Nos chemins étroits


Nos chemins étroits

Nos chemins étroits

 

J’ai marché sur les tessons des matins infidèles,

 Au détour d’une ombre, bousculant la mémoire,

Perlée de larmes, frisée de promesses illusoires,

Au fond de la douleur qui secoue les rêves frêles.

 

Sans cesse, le silence creuse des vertiges blancs,

Lors l’œil dévore l’impétueux ressac des vagues,

Par son parfum, la rose enivre les collines dingues,

Et la nuée vibre son chant sur le velours des flancs.

 

Au-dessus des songes, un rayon blond et orphelin,

Étreint le chagrin, tisse les traces tordues des lunes,

Saignant son serment sur les toits, ce soir, a la brune,

En mille tisons, morsure cendré sur l’émoi baladin.

 

Sur le visage pâle, flagellé par les soupirs moites,

Le sourire se crispe, la gorge s’ombre de souffrance,

L’amour se brise sur les rocs qui percent la distance,

Ainsi, la courbe de l’horizon barre nos chemins étroits.

 

©  Liz

Vertige muet d’un sortilège


Vertige muet d’un sortilège

Vertige muet d’un sortilège

 

Sur la route embrouillée de son destin profané,

Le regard cherche impuissant l’étincelle fracassée

Par un vent impétueux, incendiant l’aube tracassée,

Lorsqu’à l’heure du départ, l’orée coule son or fané.

 

Juste le temps d’un silence et la nuée dévore le bleu, 

Bouleversée par la cambrure envoûtante de la mer,

Nuances voilées, odeurs brûlées au bord d’une prière,

Avant que le soleil attristé part veiller d’autres enfeus.

 

Vers l’horizon, si loin, dans une étreinte l’ennui pâlit,

Chute murmuré, éclats d’ombres agonissant la nuit,

Larmes qui s’enlacent, tristesse fragilisée, sans bruits,

D’une ondée diaphane, voguant sur ce qu’on n’a pas dit.

 

D’un vœu, l’étoile filante a osé guérir les sortilèges,

Qui tanguent sous les paupières d’une lune émiettée,

Crispée d’effroi, évanouie sous les écumes fouettées,

Déluge où meurent les rêves orphelins, triste sacrilège.

© Liz 26 decembre 2012

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