Ton souffle, telle une empreinte


Ton souffle, telle une empreinte

Ton souffle, telle une empreinte

 

Un souffle pointillé se noue en papillon et frôle ma joue,

Légère brise frisant la peau, blancheur coiffée des anges,

Lors au milieu des rêves glisse, dans un sommeil étrange,

Le silence d’un décor muet, flottant vers des lisières floues.

 

Les lettres planent, éperdues,  aux confins de ma solitude,

Les mots se détachent, gisant sous le brasier en chagrin,

Comme avant, prisonnière d’un frémissement pérégrin,

Je sème désirs aux pieds des cieux, tremblant de béatitude.

 

Les pas cendreux des murs sursautent sans nostalgie,

Quand l’horizon pourpré d’étoiles s’enroule chaviré,

La grâce sourit dans mon regard chargé de pétales cirés,

Sous ton écorce mouillée de sève qui boit toute la magie.

 

Là-haut, auprès de voiles, la lune pâle se tache d’ombre,   

Lentement, l’instant devient témoin de nos corps éthérés,

Et ton empreinte, à l’abri du vide, crie en sons acérés,

Foudroyant mon âme, figée dans le néant éteint, sombre.

©  Liz  04 mai 2013

%d blogueurs aiment cette page :