps.

 

©  Liz

Dessine-moi l’espoir


Dessine-moi l’espoir

Dessine-moi l’espoir

Dessine-moi l’effluve d’un bonheur charmant,

Effleure mon visage par ses gammes de beauté,

Quand mon âme irradie cet amour plein de loyauté,

Suspendu à ton cœur, fidèle aveu en or ancrant.

 

Donne-moi ta main, caresse mon rêve qui frémit,

Efface mes larmes enroulées aux coins des lèvres,

Que je puisse t’éblouir, scellée en perle d’orfèvre,

Au milieu des nuits réveillées par ton bruit inédit.

 

Prête-moi ta vue lors les affres du présent m’enterre,

Comme autant des mots égarés en sombres pensées,

Entassés dans l’inquiétude de ma faiblesse insensée,

Jusqu’à oublier le jour d’après, malheur qui m’atterre.

 

Dessine-moi tes mots, esquisse mon abri douceur,

Ôtant la peur au fond d’un avenir parsemé d’affection,

Plongé sous le regard submergé par quelques illusions,

Troublant le sourire où déferle un chant éternel si pur.

 

Donne-moi ton plus beau souvenir, a jamais le graver

Sous ma tempe, tant je voudrai atteindre son sublime,

Quand ton souffle s’imprègne à la lisière des cimes,

Où je serai sauvée par cette grâce venue m’enjoliver.

Et… dis-moi, pourquoi la nuit éclate en mille frissons,

Éprise sous l’ondée des silences troublés d’émotions,

Voguant au gré des yeux qui s’adonnent à la dévotion,

Telles les flammes du soleil levant sur les ardents tisons.

 

Dessine-moi l’espoir, roulis aux fils des jours à venir,

Broderie tissée sur les rebords de cette vie inconsolée,

Pulsant dans un accord triste, tendresse déboussolée,

Craignant que la douleur soit la seul damnation à obtenir.

 

©  Liz 08 janvier 2013

Comme un jour amoureux


Comme un jour amoureux

Comme un jour amoureux

 

Je sais des jours béants veillant sur la pensée troublée,

Guettant les ombres lascives sur les chemins des cieux,

Lors les aiguilles du temps percent de bonheur les yeux,

 Apposant le sceau de soie sur le ravin des lèvres comblées.

 

Par-dessus des toits, l’aube ruisselle la rosée sur la fleur,

Mille désirs noués sur les méandres d’un labyrinthe noyé,

Quand les mots se pointent à l’horizon des rires choyés,

Tout au loin, la brise semble souffler l’or sur les couleurs.

 

Dans ses fougues obstinées, le rêve se vêt de lumière,

Dompteur de tant de mystères sombres passant rebelles, 

Sous l’éclairage des ailleurs sans nuages, intemporels,

Là où, le chœur vaporeux de l’aurore berce les frontières.  

 

La paupière ensommeillée caresse cette voix lointaine,

Ondulant derrière les ténèbres qui s’échouent désemparé,

Vers les contours perlés d’éclat que l’âme émue a accaparé,

Dorénavant, la frénésie jaillit dans la fraîcheur des fontaines.

© Liz 28 decembre 2012

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