Amore, amore


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A toutes les femmes qui savent rêver, heureuse journée

Amore, amore

Amore, amore

 

Le regard vagabonde au cœur des silences inertes,

Accroché aux abîmes creusés par la rosée passante,

Dans l’embrasure de l’azur à attraper la vague béante,

Qui déroule la mémoire pour se river à ce lieu désert.

 

Le hasard galope au long des chemins obéissants,

La douleur se brise, de tes mains renaît la passion,

Dans la rumeur endossée coule la sève de la fusion,

Jusqu’aux profondes plissures d’un désir envahissant.

 

Le jour file et la brume perle la sciure des nuages,

Encollée sur les cieux torrentiels à dévaler les lagunes,

Fontaine jaillissante, eau vive que je remets à la lune,

Où j’accroche mon rêve duvet, O, frêle adoucissage.

 

Le fil de ta vie tricote la mienne, coulé de nos destins,

Aux veines des lendemains, des frémis sans lois,

Quand le cœur piétine et le ventre fredonne ta voix,

Amore, c’est a toi que je pense, c’est toi mon festin.

 

©  Liz

Vertige des paupières


Vertige des paupières

Vertige des paupières

 

Sous mes paupières mi-closes le rêve se pose,

Ribambelle de vagues qui frôle la peau, l’auréole,

Vertiges qui s’enfuient en insomnies bénévoles,  

Aux lignes de ma paume où le bonheur captif éclose.

 

Tel le murmure des chutes qui saigne leur espoir,

L’âme errante s’agrippe aux avalanches éternelles,

Dans un silence tumultueux au centre des prunelles,

Quand la nuée atteint les bornes de l’aérien couloir.

 

En flammes dévorantes l’infini crépite ses vœux,

Aux milles charmes dévoilés par l’aube désirée,

Soupirant en passions embrassées, rafales mirées

Dans les reflets vermeils qui descendent en feux.

 

Devant les bises du matin mon cœur t’effleure,

Et le souffle d’un baiser incendie la poussière,

Drapant de soie et d’or l’éclat ingénu des tanières,

Tandis que le regard éveille les draps qui pleurent.

 

©  Liz  15 janvier 2014

La porte du bonheur


La porte du bonheur

La porte du bonheur

 

Un petit chemin doré, une aube étrangère,

Et soudant mon regard se perd langoureux,

Vers cette porte bleue qui attire mes yeux,

Des murmures, douce mélodie, brise légère.

 

Si seulement tu savais mon ardeur fragile,

Drapant ce passage en rayons majestueux,

Lorsque sous le vent, en roulis fougueux,

La beauté sauvage se pétris en statue d’argile.

 

A l’orée de nos destins, comme une bluette,

Joue dans l’iris perlé d’un soleil amoureux,

Tombant en gouttes d’or sous les pas des cieux,

Saisissant le ballet d’un orage en douleur muette.

 

J’ai marché sur le sillage tracé par la nuée,

Nouvel horizon à la surface voilée, sans noueux,

Réduisant la douceur en souvenir de nous deux,

Sur nos lèvres lourdes d’une passion renouée.  

©  Liz  mars 2012

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