Désirs atterrés


Désirs atterrés

Désirs atterrés

 

Il y a eu ce temps, griffé par le ricochet des cris brisés,

Qui entaille au fond de moi tous ces absences inutiles,

Jusqu’aux cieux froissés cherchant la lumière immobile,

Entortillant mon âme par l’éclat éploré d’un avenir irisé.

 

Il y a eu ce parfum, chuchotant sur les abords voûtés,

Inondant la trace du passé, le creux des nuits fragiles,

Filtrant le manque de toi a l’orée des ténèbres volatiles,

Alors que les frôlements effritent les émois veloutés.

 

Il y a eu ce regard étincelant, ancré en mots ajourés,

Pour un instant aveuglant la voix des aurores fébriles,

Aux gouffres trop étroits éteignant leurs cendres dociles,

Tandis qu’au bonheur, un aveu il a doucement murmuré.

 

Il y a eu cet amour, au sein d’un vieux chemin enterré,

Des jours teintés d’illusions devant les impasses futiles,

Où l’erreur déferle sous l’ondée d’une douleur hostile,

Et l’oubli fissure la tendresse au grès des désirs atterrés.

 

©  Liz

 

Là-bas, chez nous…


Là-bas, chez nous…

Là-bas, chez nous…

 

Ton sourire s’esquisse au sommet des silences,

Douceur ensorcelant les abysses des fontaines,

Source d’eau vive d’où jaillit la bonté souveraine,

Portée par les fibres obstruées de mon existence.

 

Les vents ont marqués le passage du temps perdu,

Sous nos pas enlacés par des chimères oubliées,

Qui tonnent de si haut pour guider l’étoile dépliée,

Là-bas, sur notre toit, toujours aussi beau et si ardu.

 

En ce lieu, les mots consumés caressent mes bras,

Rien n’a changé, l’azur soupir l’éveil qui nous délivre,

Dis, te rappelles-tu encore le parfum de mes lèvres 

Lors les murmures tissent ton arrivé au cœur des draps ?

 

Mon âme filtre les éclairs et rejoint le crépuscule,

Regards ancrés aux roulis d’une nuit veloutée,  

Envoûtement d’un songe qui fonde en folie fruitée,

Telle une merveille devant l’amour qui se bouscule.

© Liz 25 decembre 2012

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