Le temps d’un silence


Le temps d’un silence

Le temps d’un silence

 

Tout près de moi, soupirant son ultime désir,

Le silence s’agrippe aux invisibles turbulences,

Rythmé à l’odeur pure, envoûtante truculence,

Plongée dans le vertige charnu d’un fou plaisir.

 

Mes bras se voilent par les effluves suspendus,

A la croisée des mots, au roulis d’une nuit étoilée,

Sous l’assiège des vagues apeurées, désentoilées,

Pour fondre les soupirs de tes rêves inattendus.

 

Aux bords de tes paupières mon corps s’échoue,

Et le temps ruisselle sur ma paume vide d’histoire,

En s’émerveillant des avalanches prémonitoires,

Lorsque les dés jetés percent l’infini qui se dénoue.

 

Silencieuse, j’invite la magie et ses mystères,

Quand le cœur s’égrène dans les flaques de lune,

Et les battements ensorcellent le vide des dunes,

Juste le temps d’un silence que j’ai laissé derrière.

 

©  Liz

Quand le calme sonne l’alarme


Quand le calme sonne l’alarme

Quand le calme sonne l’alarme

 

Les yeux courbés par les chagrins te cherchent,

Au pied du ciel où brillent les gouttes de rosée,

Sous l’onde des émotions qui se pâme névrosée,

Au coin des lèvres où les tristesses s’écorchent.

 

Les sifflements du vent refroidissent le front crispé,

Et le visage s’attendri par l’éclat muet des larmes,

Quand le calme de l’ancienne blessure sonne l’alarme,

Échos perdus qui tressaillent sur les murs jaspés.

 

Au creux du brouillard ton bras ondule mon rêve,

Lorsque le hasard sourit aux heures d’ambre ourlées,  

Devant les silhouettes qui défilent en grappes perlées,

Avant que, près de toi, les pages du sort s’achèvent.

 

Les jours s’effilent sous les pas du temps débâillonné,

Le cœur frétille, s’abandonne aux chants des lucioles,

Aux toits des aubes, le souffle s’enroule en notes de viole,

Filées aux creux des paumes parmi des mots papillonnés.

©  Liz 26 decembre 2013

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