Au cœur de l’éveil


Au cœur de l’éveil

Au cœur de l’éveil

 

Lorsque l’aube éveillée glisse sa robe purpurine,

Sur les versants sereins mûrissent ses feux gracieux,

Les berges des cieux jointent ce chaos lumineux,

Mêlant les vapeurs dans leurs coupoles azurines.

 

Les teintes vives du matin scintillent immaculées, 

Sur le rebord des vallons tel un souffle caressant,

Au seuil du feuillage, quel spectacle attendrissant,

Quand chaque silence approche l’ondine esseulée.  

 

Sous l’ombrage des pensées, une voix cristalline,

Respire, lentement, la flamme muette du soleil radieux,

Source sacrée qui perce l’âme d’un air mélodieux,

Sensible aux louanges entonnées en notes sibyllines.

 

Comme autrefois, ta main se penche assoiffée,

Sur mon front troublé par les vents étourdissants,

Dans l’herbe, où l’écho s’emmitoufle languissant,

Confuse, elle s’accroupie auprès de l’auréole étoffée.

 

© Liz

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