Par-devant de ta route…


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Par-devant de ta route…

Par-devant de ta route…

 

En ce jour sans pareil, gorgé de bonheur, je passe,

Près de ton cœur, sans bruits, invisible silhouette,

Suspendue dans un petit coin bleu de ton oreillette,

Juste le temps de démêler mes mots qui s’entassent.

 

Je passe, en ricochet fébrile, en souffle qui signe,

D’un battement de cils, d’une perle sur ta bouche,

Comme lettre d’encrage en bout de ligne farouche,

Avant qu’il ne soit déjà trop tard mes vers s’alignent.

 

En souffle qui signe, je passe, parfum effervescent,

Au pied de l’aurore, sur le chemin doré des coupelles,

Loger tes paupières, perler le fond de tes prunelles,

Où mon cœur se perd dans un abandon opalescent.

 

En parfum effervescent, en frémis qui borde le ciel,

Par-devant de ta route, je passe, coup de hasard, d’envie,

Feuilleter les chuchotis, le reste d’ombres poursuivies,

Secouant l’écume des heures, dénouant l’essentiel.

 

En frémis qui borde le ciel, en courbures de tendre,

Je passe, en gage d’amitié, te gâter de mille brassées,

Savourant le nid des silences de nos voix embrassées,

Habiter l’azur des regards qui s’enfilent, idyllique cadre.

 

En courbures de tendre, je passe, en vœu émissaire,

En ce jour, lors ton rire se tresse en gouttes des joies,

Je passe chez toi, accrocher sur ton fil paillettes de soie,

Et du bout des doigts te souffler un joyeux anniversaire.

 

 

©  Liz

Dans la torpeur des jours


Dans la torpeur des jours

Dans la torpeur des jours

 

Des rafales de perles secouent les cloches du ciel,

Et le vent se sauve devant l’aube envahissante,

Sur les toits du silence piétine la rosée jaillissante,

Parure qui frétille à la lisière sous les rayons de miel.

 

L’éclat d’opale, en paillettes, cotonne les matins,

Au fond des draps, le regard respire la rose nichée,

Au creux de ta paume. Frissons à la peau accrochée,

Lors le baiser s’enroule dans le bonheur argentin.

 

Le cœur s’abandon, mon souffle baigne tes songes,

Sur ce chemin qui coule en moi, brûlant mes joues,

Quand le temps tamise l’heure cerné qui s’échoue,

Précipitée, au calice d’une caresse de cils, je plonge.

 

A la douceur des jours, l’azur accroche nos sourires,

Sur les doigts, le soleil éclose en poudre torrentielle,

L’horizon se plie et tricote des soieries démentielles,

Dans l’éternité qui fredonne ta voix, mon âme se mire.

 

©   Liz  07 octobre 2013

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